Bangkok, une des villes les plus célèbres d’Asie, réputée pour sa démesure a toutes échelles, sera une étape avant notre passage pour le Cambodge.
Encore faut-il y arriver, car une fois de plus nous voilà embarqués dans le train, pour une douzaine d’heures. (A la fin du trajet on ne pensait qu’à manger du maquereau 😉 ) Plus confortable que son voisin Birman, c’est l’occasion de passer la journée à trier les photos et travailler, tout en admirant le paysage qui défile, jusqu’au magnifique coucher de soleil.
Ça doit être la 4e fois que l’on passe à Bangkok et c’est toujours la même chose: une escale de très courte durée… Cette fois-ci nous sommes prêts, notre plan de visite est fait mais … le roi en aura décidé autrement … en effet notre seul jour de visite tombe pile le jour du couronnement de sa nouvelle reine. D’où le fait que les Thaï portent un t-shirt jaune, la couleur de Rama X. Du coup impossible de visiter le Palais Royal et les temples aux alentours. Par contre, à défaut de visites, nous verrons vu le roi rentrer dans son palais et une haie d’honneur de plusieurs centaines de militaires.
Heureusement tout n’est pas fermé pour cette occasion et on pourra visiter le splendide temple Wat Pho avec le plus grand Buddha allongé du pays et ses tableaux muraux gigantesques.
On en profitera aussi pour se balader dans le marché aux fleurs. D’ailleurs désolé Amsterdam mais Bangkok a mis la barre bien plus haute, ici on ne parle pas d’une rue mais d’un énorme marché couvert où tout le monde s’affaire.
Les 40°C de la ville nous étouffe un peu, alors comme à Chiang Mai, le musée national est un excellent moyen de se rafraichir ! Le thème du musée: qu’est-ce qui est Thaï, et qu’est-ce qui ne l’est pas ? Très intéressant, nous voyons que le pays tire sa culture d’un melting pot réussi. Et en plus de ça, nous y retrouvons notre fidèle BoutChoun dit Momo pour les intimes, il se prête au jeu du selfie, décidément ce Momo n’en finira pas de nous surprendre !
Dans la soirée on profite d’un Mai Thaï cocktail au sommet d’un rooftop afin d’avoir une idée plus précise de la dimension de la ville. Ben c’est confirmé, Bangkok est immense ! C’est le moment de faire une petite photo “9 ans après “! Alors on a vieilli ou pas ?
Pour finir en beauté cette visite de la ville, on s’octroie une balade gourmande dans Chinatown pour déguster la fameuse street food de Bangkok. Rien à dire, la cuisine Thaï vaut vraiment le détour. D’ailleurs on pense faire un post illustrant nos trouvailles culinaires, vous en pensez quoi?
Voilà, la Thaïlande c’est déjà fini, on embarque à bord du Mékong Express Bus pour quelques 7h de route. C’est parti pour découvrir la beauté cambodgienne !
Nous voici de retour à Chiang Mai, qui sera notre point de chute pour plusieurs jours.
La fatigue se fait sentir, je ne sais pas si tout est la faute de cette chaleur accablante qui nous suit depuis maintenant 3 semaines. Je pense que nous arrivons aussi à un moment du voyage où on sent la différence entre le voyage de vacances et le voyage road trip sur plusieurs mois. La planification se fait un peu plus au dernier moment et on entre dans les nouveaux pays/villes sans même avoir potassé le Lonely Planet ou les blogs sur internet, ce qui est impensable pour nous si on part en vacances un week-end ou plusieurs semaines dans un pays.
De plus il faut avouer que nos premières semaines n’ont pas été de tout repos, entre les projets avec les ONG et le rythme de visites qu’on s’impose il est temps pour nous de faire une pause. On prendra donc le temps de se poser dans des cafés, lire nos livres, répondre aux e-mails, massages, écrire nos articles et surtout profiter de la piscine de notre magnifique guesthouse décorée façon Thaï, dont la gérante est une vraie piplette !
Pour les Amstellodamois : Voici en photo la fameuse soupe Tom Kha au lait de noix de coco que l’on vous a cuisiné avant notre départ 😉On a pensé à vous en la dégustant !
Chiang Mai est une ville agréable, elle nous donne une impression de déjà-vu qui doit s’expliquer par la présence de 7 Eleven (l’équivalent de carrefour city) dans toutes les rues comme nous avions connu pendant notre séjour à Taïwan. C’est aussi une grande ville très bien développée et mine de rien ça fait aussi plaisir de retrouver une ville où on peut trouver un peu tout ce qu’on veut. Dont un labo photo pour développer la première pellicule de Laura, assurant ainsi la qualité de son argentique. (Note de Laura : J’ai peu de photos de Chiang Mai à vous montrer, car j’ai utilisé mon argentique pendant quelques jours, et la pellicule n’est toujours pas développée. Les photos arriveront donc plus tard!)
Une fois de plus, armés d’un scooter nous avons pu visiter la ville et ses alentours librement.
Nous avons vu tellement de temples en Birmanie, qu’une fois en Thaïlande nous n’en visitons pas beaucoup. Néanmoins, quelques incontournables nous ont montré que le style Thaï est l’un des plus remarquables :
Notamment le Silver Temple, entièrement fait de plaques d’argent gravées “en renversé”. Superbe !
Nous partons aussi en virée à Doi Suthep, une montagne à côté de la ville où se trouve un grand site bouddhique. Le but était d’y monter pour le coucher du soleil mais nous avons un peu sous estimé le temps de route et sur-estimé le GPS. Nous y voilà pendant la nuit, où une atmosphère vraiment paisible règne, entre les clochettes sonnant au vent et les personnes qui méditent.
Le lendemain, nous partons à la découverte de l’artisanat local, vraiment fourni : Ombrelles en papier, soieries, céramique Céladon ( pour le plus grand bonheur de Laura), les ateliers peuvent être visités, et nous découvrons une technique qui nous impressionne. Tout est fait à la main, toutes ces personnes ont un talent et un savoir-faire qui pourrait rivaliser haut la main avec les plus grands artistes occidentaux. Mais aussi avec une productivité qui semble un peu excessive en regardant leurs stocks interminables !
Quasiment 9 ans plus tard nous voici de retour en Thaïlande !
Après les îles du sud nous voici décidé à découvrir le nord du pays qui est tout autant touristique mais beaucoup plus authentique, quoique Koh Lanta reste un des endroits des plus sauvages de Thaïlande que l’on ai visité.
Après une très courte durée à Chiang Mai (où nous retournerons plus tard) nous voilà dans un eco-lodge en bordure de rivière, dans la montagne de Doi Inthanon, perdus dans la jungle.
Le décor est magnifique, un pont suspendu permet de traverser la rivière et de rejoindre les bungalows en bambou le tout dans un jardin sauvage. Mais ce qui rend ce décor encore plus insolite est la présence d’éléphants en liberté sur le site!
6 éléphants et 1 éléphanteau sont présents (on apprendra plus tard qu’une nouvelle naissance est prévue dans quelques mois), les voir se balader, se baigner dans la rivière nous rend un peu gaga, comme des gosses. Ils sont si imposants, majestueux et si sereins. Un vrai plaisir que Laura ne saura quitter du regard.
Il est important de savoir qu’il n’existe plus d’éléphants sauvages en Thaïlande, ils ont tous étaient soumis par l’homme afin d’effectuer des travaux pénibles et pour satisfaire les touristes dans les cirques où plus communément des treks. Le plus souvent dans de terribles conditions et mal traités. Honteux!
Heureusement de plus en plus de sites, dont notre eco-lodge qui était précurseur dans la région, enlèvent ces éléphants des cirques ou propriétaires malveillants pour leur apporter une vie plus heureuse.
A défaut de place pour des nuits supplémentaires dans cet eco-lodge mais aussi du fait d’un confort spartiate nous nous dirigeons vers un autre eco-lodge a seulement 10min de la rivière.
Le Karen Eco-lodge est totalement différent mais tout autant intéressant. Ici, pas d’éléphants mais un site entouré de champs, un potager et d’animaux de ferme. Les gérants ont choisi de quitter Bangkok pour ouvrir cet eco-lodge il y a plus de 10ans et même si les débuts ont été difficiles, aujourd’hui c’est un pari réussi.
Les propriétaires super sympas sont amoureux de la France et parlent très bien français. On se souviendra de notre dernière soirée qui en plus d’un repas traditionnel sera suivi d’un spectacle de danse des filles du village Karen (nom des tribus locales) avoisinant. La danse est vraiment envoûtante, une délicatesse et une grasse unique.
La suite de la soirée sera arrosée, en effet le patron content d’avoir des Français passera le reste de la nuit à nous faire déguster ses différentes liqueurs, à l’exception de son trésor : une liqueur de scorpion et cobra.
Au cours de ce séjour nous avons fait plusieurs activités :
Un tour de la ferme pour apprendre le travail dans une plantation de riz, découvrir légumes thaïlandais et enfin nourrir les animaux. Ce sera d’ailleurs le début d’une histoire d’amour entre Laura et un jeune bœuf appelé Bout Choun, une romance de 3 jours pendant laquelle elle l’aura nourri, gratté, et promené en laisse!
Une randonnée dans la montagne et la forêt environnante à travers des temples perdus d’une beauté rarissime: des temples en bois où le moindre mm2 est sculpté dans un style Thaï. Puis le clou de la randonnée, une petite cascade avec piscine naturelle où nous aurions pu rester la journée entière tellement cette fraîcheur était agréable. Un havre de paix entouré de la jungle thaïlandaise.
Une descente de la rivière en canoe bamboo, mais qu’est ce que c’est? Tout simplement 8 bambous attachés à plat qui forment un radeau de fortune sur lequel 3 personnes, dont le guide, montent pour sillonner la rivière. Un moment très calme qui permet d’apprécier le paysage et la vie en bordure de rivière.
Avant de traverser la frontière terrestre pour la Thaïlande nous décidons de faire une halte de 4 nuits dans le village de Hpa An.
Hpa An est un tout nouveau décor et pour continuer nos analogies cinématographiques ici on a l’impression que Steven Spielberg va surgir d’un buisson pour tourner un nouveau Jurassic Park! L’horizon est formé de montagnes invraisemblables, style gros monolithes au milieu de plaines où de jungles.
Les grottes, pour un peu de fraicheur
Au cours de ces 3 jours rien de mieux pour visiter en toute liberté que de se procurer un scooter. La liste des choses à faire est longue, notamment pour les randonnées. Malheureusement les 38°C dès 9h du matin nous limiteront aux sites les plus simples d’accès car il est impossible pour nous d’envisager une randonnée de plus de 30 minutes…
Mais pas de regrets, cette région est tout aussi réputée pour ses gigantesques caves bouddhiques (grottes), de quoi nous apporter un peu de fraîcheur ! Nous en avons visité plusieurs dont la fameuse Cave de Saddar qui est longue de plusieurs kilomètres, le petit plus de cette cave est que l’on peut sortir par une autre entrée côté lac pour terminer la boucle en bateau.
Nos grottes françaises n’ont rien à leur envier, car ici il y a très peu de cathédrales de stalactites et stalagmites. Néanmoins ces grottes n’en restent pas moins impressionnantes, ici c’est leur transformation en lieu de culte qui les rend incroyables : les murs sont sculptés, des milliers de Buddhas et autres divinités sont exposées comme si nous étions dans une galerie.
Kyaut Kalap, la pagode perchée
Pour illustrer le côté monolithe rien de tel que la pagode Kyaut Kalap qui défie la gravité du haut d’un bloc de calcaire. Kyaut Kalap est un lieu de contemplation où il fait bon se reposer, absolument magnifique. Nous avons tellement aimé que nous y sommes d’ailleurs allés 3 fois…!
Contempler et se reposer ? C’est sans compter sur notre côté star victim…complètement épuisé et exténué par la chaleur je décide de m’abriter dans le temple, je m’allonge pour faire une micro sieste (ce que tout les locaux faisaient) et là, un Birman me prend la main, me lève, me positionne avec Laura devant la balustrade, prend son enfant et … wait for it … prend un selfie !
Bouuuuuddhisme, le revers de la médaille
Il est 15h et nous décidons de nous diriger vers la cave aux chauves-souris. La route est magnifique, on arrive à l’entrée où 2 moines sont assis paisiblement et nous demandent de payer les 4$ de frais d’entrée pour la grotte. On marche, on remarque une porte cadenassée donc on continue notre chemin qui s’avère grimper énormément via des échelles et se termine sur un cul de sac : une pagode au sommet d’un pic avec une belle vue sur la rivière. Je me tourne vers Laura et lui dit “on a certainement loupé cette grotte”. On redescend, nada, rien sur la route qui pourrait être l’entrée d’une grotte. On retourne donc voir nos moines à l’entrée qui soudainement ne parlent plus anglais et on leur demande où est l’entrée. Ils se mettent à rire et nous miment que le site ouvrent à 18h quand les chauves-souris s’échappent de la cave. Ils ne pouvaient bien évidemment pas nous renseigner avant que l’on paie les droits d’entrée…
Je ne pensais pas un jour me faire arnaquer par des moines. Faisons une petite aparté, notre premier voyage en à Taïwan nous avait fait découvrir le bouddhisme qui, plus qu’une religion, s’apparente à un art de vivre. Les temples, prières, moines nous avez impressionnés. Hors depuis notre arrivée en Birmanie cette vision à beaucoup changé, ici on retrouve des personnes qui sont dès leurs plus jeunes âges “orientés” vers le bouddhisme. Toutes ces belles valeurs et l’atmosphère que nous avons rencontrées dans d’autres pays est beaucoup visible en Birmanie, il est d’ailleurs commun de rencontrer un moine qui se prend en selfie avec son smartphone, qui fume ou qui boit.
Parenthèse terminée, Hpa An était notre dernière escale avant la Thaïlande. Hpa An est vraiment une petite pépite de la Birmanie, plus authentique, plus riche de décors, nous avons vraiment aimé notre séjour et c’est un peu avec la boule au ventre que nous prenons le bus.
Le passage vers la Thailande
Le lendemain matin, nous prenons une sorte de taxi-van qui nous emmène à la frontière avec quelques locaux. Une fois au poste de frontière, c’est un peu le bordel, il y a du monde ! Mais rien de bien compliqué, on passe par un premier guichet pour le tampon de la douane birmane, puis on traverse un grand pont, le pont de l’Amitié, (la frontière est délimitée par une rivière) pour arriver au guichet Thaï.
Le plus difficile aura été de trouver où prendre le bus pour Chiang Mai, car là encore nous arrivons pendant un jour férié. A l’arrêt, nous rencontrons un groupe de 3 françaises avec qui nous discutons d’un peu de tout: voyages, films, photo.. Après une petite heure et une bonne assiette de riz, nous voici en route pour le Siam !
Bon vous avez lu le titre et donc vous savez déjà que je vais parler d’Inle Lake, mais pour ceux qui ne connaissent pas laissez moi vous décrire le lieu: un lac immense entouré de montagnes où cohabitent jardins flottants, pêcheurs et villages sur pilotis.
Un décor magnifique qui nous a souvent été recommandé et où nous avons choisi de poser nos sacs à dos pour plusieurs jours. Après un trek sous un soleil de plomb on a besoin de se reposer et pour se faire rien de tel qu’un superbe ecolodge (the viewpoint) pour retrouver des points de vie de façon responsable.
L’ecolodge a part ailleurs ravivé notre volonté d’ouvrir notre propre concept d’ecolodge, et les idées ont fusé en commençant par la piscine. Il faut dire que celle de l’hôtel est originale : une sorte de ballon d’eau dans un étang!
Notre séjour n’a pas été que farniente au bord de la piscine et pas de tout repos non plus car nous sommes arrivés en plein festival de l’eau. Oui, on enchaine les festivals après Holi au Népal. Le festival de l’eau c’est quoi? 5 jours de congés pour tout le pays pour célébrer la nouvelle année Birmane. Et pendant ces 5 jours tout le monde se jette des seaux d’eau, fait la fête, chante, danse, … une bonne ambiance mais pas vraiment reposante.
On en a aussi profité pour faire nos touristes à la découverte de toutes les pépites d’Inle Lake:
1) Les marchés de jour comme de nuit, un labyrinthe de petites ruelles où l’on peut trouver tout et n’importe quoi. Petites ruelles pas seulement parce qu’elles sont étroites mais aussi parce qu’elles sont couvertes de bâches à hauteur de Birmans, donc pas de Thomas…j’ai eu l’impression d’être Casimodo faisant son marché. Les marchés sont aussi toujours une expérience culinaire grâce à la fameuse street food qu’on retrouve partout en Asie.
On retrouvera Marlene et Edouard (les français rencontrés à Kalaw) pour une soirée très sympa sur le night market où on testera plusieurs nouveautés culinaires.
2) Une excursion en bateau traditionnel pour découvrir le lac et l’artisanat local. De loin une de nos meilleures journées, mais aussi la plus chargée. Notre guide nous a fait découvrir son lac tout en évitant les attrapes-touristes en nous emmenant à de petits ateliers où nous rencontrons :
Des rouleurs de cigares, franchement n’étant pas fumeurs rien d’impressionnant, surtout après avoir visité les plantations et fabriques de cigares à Cuba.
Un atelier qui travaille la fibre de lotus, d’ailleurs j’étais surpris de voir qu’on peut faire du tissu à base de lotus. Il suffit de casser la tige et de torsader la fibre interne pour en faire du fil!
Des sculpteurs d’argent qui donnent vie à des objets fabuleux après de subtils coups de marteau.
Les femmes au long cou, un peu déconcertant car on sait qu’il s’agit d’une vieille coutume de la tribu locale mais on ne peut s’empêcher d’avoir mal pour elles. La tradition impose aux femmes de porter des colliers d’or dès l’âge de 9 ans.
Photo prise spécialement pour Linda 😉
Une petite escale dans les jardins flottants où des plants de tomates poussent sur des petits parterres flottants grâce à l’abondance d’algues/plantes flottantes de type nénuphar. On a même marché dessus et c’est comme marcher sur un flubber. (Car tout le monde a déjà marché sur un flubber, pas vrai ?)
Pour finir nous nous sommes rapprochés des fameux pêcheurs du lac. Une vraie prestation du Cirque du Soleil, ils pêchent tout en équilibre sur la pointe de leur bateau et plus impressionnant ils naviguent avec une rame tenue par leur jambe.
3) Un peu bloqués par le festival de l’eau, il nous reste un endroit que l’on souhaitait visiter: Indein.
Indein est un site recouvert de vieilles stupas mais pas dans le style de Bagan car ici on a l’impression que le concept architectural était d’avoir un maximum de petites stupas au mètre carré. Le lieu proche de la rivière vaut le détour et beaucoup de stupas ont été rénovées avec à leur pointe une sorte de petite ombrelle remplie de clochettes ce qui rend le lieu encore plus magique à chaque brise de vent.
Animal de naissance pour Laura : Un homme-oiseau !
Animal de naissance pour Thomas : un cochon d’Inde !
Nous réaliserons trop tard que la montagne environnante produit du très bon vin mais à défaut de visiter les domaines viticoles nous auront goûté le vin dans un des restaurants de la ville.
Inle Lake c’est déjà fini et demain direction Yangon avec 30h de train.
Imagine a lantern which helps children going to school, a lantern which increase the school attendance rate! Impossible? Signify thought outside the box and made it possible.
After a 2 days trip by car and train from Udaipur we are now in Uttar Pradesh region, and more precisely in a very small village named Kamela. We are going to visit a public school where Signify and Dharma Life made the impossible possible thanks to the lighting library idea.
The lighting library
One issue that several NGOs are trying to solve is the access to education for every children. Dharma Life and Signify found out that school attendance in rural areas is really low and those villages face huge electricity issues.
They teamed up with the idea to give solar lanterns to the village’s students during 1 month allowing them to bring light at home. However, the solar panel is on the roof of the school and therefore children have to come back to school to plug lanterns. This is really a smart concept to encourage parents to let their children going to school in exchange for light at home!
Shivang, our contact at Dharma Life, gave us some explanations during our journey to the village: 40 solar lamps have been provided to the school in December 2018 and one Dharma Life Entrepreneur, Antima, is physically on site to manage this project.
The lanterns, in charge powered by a solar panel on the rooftop.
Interview of the school director
Kids were not informed about our visit so when we arrived they all left their classes to welcome us, they were really happy to see us and it was a shared feelings.
The students, after class
We had a first interview with the director Antim. She is teacher for 20 years in this school and has 298 students.
The main issue she is facing is the attendance rate, today it’s 70% but during the harvesting season it drops to 30%. For most parents their children are actually workforce helping in fields whereas going to school is pointless.
“Finally a NGO coming to this village”
Antim even shared with us a video where you see teachers going to the field where parents and children are working, it turned almost to fight because parents are not willing to let their kids going to school. I can understand the complexity of their daily life and who am I to blame them, but education is the only way to give a chance to those kids, to allow them to have choice in their future. I wish I could have a magic stick to make that point obvious to everyone.
When Dharma Life came to visit Antim, she thought : “finally a NGO coming to this village”. Indeed in those last miles schools even if the government tries to support, it’s often inappropriate, they for instance received computers but don’t have electricity to power them. Therefore NGOs such as Dharma Life make the difference and come with suitable actions.
When the lighting library has been proposed to Antim she was really inspired and after 4 months she already sees the benefits: 15% more attendance, including students who never came before.
Antim is convinced the lighting library has a good leverage and she curious to see results after more additional months.
What is it to be Dharma Life Entrepreneur? Antima told us everything
Antima is the Dharma Life Entrepreneur running the lighting library. She’s from this village, has a bachelor and wants to become teacher in primary school.
Thanks to Dharma Life she really stepped out of her routine and got confidence in herself, she has led activities she never thought about before such as the lighting library or a cooking festival.
Her family knows how the village is isolated and therefore they highly support Antima for being a Dharma Life member and helping the village. It also helped her to be recognized and trusted in the village.
She was initially doubtful about the lighting library, not about the benefits because as she said “this is obvious” but more about her role and the set up. Now, everything is clear: every day she’s at school to give and register the 40 students who will have the lantern during 1 month. Then every month a new batch of students will experience the lantern.
The lighting library
Lanterns in charge in the library
The solar panel on the rooftop to charge the lanterns.
Leading the lighting library is not the only task, she’s also a sale representative and her ambition is to sell solar lanterns to get sustainable revenue. This is again about empowerment of woman to help Antima to create an impact with local economy.
As a future teacher helping children is important for her and thanks to this project she can directly act in their wellbeing. She recalls going to the neighbors looking for light in order to study for her exams and she would have loved to have such lanterns during the exams season.
Back to school !
After those interviews we couldn’t wait more to visit the classes. It has been hours in the school without any children interactions so thanks to Shivang for the translation we could visit the classes and discuss in plenary sessions with students.
It was 2 classes of roughly 40 students, they all stood up when we entered the class to say hello – it reminded my College classes when someone came to visit us except this time I was the person visiting – and then they all seated on the floor with notebooks in their hands.
They all have already received the solar lanterns for one month and they were really happy, one by one they stood up to share their experiences:
You know what we say: the truth comes from children’s mouth. All those stories made us again realised how light can change life for those children and their families.
Several children told us their parents changed their minds about school and 5 of them have even bought a lantern.
Finally we ask them who likes going to school? Guess what happened? They all raised their hands in less than a second!
The lighting libraryinaction
4pm time for the delivery of the solar lamps to the 40 children. We assisted to the distribution done by Antima. Kids well aligned waiting to be called to sign the register and to grab one lantern.
In less than 20min it was done and they all went home with the exception of couple of ones who stayed to play the national game in India : cricket!
Night tour in the village
The sunset is coming and therefore we decided to stay longer in the village to visit families who have received the lanterns.
People started to notice that foreigners are in the streets and one guy asked to Antima what we are doing. She explained the project and share the product, within a minute 10 persons were surrounding us, some of them arguing the benefits of the products, some other saying their kids had it from school, … then Shivang stepped in and helped Antima in her sales pitch, it was really a nice moment for us, we couldn’t understand a word of the discussion but the visual was self explaining. At the end the initial guy who questioned Antima convinced one of his friend to buy the lamp! Shivang told us later that we might have influenced a bit because having foreigners visiting the village means the product must be very good quality.
Around 6pm, the village was in the dark, no light at all except in 2 or 3 corners where solar street lights have been installed. So we walked in the dark looking for light points.
On our way we met a group of people who were discussing together using kerosene lamps, I can tell you that we stayed there for about 10min and I started to get nauseous with the smoke coming out of those lanterns. I remembered that kid who told us it’s “dirty”, indeed I couldn’t stay one night with such a lamp next to me and I don’t want to know the healthy impacts.
We then met 2 families where the kids were using the lamps for studying. All the kids from the house and even from the neighborhood were seated around the source of light reading out loud their books.
In some other houses we found the lamp used for cooking. Definitely light brings life in those houses and it was so fruitful to experience it with several families.
This mark really the end of the day, we still have 1h to get back to our guesthouse. This project shows again how small actions can bring hope to so many people. Here we have those children who can go to school, who can bring light at home and being encouraged by their parents, we have those families who understand how education of their children might pull up the whole family, we have those families who discover a reliable way to have light at home, we have Antima who is getting one step closer to her dream to become teacher but also empowered by the community and able to start a sustainable business.
We wish all the best to those persons and a big thank you and thumb up to Shivang with Dharma Life, they’re doing an amazing job!
Par où commencer… Bagan est une ancienne cité qui a pour caractéristique d’avoir la plus forte densité de temples boudhistes au monde, dont la plupart sont du 11-12ème siècle. Tout est dans le titre il y a plus de 2800 temples sur 42 km2! Le nom ne vous parle peut-être pas et pourtant c’est LA carte postale de la Birmanie: un levé de soleil avec des montgolfières survolant de somptueux temples.
Pour moi Bagan était dans notre to-do list depuis plusieurs années, je pense quasi depuis 10 ans, je me souviens encore d’une émission TV parlant de l’ouverture de la Birmanie aux touristes avec des vues de Bagan qui m’ont tout de suite donné l’envie de visiter le pays. Contrairement à beaucoup de personnes que nous avons rencontrées, ce n’est pas Pekin Express qui nous a motivé.
Nous sommes restés 3 nuits à Bagan, ce qui nous a vraiment permis d’explorer cette cité en appréciant ses différentes facettes et le moins qu’on puisse dire c’est que ces 4 jours ont été intenses.
Que de chaleur !
La première chose est quelle chaleur!!! On savait que nous n’avions pas choisi la meilleure période pour visiter la Birmanie mais je ne pensais pas souffrir autant de la chaleur, je pense qu’Amsterdam commence à changer mon métabolisme, 40°C dans l’après midi. Petite pensée à Milena et Loïc: Cuba c’était frais à côté! Heureusement notre hôtel avait une piscine, une vraie petite oasis ce qui doit certainement le nom à l’hôtel! Pour la première fois Laura m’entendait la supplier pour aller à la piscine. Un vrai plaisir de 13 à 16h, le must c’est qu’elle était fraîche, enfin j’imagine qu’elle devait être à 30°C mais bon c’était quasi comme rentrer dans une eau de rivière avec la différence de température.
Indiana Jones à la recherche de la pagode perdue !
La première attraction de Bagan est bien évidemment de visiter les pagodes, stupas et autres temples éparpillés dans de grandes plaines arides. Tout le monde veut absolument voir ce spectacle magnifique qui est le lever et coucher de soleil sur tous ces temples.
Beaucoup de choses ont changé ces dernières années suite au tourisme qui s’intensifie, par exemple il est désormais interdit de monter sur les pagodes à la recherche du meilleur point de vue et des bûtes de terres ont fait leur apparition où des centaines de touristes se tassent pour faire LA photo. Au moins le gouvernement fait quelque chose pour préserver ce trésor déjà bien endommagé notamment par plusieurs séismes dans la région.
Étant sur Bagan pendant la saison basse nous n’avons pas vraiment été dérangés par ce tourisme de masse. D’ailleurs la plupart des restaurants étaient vides. Mais histoire de vivre l’aventure jusqu’au bout, nous avons loué un e-scooter (écologie oblige) pour se perdre dans les chemins de sable et trouver le temple où il n’y a personne avec une superbe vue et faire la visite de l’intérieur à la frontale tel Indiana Jones à la recherche d’un trésor. Je vous promets qu’on s’y croyait d’ailleurs on avez toujours la musique du film en tête. C’était vraiment super et notre petit endroit secret restera secret 🙂
Ces aventures n’étaient pas de tout repos car déjà il fallait bien évidemment se lever à 5h tous les matins pour le lever de soleil mais surtout faire un maximum de off road histoire de trouver la perle rare ce qui nous a causé enlisement dans le sable, ou encore la perte de la béquille du scooter qu’il aura fallut réparer avec l’élastique à cheveux de Laura, le tout sous un soleil de plomb où même le vent est chaud.
Balloooooon !
Quoi de mieux qu’un tour en montgolfière pour continuer l’expérience Indiana Jones et surtout bénéficier d’une vue d’ensemble sur ces magnifiques temples. Une première pour moi et je vous spoil tout de suite c’était GÉNIAL, d’ailleurs les gars vous êtes chauds pour acheter une montgolfière avec moi?
Bon l’expérience était vraiment premium: pick up à l’hôtel, petit dej aux chandelles pour le briefing avec notre pilote et l’équipage qui sera 100% français. On a d’ailleurs encore une fois rencontré des gens supers : un couple de ch’timi qui bossent à Décathlon, une fille de Bordeaux qui fait un tour d’Asie pour faire du volontariat et 3 belges en vacances en Birmanie et qu’on retrouvera le soir pour un dîner dans la ville.
Revenons à l’expérience montgolfière, comme je vous disais c’était vraiment exceptionnel. Cette sensation de s’élever et se déplacer sans bruit est troublante durant les premières minutes mais ensuite le kiff absolu! Je ne vous parle pas de la vue, les photos font le taff!
Ce déplacer au gré du vent est un challenge en soit mais notre Pilote Canadien JJ a fait le trajet le plus long mais surtout le plus intéressant car nous avons vraiment survolé le vieux Bagan alors que les autres ballons se sont retrouvés à suivre le lit de la rivière. Bon c’est un peu mon esprit compétiteur qui parle mais j’avoue que j’aurai eu les boules d’être dans une des autres montgolfières. Après un rase motte au dessus de la rivière afin d’attraper les vents pour nous ramener sur la rive, nous voici posés au sol attendant le reste de l’équipage qui nous a rejoint en bateau pour poser le ballon. L’expérience premium continue avec le champagne servi au pied du ballon – on apprend d’ailleurs que c’est une tradition depuis que les frères Montgolfière ont été sauvés d’une attaque de paysans qui n’ayant jamais vu de montgolfières pensaient se faire envahir par des esprits maléfiques. Une bouteille de champagne à la main avec le saut du roi apaisa les paysans.
A écouter pour vous mettre dans l’ambiance !
Après tant d’émotions et de retour sur la terre ferme, on continue la découverte de l’artisanat si riche des Birmans : Fabrication d’ombrelles en papier et bambou puis l’école de laque sur bambou, dont les techniques ancestrales sont vraiment impressionnantes. Les spectacles de marionnettes ont également une grande importance en Birmanie comme ailleurs en Asie, et le show plutôt marrant. Nous passons également par le musée du Tanakha, cette poudre de bois du même nom que tous les Birmans utilisent comme soin pour la peau : Et en effet, ça semble plutôt bien protéger du soleil et des moustiques.
Bagan, un autre rêve devenu réalité!
(Note de Laura : Comme vous le voyez, il a été trop difficile à Bagan de tenir mon engagement du “moins de photo c’est mieux”, la faute à tous ces jolis temples !! Mais bon, un petit écart de temps en temps, ce n’est pas bien grave..!)
Après 4-5 jours dans la région de Katmandou remplie d’histoires et de monuments, il est temps pour nous de nous diriger vers Pokhara qui sera le point de départ de notre trek dans l’Himalaya. Seul hic, Pokhara est à 210km de Katmandu, … et alors c’est quoi le problème? Le truc c’est que 210km au Népal ça veut dire 9h de route!!! D’où l’idée de faire une escale dans un village de montagne typique Népalais.
Le village, vu de notre maisonnette
Nous voici donc parti pour 5h de bus, plutôt confortable, en direction de Bandipur. Bon il faut avouer que Spotify, Netflix et la kindle ne sont pas du tout des produits locaux mais qu’est-ce qu’ils aident à faire passer le temps !
Bandipur est un charmant village avec une artère principale dénommée bazar mais qui n’a rien à voir avec les bazars des grosses villes indiennes.
Ici il s’agit juste d’une rue pavée avec des maisons très typiques principalement en bois où se trouve la majorité des commerces, hôtels et restaurants. Notre guesthouse est d’ailleurs vraiment dans son jus et d’ailleurs un calvaire pour moi car les châssis de portes doivent être proches d’1m60…
Autre petite anecdote que je ne peux passer sous silence, Bandipur a aussi été notre première rencontre avec une ****** araignée, comme un remake de notre voyage à Taïwan: Laura et moi dans la salle de bain quand Laura crie: “sort sort sort”! Non, on est pas dans un épisode de Fort Boyard, mais j’ai tout de suite compris. Donc je sors pour qu’elle m’explique et je re-rentre pour vérifier et effectivement une très grosse araignée était sur la chasse d’eau des toilettes, le genre que ta tongue ne peut pas écraser facilement 🙂 pour finir 2 personnes sont venues pour la chasser.
Bandipur a aussi été l’occasion de nous préparer physiquement pour notre grand trek: le Lonely Planet décrit une balade de 2h pour se rendre à un village voisin. Sans trop prendre connaissance du parcours nous voilà parti sur cette rando qui s’annonce être bien plus difficile que ce qu’on pensait, le retour était interminable…sans eau à grimper un versant de montagne en plein soleil.
Ne nous arrêtons pas à ces détails car au final Bandipur est vraiment un village reposant avec un fort caractère, d’ailleurs pour continuer les analogies avec les Disney on a souvent eu l’impression de se balader dans l’univers de Mulan (je sais elle est chinoise mais l’architecture en bois est vraiment similaire).
Bandipur aura aussi été le premier lieu où nous avons pu brièvement observer les tant attendus sommets enneigés de l’Himalaya! Brièvement car malgré le beau temps un léger voile nous a toujours empêché de voir à l’horizon.
Pour finir nous avons aussi fait la rencontre d’un couple retraité Normand fort sympathique et nous leur souhaitons une très bonne fin de voyage !
Do you know there is a small village in the middle of Rajasthan where you can meet women from Latin America, Africa, Asia, … all in the same college?
This has been made possible by Barefoot College in Tilonia! If you don’t know about Barefoot College I invite you to look at their website and even to watch one TED talk of their founder Bunker Roy.
The Solar Mama : a woman to change life in a village
One mission of the Barefoot College is to empower women by becoming Solar Mama, that’s to say Solar engineer in their village where access to electricity is a real issue. The Solar Mamas are for most illiterate, in their mid or old ages but have a strong eager to succeed and often have been chosen by their community to join this program.
If there is one thing we can be sure about is how brave they are. Think about it, they spent their entire life in the same small village in off grid location of Brazil, Cameroun or Indonesia and they’ll leave this village, take for the first time a plane and leave behind their family for 6 months! I think most of us couldn’t do it.
March 8th: the Women Day
We spent 2 days at Barefoot College and what a coincidence March 8th was the women day. Could we have a better day to visit Tilonia? I don’t think so 🙂
We witnessed something unique, I couldn’t count but roughly 100 women from all around the world were together singing, dancing and sharing their stories to the rest of the group. At one point I realized I was the only man in the audience but it wasn’t a problem at all.
Pictures and videos below are worth 1000 words but for sure we’ll remember that day for ever.
Moreover, later on I received a WhatsApp from my sister announcing she gave birth to a beautiful Maëlyne !!! I was so frustrated that I cannot be close to my little sister for that special day but also so happy: I’m uncle and godfather for the first time!
Visit of the campus
Let’s come back to the Barefoot College, when we arrived, Lucile, a French volunteer, gave us a tour. Don’t expect anything fancy, buildings are basics in a very small village at one hour from the nearest city. The guesthouse is 2 single beds with a basket as a shower. Nothing fancy but we didn’t expect more and everything is there such as a Post office, ATM, handicraft shop, doctor. Also important to notice a huge effort have been made to run the campus as sustainable as possible with for instance waste management, electricity and hot water via solar energy, permaculture, …
During their stay Mamas will have the opportunity to follow several workshops thanks to a program named Enriche. Those workshops are there to build their confidence and learn additional topics on top of electricity. All of them are interesting but to me 2 really stepped out:
One about health where they can speak without taboo about anything: menstruations, anatomy, diet and some women even learnt the gender of children is given by chromosome X or Y from man – it’s a revolution since in their communities women are blamed for giving girls.
Second is about entrepreneurship. They learn basics to start their business and can join an incubator named B.Barefoot.
We met Nishit who is leading B.Barefoot. He has a strong background in marketing and his job is to coach these women, not by giving answers but actually by challenging them with questions.
“I’m a horse where you put the saddle on and I try to go as far as possible”
Currently the incubator is working on 3 products: honey, coffee and Super 5 (a secret recipe of cereals which provides all needed nutriments for an healthy diet). Those products where initial skills from women who joined the Solar Mama training and Nishit helped them build their confidence and create income through fair-trade market penetration without sacrificing family time. Those products are now available in palaces of Jodhpur and Udaipur.
Interview of a Solar Mama:
We had the opportunity to get an interview of Nancy Kanu from Sierra Leone. Nancy has an amazing story, she came to Barefoot a first time in 2007 to become a Solar Mama. At that time she had financial problems, lost her 9 months baby and a family of 18 persons in her house. So when the NGO came to her village looking for a Solar Mama she wanted to believe in this opportunity.
Her husband was really supportive, he accepted to put on hold his mechanical job to take care of the family and the house during the 6 months training of Nancy.
The journey to the Barefoot College wasn’t easy but the local NGO did support her to get a visa and for the logistic. On top of the journey and the anxiety to leave her family for 6 months, Nancy was stressed about the training: she didn’t know anyone and all the Mamas came from different countries with their own cultures and languages.
Surprisingly the on-boarding was easy, probably because every woman was facing the same anxiety, they managed to discuss together and the Barefoot’s team was really good to support them, even the food was made to satisfy as many diets as possible.
Nancy left her village with a dream to come back with education and as a solar engineer. Now she realizes she overachieved her expectations: she indeed came back as a solar engineer but she has also brought light to her village, has created a training center and has earned the trust of the entire community including her husband who works with her now.
Why coming back in 2019? Nancy doesn’t want to stop her engagement and wants to continue to improve life in her community. So when she heard about all those new technologies such as LED bulb which might help to provide light to 5x more houses than conventional lamps for the same power, she wanted to know more. Then she decided to come back to Barefoot College for those additional skills and also to share problems she encounters in her village with the hope to get answers.
Our feelings after 2 days
Those 2 days were again an electroshock for us, those stories weren’t our first ones but meeting these women from all around the world made us realized access to electricity is still a global challenge!
Barefoot College with the Solar Mamas has really a positive global footprint in this challenge, and here again it goes far beyond bringing electricity to a village, it’s also about empowering women and developing sustainable local economy.
This post only shows one part of the entire Barefoot College program so feel free to look at their website.
PS: if you have read our post about Frontier Markets note that the Solar Sahelis have also followed a training at Barefoot College.
March 5th 5am, today we leave Delhi to visit small villages in between Alwar and Jaipur with the organization named Frontier Markets. Frontier Markets is a last-mile distribution company with a mission to create an ‘Easy Life’ for rural customers by providing them with access to quality clean energy solutions through a network of digitized rural entrepreneurs, with women at the center of the value chain!
STARTING THE FIRST MILES
A busy day was planned and we were expected at 8:30 in Alwar. According to Google it’s a 2 hours trip but since India is famous for its traffic we took some buffer. It’s was hard to wake up at 5am and I think the excitation about the project help us a lot!
Our driver was supposed to be at our home at 5:30, but at 6am nobody was in the street! By the way it was a really strange feeling to be in Delhi without any surrounding noise…quiet…the street was empty, no dogs, no horns, nothing.
I called the driver and big surprise he doesn’t speak English, not a single word…here I am, trying to explain where I am to someone who doesn’t speak English, who has received my GPS location and where you don’t have any special elements in the street to help you in describing your position!
Luckily a man, our savior, appeared in the street, I gave him the phone and within a minute our driver was there. Literally, he was at the corner not trying to find us. This was the act 1 of 100 with this driver, we could almost write a book based on our journey with this man 🙂
We finally reached Alwar at 10:30 where we met Amrit and Pallavi our contacts from Frontier Markets.
They explained us we’re going to visit 3 villages to meet several Solar Saheli. Solar Saheli means Solar Friends, they are woman who live in last miles villages, they all have received a training about electricity and solar energy to become solar champion and sales representatives in their villages. You’ll see that it goes far beyond sales for those woman thanks to interviews below.
First village : Nagli Megha
Our first stop was at Nagli Megha to meet Radha. She lives in a village of 500 houses where access to electricity is limited and a huge issue. I mean it’s not like they are not connected to the grid, there is one electricity pole but it’s far from reliable, they only have electricity for a couple of hours per day but what is difficult is that they don’t know when and for how long, brief it’s hard to rely on it!
I started to question Radha to get an understanding about why she decided to become a Solar Saheli. Without any doubt she answered:
“I want to create impact and bring light to the community”
We discussed for roughly 30min, we were so glad to have this opportunity to meet her in her house and to get such an interview. I had so many questions but I felt she wanted to move on something else, like excited to share something with us. Indeed she wanted us to experience the dark room! The dark room is basically her sale pitch.
The dark room
We went in a small room of her house, sat on the floor and she closed the door with a fully opaque dark curtain. I can tell you the dark room was as good as any optical labs we have at Signify.
After 1min of silence Radha asked us to close our eyes and to share our feelings. My first impression was: “we are in the dark so what?” I mean let’s be honest I don’t have any reasons to be scared about a dark room since at any moment, if needed I can use the torch on my phone, so nothing scary crossed my mind at that time.
But then, still in the dark, she explained us what it is to live in off grid rural villages. The entire family live in this room, children sleep on the floor and in the dark they have to continue their life such as cooking, feeding animals outside,…
Then I projected myself into those conditions – take 2min and try to do the same – I realized whatever happen: an insect bites me, I lost something, I want to move from one side of the room to the other,… I’ll be in the dark and nothing can change it.
Suddenly she switched on the torch, what a relief! 2 demo kits (one torch and one home pack including 2 light bulbs and 1fan) were visible and both can be connected to a small solar panel.
She explained us this is “sun’s god staying in your house” because you capture sun’s god energy with the panel and then god is in your house to protect you.
To me the dark room is really a compelling story but to be sure to convert visitors, Radha offers them a kit to test for 1day, after that there is no hesitation anymore.
The only blocking point is the price 900INR (11€), it’s a budget for any family but even there she has arguments: reduce the electricity bills, reliable source of energy and more important there is a warranty and customer service. Those last miles villages are by definition far away from shops so after sales is a luxury.
Now people come to her home asking how is it possible that electricity never break down in her house. She became really popular in the village.
Becoming a Solar Saheli was a great decision, she can now save money, pay the scholarship of her kids and she was really proud to say that thanks to Frontier Market she also learned how to use a smartphone. She was really scared about phones before but now she has a WhatsApp with others Solar Saheli and she fills all request orders via a google form. I’ve to admit I was really impressed by how smartphones are part of their daily life.
Before we left she really insisted on how light change people life and she shared the example of one boy who borrowed a torch to prepare his exams, without it he couldn’t continue to learn during the night. Thanks to it, he became major and receive a laptop from his school as a reward. Now the boy wants to become a lawyer!
We heard a lot of hope from Radha. And we wish her all the best in her next step which is to open a electrician shop in the coming years.
Second village : Sinthli
We took the road for roughly 45min of off-road to reach Sinthli, a village of 800 houses where Sahuni was waiting for us.
She has 5 kids and they are the reason she wanted to become a Solar Saheli, to improve her financial situation and provide a great education to her kids.
She likes the job so much that she would like to do the same in different countries.
But it wasn’t always easy for her, her husband was reluctant with the idea to let her join the program. But when incomes started to grow and he saw his wife becoming popular in the village he changed his mind.
It’s true Sahini is a kind of rockstar in the village as she said ” I drive away the darkness and bring light into the community”. It helped her to be known and trusted by everyone.
We couldn’t stop there, we wanted to check those words, we needed evidences and therefore we asked to have a walk into the village 🙂
Quickly we found one torch connected to a solar panel at the entrance of a field and then few meters later we found a customer.
She bought 1 torch 1 year ago and she likes its robustness and reliability. She most of the time uses it to cook at night or for going outside. She likes it so much that she bought another one for her father in another village and advise every friend who come to visit her to buy one torch.
Time is flying and Amrit wants to visit one more village which is more than 1hour away from Sinthli.
Third village : Seeli Baori
Arriving to Seeli Baori wasn’t an easy task but it was worth it, I mean the location is really beautiful: a 360° amazing landscape of mountains, dry ground with a couple of big trees. What made it even more beautiful was the light and the sun reflection on the pink stones which are so characteristics to this area.
Miina, the local Solar Saheli, is at the entrance of her house waiting for us and quickly she shared with us her story.
Miina has always been really active in the community: she’s part of a farmer working group to share experiences and help each other, she’s also part of the SHG group. She has never received a proper education and becoming a Saheli was for her one way to receive one but also an additional opportunity to contribute and help the community.
Her decision has been accelerated after 2 tragic events: the first one is about one house which burned because of a candle when the family was asleep. And the second one is a group of woman who has been attacked by a panther meanwhile they were working in the field. They saw the panther but in the dark, instead of walking against they walked to the animal which killed all of them.
Those events were really an eye opener for Miina, she had to act!
Now she feels safe and the village is grateful and respect her even more. Her daughter who was there during the interview even added :
” I’m proud of what my mum is doing she was uneducated and she’s now educating the whole village”
Since the customer tour of the 2nd village was fruitful we decided to do the same with Miina. It was also a good pretext to get a tour and enjoy the view 🙂
We found couple of houses equipped with solar products and we stopped at one of them to discuss with the family. Like other customers they bought it to have reliable source of light but here it was interesting to hear from the wife she also uses the torch to work by night on a loom to make thick carpets.
The Rajasthan is worldwide famous for its carpets. Some are made in factories but still a lot, and especially quality ones, are made by worker like this woman in tedious conditions and for a very small income. Not because the carpet is cheap, it probably worth 1000€, but because this is not a fair trade business and only intermediate dealers see the color of the money.
We then sat at the terrasse of another customer but unfortunately we couldn’t interview the person. First of all she spoke a different dialect than Hindi and both Amrit and Pallavi couldn’t understand (they are more than 1000 dialects in India).
Secondly, the message has been spread in the village: 2 Europeans are visiting and therefore within 5min we were surrounded by at least 20 persons, nothing aggressive, only excited to meet foreigners but our colleagues advised us to move on 🙂
This marks the end of the day, again what an experience, we left these villages full of hope. Listening to these women and seeing that simple actions can radically change people’s life was so inspiring.
What Frontier Markets is doing is simply amazing! They empower these women by providing education and skills which allow them to be impactful in their community and to be recognized as such and not anymore as a woman who should stick to housework!
Finally a big thank you to Amrit and Pallavi for the logistics, the translation and making that day possible!!!