« Les voyages forment la jeunesse… et déforment les valises ! »

Des souvenirs pour la vie

Notre voyage en Asie se termine. Nous rentrons à Amsterdam des étoiles dans les yeux. Ces 100 jours ont été incroyables, remplis de belles rencontres et d’émerveillement devant des paysages tous plus impressionnants les uns que les autres.

Nous nous souviendrons longtemps de ces moments, des heures de bus pour traverser les pays aux couchers de soleil en pleine nature, en passant par les discussions avec les locaux, la dégustation de la nourriture locale, et les tonnes de temples visités.
L’Asie du Sud-Est nous a fait vivre de belles aventures. 

Voyager en « itinérance » pendant un peu plus de 3 mois était un rêve, qui est devenu réalité. 

On ne va pas vous faire la liste de ce qu’on a le moins aimé et de ce qu’on a préféré, la liste serait bien trop longue, et chaque instant a été différent et méritait d’être vécu. (Bon ok, à l’exception de ces quelques fois où nos estomacs nous ont fait des sales coups).
Je préfère plutôt vous raconter ce qui nous a plu sur la traversée de ces 6 pays :

C’était assez marrant de s’adapter à chaque fois à la monnaie locale, jonglant entre les roupies, les Kyats, les Bahts, les riels, les dongs…

Tout comme le décalage horaire. Nous avons démarré avec 4h30 de décalage horaire avec la France, puis 3h45 quand on est passé au Népal au moment où l’Europe passait à l’heure d’été, pour finalement repasser à 4h30 puis 5h d’écart.

A chaque changement de pays, nous pouvions observer des différences mais aussi beaucoup et similitudes de culture, de décor, d’architecture. Toute une atmosphère qui change subtilement à chaque passage de frontière, pour être finalement bien différente entre l’Inde et le Vietnam.
Ce qui se résume d’ailleurs très bien avec l’expression préférée des Asiatiques et qui nous aura fait bien rire plus d’une fois:
« Same same but different ! »

Namaste, choucria, namaste, danieva, mingalabar, tzitzubé, sawadikha, kopkunkha, sousdey, oknun, xin chao, cam on! Non ce ne sont pas les titres des musiques locales, mais les “bonjour” et “merci” de chaque pays. A chaque entrée dans un nouveau pays il nous a fallu un peu de temps pour ne plus prononcer les mots du pays précédent, mais au final on s’en est sortis, et on a même appris un peu plus que ça au Cambodge et Vietnam!

Nous avons dû changer de logements 40 à 50 fois, et il faut reconnaître qu’après 3 nuits au même endroit, on se sentait un peu comme chez nous.

Bus, train, avion, scooter, ferry, voiture, kayak, vélo, Tuk Tuk, et même montgolfière… je crois que côté transports, nous avons a peu près tout fait.

Côté nourriture, on va pas le cacher, on a hâte de retrouver des bons petits plats genre Croziflette, Mozzarella di Burrata à l’huile d’olive sur son lit de salade verte, (avouez, ça vous ouvre l’appétit à vous aussi!!), lasagnes végétariennes du traiteur italien de Rivierenbuurt, houmous du marché… bref vous voyez le dessin ! Pas que la cuisine locale nous ai déplu, bien au contraire d’ailleurs, comme en attestent nos nombreuses photos de nourriture. Mais un peu de variété fera du bien. Néanmoins je compte bien intégrer toutes ces épices, peanuts et sauces qui nous ont régalées à notre cuisine !

Des animaux aussi, on en aura vu. La palme revient aux Buffles, vous l’aurez déjà compris si vous avez suivi le blog. Chiens, biquettes, poulets, serpents, araignées, papillons, énormes rats, chats et tortues ont aussi fait partie du décor, que ce soit vivants dans les rues ou immobiles sur le marché…

Les gens. Ce sont eux qui ont fait notre voyage. Des gens d’une grande gentillesse (avec un coup de cœur pour les Birmans et les Vietnamiens), des rencontres magiques avec des gens très différents, un système D impressionnant et un bazar qui rythme chaque lieu, les chants du matin et du soir au haut parleur, qui dépaysent sans aucun doute.

Des programmes d’ONG et d’entreprises sociales qui sont des leçons d’humanité, qui inspirent et qui donnent de l’espoir.

Et maintenant ?

il y a 100 jours, c’était avec émotion que l’on fermait la porte de notre chez-nous. 
L’envie de vivre plein de belles aventures a pris le dessus dès notre arrivée à l’aéroport, et ne nous a pas quittée depuis. 
Nous avons eu la chance de vivre des choses incroyables, de belles expériences dont on se souviendra toutes notre vie. 

Nous voici de retour chez nous, avec cette fois pour motivation première de retrouver les gens qu’on aime. Nos familles, nos amis, et notre cocon aussi. Mais rentrer chez nous ne veut pas dire que les belles aventures s’arrêtent là. Il y a du boulot en rentrant : porter plus loin toutes ces belles histoires collectées, démarrer de nouveaux projets, de nouvelles collaborations, et continuer à faire que chaque jour soit exceptionnel, par de petites attentions, des activités peut être banales mais qui rendent la journée unique. 

Bref, profiter de chaque instant ! 

Merci de nous avoir suivi, et pour vos commentaires qui nous donnaient l’impression que vous voyagiez aussi un peu avec nous.
On vous dit à très vite, à Amsterdam, en France, ou ailleurs !!

Cat Ba et notre 100e jour

Notre voyage prend fin, plus que 4 jours. Nous voulons en profiter jusqu’aux dernières minutes et ça tombe bien, à côté d’Hanoi se trouve la célèbre baie d’Halong.

Ayant entendu que la baie était bondée de visiteurs et devenue très sale, nous choisissons l’option Cat Ba Island. Cette petite île située dans la baie est également bien développée, mais à l’avantage de proposer des tours en bateau à la journée pour voir les pitons rocheux, et notamment dans la baie de Lan Ha, plus éloignée d’Halong et donc avec moins de monde.

Contents d’avoir évité les croisières de 2 à 3 nuits très couteuses de la Baie d’Halong, nous arrivons dans notre guesthouse, à la pointe de l’île. Pas le confort suprême, mais la vue est magnifique et ça, ça vaut bien un petit compromis de confort. Malheureusement, un malentendu le lendemain matin nous fera changer d’adresse, notre chambre a finalement été réservée pour d’autres personnes…

Pour ce 1er jour sur l’île, un nouveau scooter de location nous fera faire le tour de l’île, dans cette nature luxuriante.

Dans notre quête de la Vallée des Papillons, nous tombons en fait sur une vallée … d’escalade ! Il faut reconnaitre que le site s’y prête à merveille, néanmoins il faut être un grimpeur averti pour se lancer.

Notre nouvelle guesthouse est le repaire des Backpackers. C’est d’ailleurs avec une grande partie des locataires que nous embarquons le lendemain pour notre balade en bateau parmi les pitons rocheux.

Le décor est splendide. C’est impressionnant de voir ces montagnes sortir de l’eau comme ça, et remplies de végétation ! Une fois de plus, la nature est exceptionnelle et nous offre le plus beau des spectacles.


Tout autour, les villages flottants de pêcheurs, avec ces cabanes posées sur l’eau. On ose à peine imaginer la dureté de la vie de ces personnes, (encore moins Thomas, pour qui vivre toute l’année avec le contact du sel sur la peau est insupportable..!).

Après un tour en canoë pour visiter à la rame les grottes aquatiques, nous déjeunons à bord avec les autres occidentaux.
Je ne sais pas si c’est l’effet 30 ans, mais je dois reconnaître que cette ambiance “on est beaux on est jeunes et on voyage toute l’année” m’a un peu hérissé le poil. La plupart de ces personnes discutaient en buvant des bières, regardant à peine ce paysage si incroyable que nous sommes venus voir. Les discussions ne sont pas non plus d’un intérêt incroyable… Le déjeuner sera donc un moment à prendre sur soi, en faisant semblant d’être passionnés par ce canadien qui nous raconte sa vie dans les moindres détails sans qu’on lui ait posé aucune question…

La balade se poursuit avec un moment beaucoup plus chouette : La baignade ! Le principe : sauter du bateau. Tout le monde s’en donne à coeur joie à sauter des 10 m de haut (les tarés) sauf moi qui préfère la partie du bateau la plus proche de l’eau, déjà bien 3m de haut !! (Je sais je suis une warrior). Une fois dans l’eau, nager parmi ces gros cailloux, est vraiment une expérience dont je me souviendrais longtemps, c’était juste génial. Tom passera son tour sur ce coup, son otite le garde à bord.

On finit par l’île aux singes, avec une excursion de 10 minutes pour monter au sommet de la montagne. La vue sur la baie est sublime.

En redescendant sur la plage, nous voyons que l’île porte bien son nom, les petits singes, voleurs, sont partout. Malgré les mises en garde du guide, nombreux sont ceux qui vont se faire piquer leur bouteille d’eau qui traine, et même les canettes de bière, que les singes descendent devant nous. Certains en sont amusés. Triste spectacle, triste tout court de voir des gens rire de la connerie humaine. Ca ne choque donc personne que des singes boivent coca et bière. Bien bien. Dans la même lignée de connerie humaine, (faut-il le souligner une nouvelle fois, même après 3 mois en Asie…?), le plastique est PARTOUT dans l’eau, des trainées de déchets sur l’eau, sur la plage, allant de la barquette de polystyrène aux bouteilles d’eau.
Un désastre. On avait vu la même chose à Koh Phi Phi en Thaïlande, méga tristes aussi d’avoir participé indirectement à cette déchetterie.
En remontant sur le bateau, je me promet de ne plus visiter ce type d’endroit, aussi belle que soit la nature, mais on est bien conscients que ce genre d’excursions génère cette pollution et qu’on la cautionne et y participe.

Bref, en rentrant, nous décidons d’écourter notre séjour sur l’île pour repartir tranquillement à Hanoi. Demain, c’est la dernière journée de notre voyage.

Hanoi donc.
Tom m’a fait une surprise pour ces deux dernières nuits : un superbe hotel, à qui il a dit que nous sommes en voyage de noces! Résultat, une chambre so romantic, et un gateau spécial pour nous! On était bluffés!
Oui bon on reconnait que c’est un petit mensonge, mais après tout, après le faux mariage de 2016, la fausse lune de miel me paraît faire sens! 😉

Cette dernière journée sera dédiée à quelques achats souvenirs, et cerise sur le gateau, au magnifique spectacle de Lune Productions ! Un vrai coup de coeur, un incontournable si vous passez à Hanoi.
Si vous avez suivi le blog, c’est la même compagnie de cirque que l’on a vu à Hoi An. Le thème de ce spectacle est “My village”. Une scénographie et des acrobaties à couper le souffle, c’est quasiment du même niveau que le Cirque du Soleil. Pour vous dire.

Ce voyage de 100 jours se termine donc en beauté.
Nous sommes un peu tristes de rentrer et en même temps contents aussi.
De toutes façons, il est l’heure, et il faut bien rentrer un jour, n’est-ce pas ??
Et puis, qui sait qui nous attend chez nous ??!!!


La capitale, Hanoï

Après quelques longues heures de route à travers les montagnes, nous arrivons à Hanoi sous une pluie torrentielle !
Nous avons prévu de passer une journée entière pour découvrir la ville, puis partir pour 3 jours sur l’île de Cat Ba, visiter la baie d’Halong et revenir à Hanoï pour notre toute dernière journée avant de reprendre notre avion pour Amsterdam.

La ville nous enchante : il y a beaucoup de vie ici, ça fourmille dans tous les sens. Le marché de légumes et de fleurs donne envie de faire ses courses et de se cuisiner plein de bons petits plats. Ca me donne d’ailleurs des idées de recettes pour le retour que j’ai hâte de tester !!

Nous nous arrêtons au centre culturel, qui retrace l’histoire d’Hanoï, et en particulier son quartier historique avec ses 36 rues divisées en “villages urbains” et composées de “maisons tubes”,  que nous visiterons plus tard.

Avant le 19e siècle et jusqu’à la guerre, tous les commerçants d’une même rue proposaient la même chose. Les colonies françaises ont d’ailleurs renommé les rues en français selon les produits vendus. Transformant alors les rues vietnamiennes en “rue de la soie”, “rue des cordonniers”, etc. 

Ce qui fait donc la caractéristique du vieux quartier, ce sont ces maisons-tubes, très étroites en façade mais qui s’étendent tout en longueur. La premiere pièce de la maison, au rdc, accueillait le commerce de la famille. A l’étage, la chambre et espace de vie selon les maisons. Derrière le commerce, une cour sans toit qui permet d’apporter de la lumière au centre de la maison. Puis une autre pièce à vivre, et à son étage la chambre des grands-parents. Un peu reculée pour qu’ils y soient au calme. Et finalement, encore derrière, la cuisine, suivie d’une nouvelle cour, et les sanitaires.
Le tout en bois, et les murs originellement couleur terre. Les français, pendant leur présence ici, ont fait peindre l’intérieur des maisons et aussi parfois les extérieurs en jaune, comme on l’a vu à Hoi An. Ceci dans le but de rendre les maisons plus lumineuses et chaleureuses.

Avec la guerre, les commerces individuels ont pris fin, jusqu’aux années 1975 où les gens ont finalement pu reprendre leur activité. Malheureusement, entre les français et les Américains, les rues ont beaucoup changé, et le tourisme n’aide pas à conserver le charme d’antan, puisque les hôtels démolissent de plus en plus de vieilles maisons traditionnelles pour construire des bâtiments à 10 étages. 

Après un délicieux et copieux repas, nous nous dirigeons vers le Temple de la Littérature. Ce temple dédié originellement à Confucius fut transformé en université au 19e siècle par l’Empereur. 

Nous finissons notre tour de la ville par une petite bière dans la célèbre rue du train, où il faut tout remballer à l’arrivée des trains, qui ne freinent pas tellement ! Si tu es bloqué sur la voie, tanpi pour toi ! 

Hanoï, c’est aussi les scooters, le night market le weekend avec les rues alentours ouvertes uniquement aux piétons, la vie quotidienne des locaux mêlée au tourisme, un ensemble de choses qui rendent la ville vraiment attrayante.

Les montagnes du Nord-Vietnam

Notre bus de nuit nous arrête à 3h45 dans la ville de Ninh Binh.
Nous sommes fatigués, la nuit a été de courte durée et pas vraiment des plus confortables. Un taxi nous emmène à 20 minutes de là, dans un homestay à Trang An, où une navette partira demain à 8h pour Pu Luong. 

Tom qui est trop grand pour le siège, comme toujours !
Bon voyage !

Pu Luong, situé dans les montagnes du sud ouest de Hanoi, est un village de rizières. 

C’est aussi le seul lieu que nous avions réservé des mois à l’avance, pour être surs de nous poser quelques jours en pleine nature, en pleine zénitude avant de rentrer. 

Atterir à 4h du mat’ dans un homestay n’est pas vraiment commun… Tout le monde dort. Il n’y a pas réception non plus. Heureusement pour nous, la terrasse propose un hamac où nous nous posons pour nous reposer avant les premieres lueurs du jour.
A vrai dire, difficile de vraiment se reposer, car à 5h le jour commence à se lever, dévoilant les impressionnantes pics rocheux autour de nous. Trang An, à côté de Tam Coc, est “la baie d’Halong terrestre”. Nous découvrons alors alors le soleil le plus beau paysage que nous ayons vu du Vietnam. 


A 6h les gérants se lèvent tranquillement, et je négocie pour décaler notre transfert au soir afin de profiter de ce magnifique décor une journée entière. Malheureusement le chauffeur pour le transfert est déjà en route, donc le trajet est maintenu à 8h du mat. 
Pas de problème, nous avons donc 2h pour arpenter les alentours ! 
Les décors qui nous laisse sans voix tellement c’est beau. Je crois pouvoir dire que l’on est face à l’un des plus beaux paysages de ce voyage. Un immense coup de coeur. Voilà.

Je vous laisse découvrir cela en photos, il parait qu’une photo vaut 1000 mots, et je crois que là c’est de circonstance ! 

Après un petit déjeuner sur un ponton face aux montagnes, notre “navette” (un taxi) nous attend. 4h de route qui se transforment en 3h, le chauffeur est fou. On s’est demandé comment on était encore entiers en arrivant à Pu Luong ! 

L’écolodge est magnifique. Pour le coup, il n’a d’écolodge que le nom, c’est une petite déception de ce côté là. Mais cela n’enlève pas la beauté du lieu. C’est certain, nous voilà arrivés dans un paradis terrestre ! 

Ces grandes montagnes toutes vertes sont impressionnantes. Elles dominent le paysage, abritant quelques nuages égarés après l’orage. Les plantes sont encore gorgées d’eau de pluie, les fleurs jaune et orange se repèrent au loin, dans tout ce décor verdoyant. 
Les grands papillons par dizaines se disputent les fleurs à butiner, croisant les libellules rouges, coléoptères aux tailles variables et 10000 autres insectes observables au mètre carré. C’est un spectacle digne d’Alice au pays des Merveilles.

Nous marchons sur les chemins qui bordent les rizières, avec quelques rayons qui éclairent sporadiquement les champs à travers d’énormes masses de nuages gris. C’est vraiment sublime. 

Pourtant, j’image que pour les locaux ça n’a plus rien de sublime. Des heures de travail en perspective, un travail éreintant.

Les enfants nous lancent des “Hello, whats your name” à tout va, demandant juste avant à leur père comment on dit déjà. Les petites en vélo roulent à côté de nous pour faire des High 5, les canards fuient en nous voyant approcher, les chiens et chiots se battent au bord de la route, et les vaches se laissent caresser, recevant probablement le premier et dernier câlin de leur vie. 

Je viens de terminer le livre “une histoire des abeilles” de Maja Lunde. Cette histoire m’a bouleversée, une histoire où s’entremêle passé, présent et futur possible de notre environnement et de notre humanité. Une partie de l’histoire se déroule en Chine, alors ça fait un peu écho à ce qui nous entoure, comme le livre de Herzog de son ascension de l’Annapurna quand nous étions en trek pour voir les Annapurnas. 
Le livre fait réfléchir, motive aussi, encore plus, à agir pour notre environnement. Je vous le conseille vivement si vous ne l’avez pas déjà lu d’ailleurs.

Le jour d’après, avec une motobike qui n’a rien de sur, nous roulons dans les montagnes.

Thomas a une otite, il lui faut des médocs. Le pharmacien local ne parle pas un mot d’anglais, mais avec juste la traduction écrite sur un papier par l’hotel, il réussit à comprendre et lui donne un antibiotique. On s’est quand même demandé si on pouvait faire confiance, mais au beau milieu des montagnes vietnamiennes… ben on a pas trop le choix, on fait confiance ! 

A chaque virage, le paysage nous offre une nouvelle vue sur les rizières, toutes plus belles les unes que les autres. La foret est dense, on ne voudrait pour rien au monde descendre là dedans. Ca doit grouiller de bestioles. D’ailleurs dans notre chambre, les grosses araignées ont déjà trouvé leur place, et ça nous suffit largement…!

Le reste de cette étape sera farniente, et on décide de ne pas aller à Sa Pa, LA destination dans les montagnes pour voir les rizières, mais aussi bien plus sale et remplie de touristes. On préfère donc s’éviter 10h de transport pour un lieu similaire à celui où on se trouve, et ajouter 2 jours autour d’Hanoi. 

Le lendemain nous partons à Son La, toujours dans les montagnes, pour notre ultime projet. Puis l’équipe nous raccompagnera à Hanoi, dernière ville de notre voyage ! 

Note : Je vous écris ces lignes depuis l’aéroport. Les 100 jours sont finis, mais il nous reste quelques articles à partager avec vous, alors restez dans les environs encore un peu 😉 ! 

Le plastique ne devrait pas être automatique

Il y en a une paire qui devaient se demander quand un article sur le plastique allait arriver sur ce blog.
Nous en avons un peu parlé pour chaque pays, mais je voulais attendre la fin du voyage pour écrire sur le sujet.

LE CONSTAT

Malheureusement aujourd’hui Asie rime avec plastique. Dans d’autres pays aussi, mais je dois dire qu’en 3 mois je n’ai jamais vu autant de déchets partout. Chaque situation interpelle. 

Et en même temps, on réalise aussi que la France ou les Pays-Bas ne sont pas moins consommateurs de plastique. A vrai dire c’est même l’inverse. C’est juste que chez nous, les déchets sont traités, tout est caché.
Décharge cachée, incinérateur ou recyclage, le système nous montre des rues nettoyées après chaque évènement (que ça soit la Braderie de Lille qui génère des tonnes de déchets ou la fête du Roi), ne montrant rien de ce que l’on consomme vraiment.  Je crois qu’on l’oublie parfois.

https://www.planetoscope.com/petrole/989-production-mondiale-de-plastique.html

En Asie du Sud-Est, le traitement des déchets étant très limité, le plastique fait partie du paysage. Certaines personnes voient le problème, d’autres pas le moins du monde. 

Notre passage sur l’île des singes dans la baie d’Halong nous laisse un goût amer. Une plage pourtant magnifique remplie de déchets provenant de la mer, ou des touristes… Des bouchons de bouteilles flottent dans l’eau juste au bord de l’eau, plein de pailles et de morceaux de polystyrène parsemés dans le sable. La pensée qui m’est venue à ce moment-là, c’est qu’on ne parle plus d’une date dans le futur que nos enfants devront affronter.
C’est déjà aujourd’hui. Aujourd’hui où l’on se baigne dans une poubelle alors que ça devrait être un lieu paradisiaque. Ce ne sont pas juste nos enfants qui vont bouffer plus de plastique que de poisson, mais nous aussi.

COMPRENDRE POURQUOI

En Inde, le problème des déchets provient en partie de la pollution de l’air : les incinérateurs de Delhi rejettent beaucoup de CO2 dans une atmosphère déjà irrespirable par la circulation. Les incinérateurs sont donc à l’arrêt, et les déchets laissés à l’abandon dans la nature, se déplaçant au gré du vent en pleine nature. 
À Delhi, il y a une interdiction d’utilisation des sacs plastique. Mais comme ailleurs, les alternatives sont trop chères, donc très peu de gens respectent l’interdiction. 

Au Vietnam, les gens avaient l’habitude d’utiliser des feuilles de bananier, pour emballer leurs produits, et qu’ils jetaient dans la mer après utilisation. L’habitude est restée avec l’arrivée des sacs plastiques, et sans information sur cette pollution, difficile pour les locaux de réaliser ce que ce geste signifie vraiment.

Greenpeace précise également dans une étude qu’il est facile de pointer du doigt l’Asie, plus gros pollueur des océans, alors que la majorité des déchets proviennent de packagings d’entreprises occidentales. Et en effet, des bouteilles de coca aux emballages de snickers, les emballages proviennent souvent de produits qui ne sont pas locaux.

LES ALTERNATIVES

La règle des 5 R : Refuser / Réduire / Réutiliser ou réparer / Recycler / Rendre à la terre (composter)

Heureusement, de plus en plus de personnes réduisent leur conso de plastique partout dans le monde, et plusieurs grosses initiatives sont prises pour agir face à ce problème mondial. Pendant le voyage, nous avons vu plusieurs de ces initiatives mises en place.

https://www.arcticgardens.ca/blog/fr/mouvement-zero-dechet-par-ou-commencer/

REUTILISER
Il y a par exemple partout la possibilité de recharger sa bouteille d’eau via les grosses bonbonnes de 20L et plus, disponibles gratuitement dans les hotels et restaurants. L’eau est purifiée, et apparemment les bidons consignés, notamment au Népal ou au Cambodge, avec la campagne nationale “Refill, no landfill”.

REFUSER / REDUIRE
Dans plusieurs endroits, les pailles ont été remplacées par des pailles en bambou, en alu ou en papier. Certains bars précisent également ne pas avoir de pailles du tout, pour éviter de produire un déchet inutile.
A nous aussi, consommateurs, de refuser les pailles en le signalant à la commande, ou le sac plastique lorsqu’on achète un produit que l’on peut porter facilement.
Des gestes simples, qui, additionnés à 10 000 autres, font une grande différence.

RECYCLER
Dans tous les pays visités, des centres de recyclage existent. Certains sont moins efficaces que d’autres, d’où l’importance de d’abord réduire la consommation de plastique, mais néanmoins la possibilité de recycler est indispensable afin de limiter les déchets qui se perdent dans les océans ou en pleine nature.

CHAQUE PERSONNE COMPTE
La première chose est de réduire à titre personnel sa consommation plastique. On a souvent l’impression d’être seul, et de ce fait on se dit “à moi seul je ne fais aucune différence, alors à quoi bon”. Mais il faut garder en tête que si 1 milliard de personnes se disent qu’ils peuvent faire une différence en disant non au tout jetable, ça fait déjà des tonnes de plastique en moins à devoir traiter, ou en décharge. Donc oui, l’individuel fait la différence.
Et puis il faut préciser que quelqu’un qui limite ses déchets chez lui aura le même comportement sur son lieu de travail, dans son entreprise.
Et que ce sont les entreprises si ce n’est que des groupes d’individus ?
Ainsi, le PDG de Signify ou celui de Danone, tous les deux convaincus par les problèmes de pollution et l’urgence climatique, ont réalisé qu’il est temps que leur entreprise soit plus respectueuse de l’environnement et commencent à agir. Evian a également prévu que ses bouteilles d’eau soient toutes en plastique recyclé d’ici à 2025.
Sur les programmes que nous avons visité pendant le voyage, la plupart des projets ont aussi démarré par l’initiative d’une personne, et aujourd’hui leur solution touche des centaines de personnes.

EDUCATION
On ne vous apprend rien, l’éducation est une fois de plus l’un des piliers du changement. Il est tellement important de sensibiliser les futures générations à la pollution des déchets.
A Hanoi, nous sommes tombés sur une expo photo sur les déchets plastiques qui remplissent les côtes vietnamiennes.
https://vietnamnet.vn/en/sci-tech-environmennt/save-our-seas-photo-expo-tells-sad-story-of-plastic-pollution-in-vietnam-539172.html
De nombreux groupes d’élèves faisaient la visite avec leur institutrice qui leur expliquait photo par photo le désastre du plastique dans leur pays.


LES ONG

Le WWF mène actuellement une grande campagne pour faire pression auprès des gouvernements pour interdire le plastique et mettre en place des alternatives.

Vous pouvez participer en signant la pétition ici ou plus selon vos moyens: https://www.wwf.fr/sengager-ensemble/relayer-campagnes/pollution-plastique

Les multinationales doivent aussi trouver des alternatives à leur packaging, que ce soit par de la consigne de bouteilles ou des contenants biodégradables.
Plus d’infos et des solutions ici pour demander aux entreprises de changer leur packaging: https://www.greenpeace.fr/le-plastique-fleau-des-oceans/

LES PROJETS DE START-UPS

Enfin, de nombreuses start-ups lancent leur campagne de financement pour des alternatives efficaces au “tout jetable”.
Vous pouvez jeter un oeil aux projets qui vous intéressent et participer en les soutenant financièrement. Même une petite somme est un grand soutien pour eux. Cela peut signifier un projet qui devient concret !

Des projets super cools ici :
http://lactips.com/fr/accueil/
https://preciousplastic.com/
https://www.theoceancleanup.com/
https://www.notpla.com/products/
http://www.doeat.com/
http://www.evoware.id/

La question des déchets est notre problème à tous, nous en produisons tous. A nous de faire tomber nos oeillères en pensant que ça se règlera tout seul, et de participer d’une façon ou d’une autre, pour que les prochaines générations aient la possibilité de voir encore des poissons dans l’océan et des paysages qui ne sont plus recouverts de déchets plastique.

L’ancienne cité impériale

Après plusieurs jours à Hoi An, nous avons fait un arrêt assez court à Hué, l’ancienne capitale impériale du royaume des Nguyen.

La visite de la cité vaut le détour, bien que de nombreux bâtiments aient été détruits au cours des différentes guerres.

La cité, bâtie en 1802, compte encore plusieurs bâtiments dont des temples, des pavillons, les portes de la citadelle et le théâtre impérial.

Au coucher du soleil, une petite balade au bord de la rivière, au doux nom de Rivière des Parfums, s’impose. Les quais en bois nous font penser aux quais du Rhône de Lyon et on s’attend presque à voir les péniches bars pour boire un coup.
A la place, on s’arrête à une terrasse de style français (décidément…) pour siroter un jus à la passion en regardant les locaux se promener sur le quai.

La ville en elle-même ne vaut pas forcément d’y passer beaucoup de temps, par contre nous nous y régalons d’un délicieux HotPot épicé aux fruits de mer : une sorte de bouillon dans lequel tu fais cuire ta nourriture.

Et bien entendu, nous n’oublions pas d’appeler nos mamans pour leur souhaiter une jolie fête !

Les environs d’Hué

Le lendemain, nous voilà parés pour découvrir les environs en scooter.
Premier stop pour me trouver une nouvelle paire de lunettes de soleil, la 3ème en 3 mois…. Les 2 premières ayant cassé chacune au bout d’un mois…
Soit dit en passant on aura vraiment eu la poisse avec ces lunettes de soleil, avec Tom qui perd ses lunettes le 1er mars (vous avez bien lu, le 1er jour de notre voyage donc) et qui en a acheté une paire en Inde dont les filtres sont en train de se décoller.. Et moi qui écrase toutes mes paires dans mon sac. Bref, une nouvelle paire sur le nez, nous voilà repartis.

Nous visitons la jolie pagode de Thien Mu, qui est d’ailleurs l’une des plus importantes du Vietnam.
Beaucoup de gens viennent prier, et malgré le nombre de touristes, il y règne une vraie spiritualité. Peut-être grâce à la jolie lumière qui entre dans le temple, à l’odeur de l’encens (qui nous rappelle tellement les temples de Taiwan!) ou aux moines sonnant le gong. En tout cas le moment est agréable.

La balade en scooter se poursuit sur la côte, pour voir les parcs à crevettes, et … la mer ! Toujours aussi belle.

Des centaines de tombes bordent la route, juste derrière la plage. Ce sont les tombes des Vietnamiens expatriés qui souhaitaient être enterrés dans leur pays natal. Les tombes ressemblent à de petits temples, toutes très colorées et ornées de décorations architecturales locales.

Puis nous repartons en direction de la ville pour aller prendre notre sleeping bus de nuit pour Ninh Binh, à 9h de route de là !

BRAC – A remote school to be at the heart of the need

Here we are, Nepal! So excited to finally visit this amazing country famously known for having the highest mountains in the world.

We’ve dreamed about that day since we decided to include Nepal in our trip and especially when we heard from Signify Foundation that they have a pilot project with BRAC in the Katmandu region.

Today this is exactly what I want to share with you, the amazing experience we had with BRAC. Of course if you’re interested by the rest of our trip, everything is available on our blog.

We first met Khemraj Upadhyaya and his team in Katmandu to introduce ourselves, discuss about the project and organize the visit. It was really a nice moment, we had the feeling to meet people we know already, friends.

BRAC Nepal is actively involved in 2 initiatives. The first one which is to help people from slums and the second one, sponsored by Signify Foundation, to empower women in isolated villages by providing an electrician formation.

Walking in Katmandu’s slums

We arrived in a slum along the river not so far from the center of Katmandu.

There are 700 houses hosting each at least 5 persons. Most of the inhabitants came from the countryside to the city with the ambition to find a job and get a better life. Unfortunately, getting a sustainable job isn’t an easy task if you have no qualifications.

Slums in Katmandu

That’s why BRAC is working in those slums to bring alternatives, they peer learner and master to give education and bring a better future.

The principle is quite simple, the learner will be taught by his master during 3 months on the job. The financial part is covered by the NGO so the master get a free extra labor and the trainee get the desired qualification. A perfect win-win process.

We walked into the slum and one thing we noticed is that even if those persons live in precarious conditions they are all very welcoming and we could easily get some interviews.

We first met Renu Shrestha, 27 years old.

She is master of the ELA (Empowerment of Livelihoods of Adolescent girls).

Every week she meets for 2 hours in the back of her house, in an improvised classroom, 15 girls from the slum to read books and discuss a lot of topics (menstruation, mariage prevention, education,…).

She likes to be a mentor and to provide those meetings. It was not really difficult to kickoff the project since she’s from the community. However, she would like to have more women joining the club but most of them are too busy.

Then we met 2 persons following the on-the-job cursus. One boy is learning how to fix motorcycle and with the amount of motorbikes in Katmandu is convinced he now has a sustainable job.

The second is a woman, she always wanted to open her own jewelry but she didn’t have entrepreneur skills. Now she’s teaming up with a grocery store which gave her shelves to expose her creations. She’s learned a lot, especially about accounting.

Remote school in Namobuddha

On the second day we went to Namobuddha at 3 hours from Katmandu through bumpy roads. So bumpy that Laura had a headache when we arrived.

Namobuddha is also famous for its monastery, at the top of a hill with a panoramic view on the Himalayan mountains and where you can meet the novice (young boys) learning to become monk.

In this village agriculture is the main source of living and it’s so isolated that people can’t afford to go to university or high school. Therefore their destiny is to be farmer.

Signify foundation and BRAC came with the idea to create a remote school giving a 3 months formation to become electrician.
Namobuddha is the first village, the pilot, and after this village the school will do the same exercise in another isolated village.

We were lucky to visit the school and meet the 17 girls few weeks before their exams.
The cursus is one month of theory and then two months of practice.
The teacher, Mr Tika Ram Bhatta has 16 years of experience but it’s the first time he teaches to women. “There is no big difference except they are silent and focus”, he admits.

He’s really confident about their future especially thanks to the on-the-job training.

Since it’s a pilot, I was also interested to hear from the teacher what could help to make the formation even better. Having one electric board for every student will help but surprisingly he also suggested to get some cheap products. The reason is that when those girls will work outside they’ll mostly work with cheap products than high end ones.

There are few criteria to access the school: the girl must have between 18 and 22 years old, have no other skills (to give a change to everyone) and they must pass an interview to evaluate their motivation.

At the end they will all receive a starter kit to allow them to start and sale their own business.

Interview of 2 students

Chitrakumari Shrestha,
22 years old.
She is married and has 2 children of 2 and 5 years old.

She didn’t know anything about electricity and she was even scared about electric chock. Now she is confident and even says “this is not rocket science”.

When the social mobilizer came to her village explaining the program she saw a door to a new life. Her family welcomed the idea positively as long as she manages to keep a balance with her current obligations.

Now, only few months later, thanks to the on-the-job training she already got a full time job offer.

Ramita Tamang, 18 years old.
She still lives with her family and is the youngest of her 2 sisters and 1 brother.

She stopped school at grade 10th because she didn’t like it. However, with this training she sees an opportunity to become independent and she also likes learning as a group of 2,3 girls.

She obviously wants to become electrician but first she’d rather join a team since she doesn’t feel ready to electrify a whole house alone yet.

Like Chitrakumari she was afraid by electricity and she didn’t dare changing a bulb. Now, she’s proud of her knowledge and likes to show off by changing fuses in friend’s houses.

Here again we felt that eager to learn we experienced with Don Bosco. The girls were happy to share the wirings they made on their boards but they were even more excited to show real projects they have made in the village.

A tour in the village

Without hesitation, even if the sun was burning outside, we walked on the hills to visit some houses where group of girls have done the home wirings together. They basically approached house owners to offer their skills to wire the house from scratch. Amazing, isn’t it?

They were really proud to share their work with us. I don’t remember how many houses we visited but we went from one to another where sometimes the owner was also there to testify on the quality of their job.

We really loved that moment, we could have stayed forever at Namobhudda. What the team is doing is just exceptional. I truly believe in this remote school concept, it brings alternatives to girls in isolated villages. So I wish all the best to the team and a lot of success for the upcoming villages!

The last word is for those girls, keep believing in your dreams what you’ve achieved in just few weeks is unbelievable!

Hoi An la petite française

Nous avons décidé de poser nos gros sacs à dos – oui après 3 mois ils commencent à prendre du poids ceux là – pour 4 nuits dans la petite ville de Hoi An.

Après notre visite du parc de Bana Hills en mode ambiance à la française la parenthèse continue aussi à Hoi An. En effet, cette ville a longuement été sous colonie française et le moins que l’on puisse dire c’est que les français ont laissé une forte empreinte.

La vieille ville est aménagée en bord de rivière avec de magnifiques petites maisons colorées mitoyennes à la mode de chez nous. Parfois on se demandera même si on n’est pas dans le sud de la France. D’ailleurs c’est ici que l’on goûte au Banh Mi, un sandwich dans une baguette à la française, avec de la viande marinée.

Paradoxalement, la ville est divisée en deux styles: le style français que je viens de décrire et un style chinois ancien. Ce dernier fera le plaisir de Laura notamment grâce aux majestueuses maisons de thé qui y ont parfaitement trouvé leur place.

Se balader de jour comme de nuit dans ces jolies petites rues à la recherche du petit café ou restaurant restera notre activité préférée.

L’artisanat local

Les rues fourmillent de personnes mais aussi d’artistes et d’artisans. La ville est extrêmement réputée pour ses tailleurs et ils auront eu raison de nous car on repartira avec 4 chemises, un short, 2 pantalons et une tunique – à croire qu’on avait encore de la place dans nos sacs – le tout fait sur mesure et pour 3 fois rien.

On découvre aussi le travail d’un photographe français, Rehahn, qui s’est attelé à retrouver toutes les tribus vietnamiennes afin de rencontrer leur culture et plus particulièrement les costumes traditionnels. Un musée dans le centre-ville regroupe ces trouvailles.

Note de Laura : l’aube est particulièrement propice pour découvrir la ville : la température est encore tenable, les commerces encore fermés, on peut alors profiter de la vie plus locale qui est cachée le reste de la journée par les boutiques de tourisme.


Marché de produits frais, locaux qui déjeunent au bord des rues, et … touristes asiatiques qui font leur séance photo dans ce décor parfait animent ce début de journée.

Pour notre dernière nuit on décide de découvrir une production de cirque théâtralisée : Lune production. Étonnamment le spectacle raconte en danse moderne l’histoire de la tribu Cham. Un show digne des ballets internationaux et pour parfaire l’expérience l’équipe restera sur scène une vingtaine de minutes pour répondre à nos questions. L’occasion d’apprendre qu’ils ont construit le spectacle en moins de 6 mois, épatant!

La touche historique

Comme je le disais précédemment Hoi An est marqué d’histoire mais c’est surtout au cours de la visite d’une vieille maison d’époque encore tenue par M. Duong qu’on en a prit pleinement conscience.

M. Duong est né et vit depuis 75 ans dans cette maison. Au cours d’une visite privilégiée il nous explique comment il a vécu les guerres et comment il a vu sa ville changer. Malgré toutes les atrocités de la colonisation française et des guerres il nous confie “qu’il faut laisser au passé ce qui est au passé et que tout le monde fait des erreurs”. Son combat est désormais de pouvoir préserver sa maison sans céder face aux investisseurs.

Comme dit plus haut, de nombreuses maisons sont d’anciennes maisons communales d’architecture chinoise. Les maisons sont tout en longueur, et les pièces séparées par des cours ouvertes, qui sont des puits de lumière et un moyen de véhiculer l’air frais entre les différentes pièces.

Nous visitons notamment celle qui est désormais transformée en musée d’histoire de la céramique vietnamienne. Des pots vieux de centaines d’années y sont exposés et on peut voir l’influence des pays voisins dans le style des céramiques et porcelaines locales.

Note de Laura : La maison de thé Reaching Out est aussi la grande découverte de notre séjour ici. Dans une vieille maison traditionnelle en bois, un salon de thé où on observe le silence. Je m’y suis rendue seule la 1ère fois donc ce n’était pas bien difficile de rester silencieuse, mais c’était marrant d’observer le brouhaha de la rue s’opposant au grand silence qui régnait dans la maison. Comme une bulle de sérénité dans une ville grouillant de touristes.

Aux alentours de Hoi An

Une fois de plus nous voici en possession d’un scooter pour explorer les alentours de la ville.

Première étape, le village des Potiers, encore une fois pour le plus grand bonheur de Laura. Tout le monde ici fait des figurines animales en Terracotta, des pots et oeuvres d’arts de toutes formes. L’argile est prélevée sur les rives de la rivière qui longe le village, et le tour de potier se tourne au pied.

On s’arrête à nouveau pour déjeuner dans le quartier des légumes, un vaste endroit où tout le monde cultive de façon biologique. Par contre étrangement les restaurants ne sont pas végétariens. On se régale avec un pancake vietnamien, une sorte d’omelette frit et fourrée de légumes râpés, le tout à wrapper soi-même dans une feuille de riz.

Ensuite on trouvera un superbe café qui possède une plage privée, de quoi siroter un bon jus frais tout en faisant trempette (uniquement pour Laura pour cette partie).

Da Nang, une ville en pleine expansion

Da Nang est une grande ville, de gros buildings pour des bureaux et des hôtels lui confère une timide skyline.

Pour tout vous dire, on ne connaissait pas cette ville 48h avant de la visiter. Elle est devenue un point de passage lorsque nous avons choisi de faire un écart à nos principes en prenant l’avion pour accélérer notre déplacement vers le centre du Vietnam.

En effet Da Nang est l’aéroport le plus desservi pour rejoindre le centre Vietnam et la plus connue Hoi An.
Néanmoins, cette ville ne met pas entièrement inconnue. Un immense pont en forme de dragon est l’emblème de Da Nang. Hors, il s’avère que ce pont est éclairé par Philips et j’ai vu ce pont des milliers de fois sur des présentations. Au moins maintenant je sais où il se trouve ! 🙂

Note de Laura :
Nous profitons d’une première journée ici pour profiter de la jolie plage (enfin, “je”, car Tom, lui, est forcé..!), flâner dans les rues, visiter le musée archéologique des vestiges Cham, et se balader dans le Night Market.
D’ailleurs à la plage une enième personne me demande mon âge, et comme à chaque fois, les gens sont vraiment étonnés que je réponde “30 ans”. Toujours la même réaction: “but, you look like 25 years old!”.
Je vais donc désormais annoncer directement que j’ai 25 ans, de cette façon je serais plus crédible et ça me rajeunira un peu ! (Et j’aurai à nouveau un super anniversaire de jeune trentenaire organisé ! Youpi !)

Ba Na Hills – Sun World – Golden bridge

En regardant sur TripAdvisor les choses à faire dans les environs, on remarque un autre magnifique pont : le Golden Bridge.

Après renseignements on comprend qu’en fait ce pont fait parti d’une des attractions du parc Sun World non loin de Da Nang.

On décide de s’y rendre et en arrivant on comprend que le parc est une reproduction de plusieurs villages français. En gros, pas vraiment d’attraction, juste des rues dans un décor français. Une sorte de parc pour découvrir la France pour ceux qui ne peuvent pas se permettre de voyager.
Bon c’est un peu étrange, on s’y croirait vraiment: de belles ruelles à la française remplies de Chinois prenant des photos 🙂

Même la météo est au rendez-vous, un gros orage explose à notre arrivée privant le parc d’électricité et sous un déluge pour plusieurs minutes.

L’expérience est tellement troublante que Laura ne peut s’empêcher de faire une blague à nos familles en envoyant une photo avec un “Surprise, nous voici de retour en France plus tôt que prévu”. (Blague à laquelle plusieurs personnes tomberont dans le panneau 😉

En plus de ce Golden Bridge avec ces immenses mains qui tiennent le pont, une autre attraction vaut le détour. Non ce n’est pas la salle d’arcade, ni le mur d’escalade mais son télécabine pour rejoindre le site.
En effet c’est le plus long du monde car le parc est construit en haut d’une montagne entouré d’une dense jungle tropicale.
La traversée de plus de 5km est reposante et majestueuse.

On apprécie la vue et la pause française, avant de redescendre dans le coeur du Vietnam !

Le delta du Mékong

Nous voici arrivés au Viêt Nam !
Bon nombre de personnes ayant visité ce pays ont adoré, et j’étais du coup impatiente d’y arriver, même si ça veut dire que notre voyage arrive à sa fin.

Passage de la frontière

En effet, le Viêt Nam est le 6ème et dernier pays de notre trip, avec 3 semaines à parcourir ses terres, ses eaux, son air… Son air ? Comment ça ? Bon, je vous raconterai tout en temps et en heure. Mais je peux déjà annoncer que le Viêt Nam est un gros coup de coeur !!!


Commençons donc par le commencement :
Le delta du Mékong !

Avec Tom nous hésitions à passer par le sud du Viêt Nam. Hanoi étant notre aéroport de retour, au Nord donc, nous pensions nous focaliser sur une seule partie du pays. D’un autre côté, Le Delta du Mékong quoi !
“Tom, aller, on ne peut pas louper ça, on aura surement pas d’autres occasions, c’est pas si loin de Phnom Penh, regarde Google Images, tu as vu ces marchés flottants ? Et puis le Mékong, cette rivière si emblématique, on ne peut quand même pas louper ça … bla bla bla bla bla bla bla. “

2 jours plus tard, nous voici à bord du bus passant la frontière Cambodge – Viêt Nam pour … La ville de Can Tho, capitale du Delta du Mékong ! (Youpiiii !)

A l’arrivée dans la ville, un membre de notre guesthouse vient nous chercher en speed boat pour nous rendre de l’autre côté de la rivière, là où nous logerons pour 2 nuits. 
Nous voici donc coupés de la ville, entre la rivière et la “campagne” de palmiers.

Je dois dire que quand on nous a dit “vous pouvez vous promener dans la campagne autour de la guesthouse”, j’ai pensé champs et animaux. En fait, les routes sont d’étroites allées en béton à travers une sorte de jungle de palmiers, de bananiers, de petits canaux du Mékong, et de maisons. C’est assez marrant, et très joli ! 

On croise déjà quelques personnes à vélo portant le typique chapeau conique vietnamien.  On est aussi bluffés par la gentillesse des gens : tout le monde nous dit bonjour avec de grands sourires, et des garçons nous invitent même à venir boire un verre avec eux. On accepte l’invitation, et on se retrouve à se faire remplir des shooters d’alcool de riz infecte, et à déguster un morceau de pastèque ensemble. Ils ne parlent pas un mot d’anglais, et nous on a tout juste appris à dire Bonjour et Merci en Vietnamien…Notre échange sera donc surtout des tentatives de discussions qui finiront en rigolade, et des hochements de tête un peu gênés. 

Aussi, c’est la grande déception à la vue de tant de plastique flottant sur les canaux, entre les jacinthes d’eau, et tout autour des maisons.
Personne ne nettoie, la rivière est la poubelle. 

Visite des marchés flottants

Debout à 4h30 (les ventes se font tôt le matin sur la rivière ! ). Le bateau nous attend pour aller voir les marchés flottants si célèbres. Néanmoins, j’avais lu la veille que ces marchés sont de plus en plus petits, les producteurs de fruits et légumes transportant désormais leur production par voie terrestre en camion plutôt qu’en bateau, bien plus lent. 

Il fait encore nuit quand nous montons à bord de notre barque

Nous sommes guidés par Phuong, une  étudiante en langues étrangères (dont le français) Vietnamienne vraiment adorable, passionnée par son pays et la nature.
Elle nous emmène au marché flottant de Cai Rang, le plus grand du coin, qui vend des produits en gros.

Une grande perche verticale placée à l’avant du bateau présente la marchandise que l’on va pouvoir trouver sur le bateau. Cela facilite le commerce avec les petites barques qui achètent en gros pour ensuite aller revendre le tout sur les marchés terrestres alentour.

Ici la rivière est rythmée par des marées, faisant bouger le niveau de l’eau d’un mètre, et changeant le courant de l’eau ! C’est pourquoi les locaux utilisent également le calendrier lunaire autant que le solaire. Nous apprenons donc que nous sommes le 19 Mai solaire, et le 15 avril lunaire ! 
Sur le marché, nous achetons des ananas, ainsi qu’un bon thé et café chauds à un vendeur en barque, histoire de se réveiller. La lumière du lever de soleil est splendide, rendant le moment magique, inoubliable ! 

Après avoir navigué entre les marchands, nous faisons un petit stop à une fabrique de nouilles de riz, puis dans un jardin potager où apprenons à reconnaitre les arbres fruitiers du coin, dont le durian, ce fruit qui ressemble au Jaque et qui sent vraiment très mauvais que nous commençons à bien connaitre pour le voir (et le sentir) partout depuis le Cambodge. 

Puis nous voici repartis sur les plus petits canaux, observant le linge séchant à l’extérieur des maisons flottantes (posées littéralement sur deux grosses barques), et les locaux qui font leur vaisselle directement dans la rivière. 

Il est malheureusement un peu tard lorsque nous arrivons au deuxième marché flottant, tous les bateaux sont quasiment partis. 
Mais pas de regrets, nous faisons la connaissance d’une vendeuse de fruits (dont je ne connais pas le prénom) qui vient faire la discussion. On prend le temps de s’observer, comme si nous n’étions pas du même monde. C’est un de ces moments uniques, l’une de ces rencontres exceptionnelles qui change tout à ta journée, voire à ton voyage.

On discute, par l’intermédiaire de Phuong qui traduit dans les deux sens. La vendeuse a 60 ans, et elle vient tous les jours sur le marché. Aujourd’hui c’était une bonne matinée, elle a beaucoup vendu. Il lui reste quelques fruits, des sortes de litchi qu’elle nous fait goûté. On essaie d’apprendre quelques mots et phrases en Vietnamien, mais en toute honnêteté, aussitôt prononcés, aussitôt oubliés .. !
Son amie nous fabrique des animaux en feuilles de palmiers en 2 secondes chrono, et nous voilà avec un criquet et un poisson qui iront décorer notre petit jardin néerlandais !

Le retour, toujours sur les petits canaux, nous désole à la vue de temps de déchets dans l’eau. Phuong nous explique qu’il y a 50 ans en arrière, les gens utilisaient des feuilles de palmier et de bananier pour tout emballer. Une fois qu’ils n’en avaient plus besoin, ils jetaient la feuille dans l’eau.. Une habitude qu’ils ont gardé avec l’arrivée du plastique, et ça ne semble gêner personne que la rivière, qui est leur vie quotidienne, soit une décharge.

Pour le reste de notre étape, ça sera repos et visite de Can Tho avant de partir vers le centre du Viêt Nam …  en avion.

Je mettais un point d’honneur à ne pas vouloir prendre l’avion pendant ce voyage, mais je reconnais que les très grandes distances entre les villes vietnamiennes rendent compliqués les déplacements.
En bus + train, cela nous aurait pris à nouveau 24h de transport, temps que nous avons finalement préféré dédier à la visite de Da Nang, à découvrir dans l’article suivant !