« Les voyages forment la jeunesse… et déforment les valises ! »

Des souvenirs pour la vie

Notre voyage en Asie se termine. Nous rentrons à Amsterdam des étoiles dans les yeux. Ces 100 jours ont été incroyables, remplis de belles rencontres et d’émerveillement devant des paysages tous plus impressionnants les uns que les autres.

Nous nous souviendrons longtemps de ces moments, des heures de bus pour traverser les pays aux couchers de soleil en pleine nature, en passant par les discussions avec les locaux, la dégustation de la nourriture locale, et les tonnes de temples visités.
L’Asie du Sud-Est nous a fait vivre de belles aventures. 

Voyager en « itinérance » pendant un peu plus de 3 mois était un rêve, qui est devenu réalité. 

On ne va pas vous faire la liste de ce qu’on a le moins aimé et de ce qu’on a préféré, la liste serait bien trop longue, et chaque instant a été différent et méritait d’être vécu. (Bon ok, à l’exception de ces quelques fois où nos estomacs nous ont fait des sales coups).
Je préfère plutôt vous raconter ce qui nous a plu sur la traversée de ces 6 pays :

C’était assez marrant de s’adapter à chaque fois à la monnaie locale, jonglant entre les roupies, les Kyats, les Bahts, les riels, les dongs…

Tout comme le décalage horaire. Nous avons démarré avec 4h30 de décalage horaire avec la France, puis 3h45 quand on est passé au Népal au moment où l’Europe passait à l’heure d’été, pour finalement repasser à 4h30 puis 5h d’écart.

A chaque changement de pays, nous pouvions observer des différences mais aussi beaucoup et similitudes de culture, de décor, d’architecture. Toute une atmosphère qui change subtilement à chaque passage de frontière, pour être finalement bien différente entre l’Inde et le Vietnam.
Ce qui se résume d’ailleurs très bien avec l’expression préférée des Asiatiques et qui nous aura fait bien rire plus d’une fois:
« Same same but different ! »

Namaste, choucria, namaste, danieva, mingalabar, tzitzubé, sawadikha, kopkunkha, sousdey, oknun, xin chao, cam on! Non ce ne sont pas les titres des musiques locales, mais les “bonjour” et “merci” de chaque pays. A chaque entrée dans un nouveau pays il nous a fallu un peu de temps pour ne plus prononcer les mots du pays précédent, mais au final on s’en est sortis, et on a même appris un peu plus que ça au Cambodge et Vietnam!

Nous avons dû changer de logements 40 à 50 fois, et il faut reconnaître qu’après 3 nuits au même endroit, on se sentait un peu comme chez nous.

Bus, train, avion, scooter, ferry, voiture, kayak, vélo, Tuk Tuk, et même montgolfière… je crois que côté transports, nous avons a peu près tout fait.

Côté nourriture, on va pas le cacher, on a hâte de retrouver des bons petits plats genre Croziflette, Mozzarella di Burrata à l’huile d’olive sur son lit de salade verte, (avouez, ça vous ouvre l’appétit à vous aussi!!), lasagnes végétariennes du traiteur italien de Rivierenbuurt, houmous du marché… bref vous voyez le dessin ! Pas que la cuisine locale nous ai déplu, bien au contraire d’ailleurs, comme en attestent nos nombreuses photos de nourriture. Mais un peu de variété fera du bien. Néanmoins je compte bien intégrer toutes ces épices, peanuts et sauces qui nous ont régalées à notre cuisine !

Des animaux aussi, on en aura vu. La palme revient aux Buffles, vous l’aurez déjà compris si vous avez suivi le blog. Chiens, biquettes, poulets, serpents, araignées, papillons, énormes rats, chats et tortues ont aussi fait partie du décor, que ce soit vivants dans les rues ou immobiles sur le marché…

Les gens. Ce sont eux qui ont fait notre voyage. Des gens d’une grande gentillesse (avec un coup de cœur pour les Birmans et les Vietnamiens), des rencontres magiques avec des gens très différents, un système D impressionnant et un bazar qui rythme chaque lieu, les chants du matin et du soir au haut parleur, qui dépaysent sans aucun doute.

Des programmes d’ONG et d’entreprises sociales qui sont des leçons d’humanité, qui inspirent et qui donnent de l’espoir.

Et maintenant ?

il y a 100 jours, c’était avec émotion que l’on fermait la porte de notre chez-nous. 
L’envie de vivre plein de belles aventures a pris le dessus dès notre arrivée à l’aéroport, et ne nous a pas quittée depuis. 
Nous avons eu la chance de vivre des choses incroyables, de belles expériences dont on se souviendra toutes notre vie. 

Nous voici de retour chez nous, avec cette fois pour motivation première de retrouver les gens qu’on aime. Nos familles, nos amis, et notre cocon aussi. Mais rentrer chez nous ne veut pas dire que les belles aventures s’arrêtent là. Il y a du boulot en rentrant : porter plus loin toutes ces belles histoires collectées, démarrer de nouveaux projets, de nouvelles collaborations, et continuer à faire que chaque jour soit exceptionnel, par de petites attentions, des activités peut être banales mais qui rendent la journée unique. 

Bref, profiter de chaque instant ! 

Merci de nous avoir suivi, et pour vos commentaires qui nous donnaient l’impression que vous voyagiez aussi un peu avec nous.
On vous dit à très vite, à Amsterdam, en France, ou ailleurs !!

Cat Ba et notre 100e jour

Notre voyage prend fin, plus que 4 jours. Nous voulons en profiter jusqu’aux dernières minutes et ça tombe bien, à côté d’Hanoi se trouve la célèbre baie d’Halong.

Ayant entendu que la baie était bondée de visiteurs et devenue très sale, nous choisissons l’option Cat Ba Island. Cette petite île située dans la baie est également bien développée, mais à l’avantage de proposer des tours en bateau à la journée pour voir les pitons rocheux, et notamment dans la baie de Lan Ha, plus éloignée d’Halong et donc avec moins de monde.

Contents d’avoir évité les croisières de 2 à 3 nuits très couteuses de la Baie d’Halong, nous arrivons dans notre guesthouse, à la pointe de l’île. Pas le confort suprême, mais la vue est magnifique et ça, ça vaut bien un petit compromis de confort. Malheureusement, un malentendu le lendemain matin nous fera changer d’adresse, notre chambre a finalement été réservée pour d’autres personnes…

Pour ce 1er jour sur l’île, un nouveau scooter de location nous fera faire le tour de l’île, dans cette nature luxuriante.

Dans notre quête de la Vallée des Papillons, nous tombons en fait sur une vallée … d’escalade ! Il faut reconnaitre que le site s’y prête à merveille, néanmoins il faut être un grimpeur averti pour se lancer.

Notre nouvelle guesthouse est le repaire des Backpackers. C’est d’ailleurs avec une grande partie des locataires que nous embarquons le lendemain pour notre balade en bateau parmi les pitons rocheux.

Le décor est splendide. C’est impressionnant de voir ces montagnes sortir de l’eau comme ça, et remplies de végétation ! Une fois de plus, la nature est exceptionnelle et nous offre le plus beau des spectacles.


Tout autour, les villages flottants de pêcheurs, avec ces cabanes posées sur l’eau. On ose à peine imaginer la dureté de la vie de ces personnes, (encore moins Thomas, pour qui vivre toute l’année avec le contact du sel sur la peau est insupportable..!).

Après un tour en canoë pour visiter à la rame les grottes aquatiques, nous déjeunons à bord avec les autres occidentaux.
Je ne sais pas si c’est l’effet 30 ans, mais je dois reconnaître que cette ambiance “on est beaux on est jeunes et on voyage toute l’année” m’a un peu hérissé le poil. La plupart de ces personnes discutaient en buvant des bières, regardant à peine ce paysage si incroyable que nous sommes venus voir. Les discussions ne sont pas non plus d’un intérêt incroyable… Le déjeuner sera donc un moment à prendre sur soi, en faisant semblant d’être passionnés par ce canadien qui nous raconte sa vie dans les moindres détails sans qu’on lui ait posé aucune question…

La balade se poursuit avec un moment beaucoup plus chouette : La baignade ! Le principe : sauter du bateau. Tout le monde s’en donne à coeur joie à sauter des 10 m de haut (les tarés) sauf moi qui préfère la partie du bateau la plus proche de l’eau, déjà bien 3m de haut !! (Je sais je suis une warrior). Une fois dans l’eau, nager parmi ces gros cailloux, est vraiment une expérience dont je me souviendrais longtemps, c’était juste génial. Tom passera son tour sur ce coup, son otite le garde à bord.

On finit par l’île aux singes, avec une excursion de 10 minutes pour monter au sommet de la montagne. La vue sur la baie est sublime.

En redescendant sur la plage, nous voyons que l’île porte bien son nom, les petits singes, voleurs, sont partout. Malgré les mises en garde du guide, nombreux sont ceux qui vont se faire piquer leur bouteille d’eau qui traine, et même les canettes de bière, que les singes descendent devant nous. Certains en sont amusés. Triste spectacle, triste tout court de voir des gens rire de la connerie humaine. Ca ne choque donc personne que des singes boivent coca et bière. Bien bien. Dans la même lignée de connerie humaine, (faut-il le souligner une nouvelle fois, même après 3 mois en Asie…?), le plastique est PARTOUT dans l’eau, des trainées de déchets sur l’eau, sur la plage, allant de la barquette de polystyrène aux bouteilles d’eau.
Un désastre. On avait vu la même chose à Koh Phi Phi en Thaïlande, méga tristes aussi d’avoir participé indirectement à cette déchetterie.
En remontant sur le bateau, je me promet de ne plus visiter ce type d’endroit, aussi belle que soit la nature, mais on est bien conscients que ce genre d’excursions génère cette pollution et qu’on la cautionne et y participe.

Bref, en rentrant, nous décidons d’écourter notre séjour sur l’île pour repartir tranquillement à Hanoi. Demain, c’est la dernière journée de notre voyage.

Hanoi donc.
Tom m’a fait une surprise pour ces deux dernières nuits : un superbe hotel, à qui il a dit que nous sommes en voyage de noces! Résultat, une chambre so romantic, et un gateau spécial pour nous! On était bluffés!
Oui bon on reconnait que c’est un petit mensonge, mais après tout, après le faux mariage de 2016, la fausse lune de miel me paraît faire sens! 😉

Cette dernière journée sera dédiée à quelques achats souvenirs, et cerise sur le gateau, au magnifique spectacle de Lune Productions ! Un vrai coup de coeur, un incontournable si vous passez à Hanoi.
Si vous avez suivi le blog, c’est la même compagnie de cirque que l’on a vu à Hoi An. Le thème de ce spectacle est “My village”. Une scénographie et des acrobaties à couper le souffle, c’est quasiment du même niveau que le Cirque du Soleil. Pour vous dire.

Ce voyage de 100 jours se termine donc en beauté.
Nous sommes un peu tristes de rentrer et en même temps contents aussi.
De toutes façons, il est l’heure, et il faut bien rentrer un jour, n’est-ce pas ??
Et puis, qui sait qui nous attend chez nous ??!!!


La capitale, Hanoï

Après quelques longues heures de route à travers les montagnes, nous arrivons à Hanoi sous une pluie torrentielle !
Nous avons prévu de passer une journée entière pour découvrir la ville, puis partir pour 3 jours sur l’île de Cat Ba, visiter la baie d’Halong et revenir à Hanoï pour notre toute dernière journée avant de reprendre notre avion pour Amsterdam.

La ville nous enchante : il y a beaucoup de vie ici, ça fourmille dans tous les sens. Le marché de légumes et de fleurs donne envie de faire ses courses et de se cuisiner plein de bons petits plats. Ca me donne d’ailleurs des idées de recettes pour le retour que j’ai hâte de tester !!

Nous nous arrêtons au centre culturel, qui retrace l’histoire d’Hanoï, et en particulier son quartier historique avec ses 36 rues divisées en “villages urbains” et composées de “maisons tubes”,  que nous visiterons plus tard.

Avant le 19e siècle et jusqu’à la guerre, tous les commerçants d’une même rue proposaient la même chose. Les colonies françaises ont d’ailleurs renommé les rues en français selon les produits vendus. Transformant alors les rues vietnamiennes en “rue de la soie”, “rue des cordonniers”, etc. 

Ce qui fait donc la caractéristique du vieux quartier, ce sont ces maisons-tubes, très étroites en façade mais qui s’étendent tout en longueur. La premiere pièce de la maison, au rdc, accueillait le commerce de la famille. A l’étage, la chambre et espace de vie selon les maisons. Derrière le commerce, une cour sans toit qui permet d’apporter de la lumière au centre de la maison. Puis une autre pièce à vivre, et à son étage la chambre des grands-parents. Un peu reculée pour qu’ils y soient au calme. Et finalement, encore derrière, la cuisine, suivie d’une nouvelle cour, et les sanitaires.
Le tout en bois, et les murs originellement couleur terre. Les français, pendant leur présence ici, ont fait peindre l’intérieur des maisons et aussi parfois les extérieurs en jaune, comme on l’a vu à Hoi An. Ceci dans le but de rendre les maisons plus lumineuses et chaleureuses.

Avec la guerre, les commerces individuels ont pris fin, jusqu’aux années 1975 où les gens ont finalement pu reprendre leur activité. Malheureusement, entre les français et les Américains, les rues ont beaucoup changé, et le tourisme n’aide pas à conserver le charme d’antan, puisque les hôtels démolissent de plus en plus de vieilles maisons traditionnelles pour construire des bâtiments à 10 étages. 

Après un délicieux et copieux repas, nous nous dirigeons vers le Temple de la Littérature. Ce temple dédié originellement à Confucius fut transformé en université au 19e siècle par l’Empereur. 

Nous finissons notre tour de la ville par une petite bière dans la célèbre rue du train, où il faut tout remballer à l’arrivée des trains, qui ne freinent pas tellement ! Si tu es bloqué sur la voie, tanpi pour toi ! 

Hanoï, c’est aussi les scooters, le night market le weekend avec les rues alentours ouvertes uniquement aux piétons, la vie quotidienne des locaux mêlée au tourisme, un ensemble de choses qui rendent la ville vraiment attrayante.

Les montagnes du Nord-Vietnam

Notre bus de nuit nous arrête à 3h45 dans la ville de Ninh Binh.
Nous sommes fatigués, la nuit a été de courte durée et pas vraiment des plus confortables. Un taxi nous emmène à 20 minutes de là, dans un homestay à Trang An, où une navette partira demain à 8h pour Pu Luong. 

Tom qui est trop grand pour le siège, comme toujours !
Bon voyage !

Pu Luong, situé dans les montagnes du sud ouest de Hanoi, est un village de rizières. 

C’est aussi le seul lieu que nous avions réservé des mois à l’avance, pour être surs de nous poser quelques jours en pleine nature, en pleine zénitude avant de rentrer. 

Atterir à 4h du mat’ dans un homestay n’est pas vraiment commun… Tout le monde dort. Il n’y a pas réception non plus. Heureusement pour nous, la terrasse propose un hamac où nous nous posons pour nous reposer avant les premieres lueurs du jour.
A vrai dire, difficile de vraiment se reposer, car à 5h le jour commence à se lever, dévoilant les impressionnantes pics rocheux autour de nous. Trang An, à côté de Tam Coc, est “la baie d’Halong terrestre”. Nous découvrons alors alors le soleil le plus beau paysage que nous ayons vu du Vietnam. 


A 6h les gérants se lèvent tranquillement, et je négocie pour décaler notre transfert au soir afin de profiter de ce magnifique décor une journée entière. Malheureusement le chauffeur pour le transfert est déjà en route, donc le trajet est maintenu à 8h du mat. 
Pas de problème, nous avons donc 2h pour arpenter les alentours ! 
Les décors qui nous laisse sans voix tellement c’est beau. Je crois pouvoir dire que l’on est face à l’un des plus beaux paysages de ce voyage. Un immense coup de coeur. Voilà.

Je vous laisse découvrir cela en photos, il parait qu’une photo vaut 1000 mots, et je crois que là c’est de circonstance ! 

Après un petit déjeuner sur un ponton face aux montagnes, notre “navette” (un taxi) nous attend. 4h de route qui se transforment en 3h, le chauffeur est fou. On s’est demandé comment on était encore entiers en arrivant à Pu Luong ! 

L’écolodge est magnifique. Pour le coup, il n’a d’écolodge que le nom, c’est une petite déception de ce côté là. Mais cela n’enlève pas la beauté du lieu. C’est certain, nous voilà arrivés dans un paradis terrestre ! 

Ces grandes montagnes toutes vertes sont impressionnantes. Elles dominent le paysage, abritant quelques nuages égarés après l’orage. Les plantes sont encore gorgées d’eau de pluie, les fleurs jaune et orange se repèrent au loin, dans tout ce décor verdoyant. 
Les grands papillons par dizaines se disputent les fleurs à butiner, croisant les libellules rouges, coléoptères aux tailles variables et 10000 autres insectes observables au mètre carré. C’est un spectacle digne d’Alice au pays des Merveilles.

Nous marchons sur les chemins qui bordent les rizières, avec quelques rayons qui éclairent sporadiquement les champs à travers d’énormes masses de nuages gris. C’est vraiment sublime. 

Pourtant, j’image que pour les locaux ça n’a plus rien de sublime. Des heures de travail en perspective, un travail éreintant.

Les enfants nous lancent des “Hello, whats your name” à tout va, demandant juste avant à leur père comment on dit déjà. Les petites en vélo roulent à côté de nous pour faire des High 5, les canards fuient en nous voyant approcher, les chiens et chiots se battent au bord de la route, et les vaches se laissent caresser, recevant probablement le premier et dernier câlin de leur vie. 

Je viens de terminer le livre “une histoire des abeilles” de Maja Lunde. Cette histoire m’a bouleversée, une histoire où s’entremêle passé, présent et futur possible de notre environnement et de notre humanité. Une partie de l’histoire se déroule en Chine, alors ça fait un peu écho à ce qui nous entoure, comme le livre de Herzog de son ascension de l’Annapurna quand nous étions en trek pour voir les Annapurnas. 
Le livre fait réfléchir, motive aussi, encore plus, à agir pour notre environnement. Je vous le conseille vivement si vous ne l’avez pas déjà lu d’ailleurs.

Le jour d’après, avec une motobike qui n’a rien de sur, nous roulons dans les montagnes.

Thomas a une otite, il lui faut des médocs. Le pharmacien local ne parle pas un mot d’anglais, mais avec juste la traduction écrite sur un papier par l’hotel, il réussit à comprendre et lui donne un antibiotique. On s’est quand même demandé si on pouvait faire confiance, mais au beau milieu des montagnes vietnamiennes… ben on a pas trop le choix, on fait confiance ! 

A chaque virage, le paysage nous offre une nouvelle vue sur les rizières, toutes plus belles les unes que les autres. La foret est dense, on ne voudrait pour rien au monde descendre là dedans. Ca doit grouiller de bestioles. D’ailleurs dans notre chambre, les grosses araignées ont déjà trouvé leur place, et ça nous suffit largement…!

Le reste de cette étape sera farniente, et on décide de ne pas aller à Sa Pa, LA destination dans les montagnes pour voir les rizières, mais aussi bien plus sale et remplie de touristes. On préfère donc s’éviter 10h de transport pour un lieu similaire à celui où on se trouve, et ajouter 2 jours autour d’Hanoi. 

Le lendemain nous partons à Son La, toujours dans les montagnes, pour notre ultime projet. Puis l’équipe nous raccompagnera à Hanoi, dernière ville de notre voyage ! 

Note : Je vous écris ces lignes depuis l’aéroport. Les 100 jours sont finis, mais il nous reste quelques articles à partager avec vous, alors restez dans les environs encore un peu 😉 ! 

Le plastique ne devrait pas être automatique

Il y en a une paire qui devaient se demander quand un article sur le plastique allait arriver sur ce blog.
Nous en avons un peu parlé pour chaque pays, mais je voulais attendre la fin du voyage pour écrire sur le sujet.

LE CONSTAT

Malheureusement aujourd’hui Asie rime avec plastique. Dans d’autres pays aussi, mais je dois dire qu’en 3 mois je n’ai jamais vu autant de déchets partout. Chaque situation interpelle. 

Et en même temps, on réalise aussi que la France ou les Pays-Bas ne sont pas moins consommateurs de plastique. A vrai dire c’est même l’inverse. C’est juste que chez nous, les déchets sont traités, tout est caché.
Décharge cachée, incinérateur ou recyclage, le système nous montre des rues nettoyées après chaque évènement (que ça soit la Braderie de Lille qui génère des tonnes de déchets ou la fête du Roi), ne montrant rien de ce que l’on consomme vraiment.  Je crois qu’on l’oublie parfois.

https://www.planetoscope.com/petrole/989-production-mondiale-de-plastique.html

En Asie du Sud-Est, le traitement des déchets étant très limité, le plastique fait partie du paysage. Certaines personnes voient le problème, d’autres pas le moins du monde. 

Notre passage sur l’île des singes dans la baie d’Halong nous laisse un goût amer. Une plage pourtant magnifique remplie de déchets provenant de la mer, ou des touristes… Des bouchons de bouteilles flottent dans l’eau juste au bord de l’eau, plein de pailles et de morceaux de polystyrène parsemés dans le sable. La pensée qui m’est venue à ce moment-là, c’est qu’on ne parle plus d’une date dans le futur que nos enfants devront affronter.
C’est déjà aujourd’hui. Aujourd’hui où l’on se baigne dans une poubelle alors que ça devrait être un lieu paradisiaque. Ce ne sont pas juste nos enfants qui vont bouffer plus de plastique que de poisson, mais nous aussi.

COMPRENDRE POURQUOI

En Inde, le problème des déchets provient en partie de la pollution de l’air : les incinérateurs de Delhi rejettent beaucoup de CO2 dans une atmosphère déjà irrespirable par la circulation. Les incinérateurs sont donc à l’arrêt, et les déchets laissés à l’abandon dans la nature, se déplaçant au gré du vent en pleine nature. 
À Delhi, il y a une interdiction d’utilisation des sacs plastique. Mais comme ailleurs, les alternatives sont trop chères, donc très peu de gens respectent l’interdiction. 

Au Vietnam, les gens avaient l’habitude d’utiliser des feuilles de bananier, pour emballer leurs produits, et qu’ils jetaient dans la mer après utilisation. L’habitude est restée avec l’arrivée des sacs plastiques, et sans information sur cette pollution, difficile pour les locaux de réaliser ce que ce geste signifie vraiment.

Greenpeace précise également dans une étude qu’il est facile de pointer du doigt l’Asie, plus gros pollueur des océans, alors que la majorité des déchets proviennent de packagings d’entreprises occidentales. Et en effet, des bouteilles de coca aux emballages de snickers, les emballages proviennent souvent de produits qui ne sont pas locaux.

LES ALTERNATIVES

La règle des 5 R : Refuser / Réduire / Réutiliser ou réparer / Recycler / Rendre à la terre (composter)

Heureusement, de plus en plus de personnes réduisent leur conso de plastique partout dans le monde, et plusieurs grosses initiatives sont prises pour agir face à ce problème mondial. Pendant le voyage, nous avons vu plusieurs de ces initiatives mises en place.

https://www.arcticgardens.ca/blog/fr/mouvement-zero-dechet-par-ou-commencer/

REUTILISER
Il y a par exemple partout la possibilité de recharger sa bouteille d’eau via les grosses bonbonnes de 20L et plus, disponibles gratuitement dans les hotels et restaurants. L’eau est purifiée, et apparemment les bidons consignés, notamment au Népal ou au Cambodge, avec la campagne nationale “Refill, no landfill”.

REFUSER / REDUIRE
Dans plusieurs endroits, les pailles ont été remplacées par des pailles en bambou, en alu ou en papier. Certains bars précisent également ne pas avoir de pailles du tout, pour éviter de produire un déchet inutile.
A nous aussi, consommateurs, de refuser les pailles en le signalant à la commande, ou le sac plastique lorsqu’on achète un produit que l’on peut porter facilement.
Des gestes simples, qui, additionnés à 10 000 autres, font une grande différence.

RECYCLER
Dans tous les pays visités, des centres de recyclage existent. Certains sont moins efficaces que d’autres, d’où l’importance de d’abord réduire la consommation de plastique, mais néanmoins la possibilité de recycler est indispensable afin de limiter les déchets qui se perdent dans les océans ou en pleine nature.

CHAQUE PERSONNE COMPTE
La première chose est de réduire à titre personnel sa consommation plastique. On a souvent l’impression d’être seul, et de ce fait on se dit “à moi seul je ne fais aucune différence, alors à quoi bon”. Mais il faut garder en tête que si 1 milliard de personnes se disent qu’ils peuvent faire une différence en disant non au tout jetable, ça fait déjà des tonnes de plastique en moins à devoir traiter, ou en décharge. Donc oui, l’individuel fait la différence.
Et puis il faut préciser que quelqu’un qui limite ses déchets chez lui aura le même comportement sur son lieu de travail, dans son entreprise.
Et que ce sont les entreprises si ce n’est que des groupes d’individus ?
Ainsi, le PDG de Signify ou celui de Danone, tous les deux convaincus par les problèmes de pollution et l’urgence climatique, ont réalisé qu’il est temps que leur entreprise soit plus respectueuse de l’environnement et commencent à agir. Evian a également prévu que ses bouteilles d’eau soient toutes en plastique recyclé d’ici à 2025.
Sur les programmes que nous avons visité pendant le voyage, la plupart des projets ont aussi démarré par l’initiative d’une personne, et aujourd’hui leur solution touche des centaines de personnes.

EDUCATION
On ne vous apprend rien, l’éducation est une fois de plus l’un des piliers du changement. Il est tellement important de sensibiliser les futures générations à la pollution des déchets.
A Hanoi, nous sommes tombés sur une expo photo sur les déchets plastiques qui remplissent les côtes vietnamiennes.
https://vietnamnet.vn/en/sci-tech-environmennt/save-our-seas-photo-expo-tells-sad-story-of-plastic-pollution-in-vietnam-539172.html
De nombreux groupes d’élèves faisaient la visite avec leur institutrice qui leur expliquait photo par photo le désastre du plastique dans leur pays.


LES ONG

Le WWF mène actuellement une grande campagne pour faire pression auprès des gouvernements pour interdire le plastique et mettre en place des alternatives.

Vous pouvez participer en signant la pétition ici ou plus selon vos moyens: https://www.wwf.fr/sengager-ensemble/relayer-campagnes/pollution-plastique

Les multinationales doivent aussi trouver des alternatives à leur packaging, que ce soit par de la consigne de bouteilles ou des contenants biodégradables.
Plus d’infos et des solutions ici pour demander aux entreprises de changer leur packaging: https://www.greenpeace.fr/le-plastique-fleau-des-oceans/

LES PROJETS DE START-UPS

Enfin, de nombreuses start-ups lancent leur campagne de financement pour des alternatives efficaces au “tout jetable”.
Vous pouvez jeter un oeil aux projets qui vous intéressent et participer en les soutenant financièrement. Même une petite somme est un grand soutien pour eux. Cela peut signifier un projet qui devient concret !

Des projets super cools ici :
http://lactips.com/fr/accueil/
https://preciousplastic.com/
https://www.theoceancleanup.com/
https://www.notpla.com/products/
http://www.doeat.com/
http://www.evoware.id/

La question des déchets est notre problème à tous, nous en produisons tous. A nous de faire tomber nos oeillères en pensant que ça se règlera tout seul, et de participer d’une façon ou d’une autre, pour que les prochaines générations aient la possibilité de voir encore des poissons dans l’océan et des paysages qui ne sont plus recouverts de déchets plastique.

L’ancienne cité impériale

Après plusieurs jours à Hoi An, nous avons fait un arrêt assez court à Hué, l’ancienne capitale impériale du royaume des Nguyen.

La visite de la cité vaut le détour, bien que de nombreux bâtiments aient été détruits au cours des différentes guerres.

La cité, bâtie en 1802, compte encore plusieurs bâtiments dont des temples, des pavillons, les portes de la citadelle et le théâtre impérial.

Au coucher du soleil, une petite balade au bord de la rivière, au doux nom de Rivière des Parfums, s’impose. Les quais en bois nous font penser aux quais du Rhône de Lyon et on s’attend presque à voir les péniches bars pour boire un coup.
A la place, on s’arrête à une terrasse de style français (décidément…) pour siroter un jus à la passion en regardant les locaux se promener sur le quai.

La ville en elle-même ne vaut pas forcément d’y passer beaucoup de temps, par contre nous nous y régalons d’un délicieux HotPot épicé aux fruits de mer : une sorte de bouillon dans lequel tu fais cuire ta nourriture.

Et bien entendu, nous n’oublions pas d’appeler nos mamans pour leur souhaiter une jolie fête !

Les environs d’Hué

Le lendemain, nous voilà parés pour découvrir les environs en scooter.
Premier stop pour me trouver une nouvelle paire de lunettes de soleil, la 3ème en 3 mois…. Les 2 premières ayant cassé chacune au bout d’un mois…
Soit dit en passant on aura vraiment eu la poisse avec ces lunettes de soleil, avec Tom qui perd ses lunettes le 1er mars (vous avez bien lu, le 1er jour de notre voyage donc) et qui en a acheté une paire en Inde dont les filtres sont en train de se décoller.. Et moi qui écrase toutes mes paires dans mon sac. Bref, une nouvelle paire sur le nez, nous voilà repartis.

Nous visitons la jolie pagode de Thien Mu, qui est d’ailleurs l’une des plus importantes du Vietnam.
Beaucoup de gens viennent prier, et malgré le nombre de touristes, il y règne une vraie spiritualité. Peut-être grâce à la jolie lumière qui entre dans le temple, à l’odeur de l’encens (qui nous rappelle tellement les temples de Taiwan!) ou aux moines sonnant le gong. En tout cas le moment est agréable.

La balade en scooter se poursuit sur la côte, pour voir les parcs à crevettes, et … la mer ! Toujours aussi belle.

Des centaines de tombes bordent la route, juste derrière la plage. Ce sont les tombes des Vietnamiens expatriés qui souhaitaient être enterrés dans leur pays natal. Les tombes ressemblent à de petits temples, toutes très colorées et ornées de décorations architecturales locales.

Puis nous repartons en direction de la ville pour aller prendre notre sleeping bus de nuit pour Ninh Binh, à 9h de route de là !

“C’est que le début, Angkor et encore…”

Nous voici arrivés au Cambodge, et plus particulièrement à Siem Reap (ville au bord du site archéologique d’Angkor). 

La zone touristique, remplie de bars et restaurants à l’occidentale, des stands souvenirs et de vêtements « tombés du camion » nous donne une image bien différente de ce que j’imaginais du Cambodge. Ici, très peu d’authenticité, les rues sont aménagées pour le tourisme.

Pas d’autre photo numérique de Siem Reap, prises uniquement avec l’argentique.

Le cambodge, pays des ONG

Pas hyper enchantés par cette ambiance, nous nous mettons en quête d’artisanat local et durable. Nous découvrons alors que ce sont principalement les ONG qui sont en charge de la partie sociale du pays, et non pas le gouvernement. Siem Reap, comme les autres villes que nous visiterons plus tard, regorge en fait de petits restaurants et de boutiques ayant leur propre programme de soutien aux personnes handicapées, aux personnes en situation de grande pauvreté, à la formation aux métiers de l’artisanat pour les jeunes, à l’indépendance financière pour les femmes, etc. 
Nous visitons alors « Artisans d’Angkor », une entreprise sociale qui forme les jeunes venant des milieux ruraux à l’artisanat cambodgien: sculpture sur pierre et sur bois, céramique, soierie, … 
Du fait du génocide, une grande partie de ce savoir-faire avait quasiment disparu, et l’organisme le fait réapparaître à travers ces formations professionnalisantes. Les étudiants travaillent notamment sur la rénovation des sites d’Angkor, et proposent également leurs œuvres à la vente via les boutiques de l’entreprise. Visitez leur site pour en savoir plus ici.

Choucria et Chouba,
A la découverte des Temples Khmers perdus

Beaucoup de gens nous ont conseillé de visiter le site d’Angkor sur 3 jours. Néanmoins, la chaleur (toujours écrasante), la visite précédente de Bagan, et les blogs finissent par nous convaincre de prendre un pass d’une seule journée, et un TukTuk Driver pour nous guider parmi les temples. 

Nous démarrons la visite avec un premier aperçu au coucher du soleil du plus célèbre des temples, Angkor Vat. L’ancienne cité Khmer est vraiment magnifique, c’est incroyable de voir des vestiges vieux de plus de 1000 ans, sculptés aussi magnifiquement. Nous sommes sous le charme. On se demande aussi comment une cité pareille a pu être abandonnée comme cela. 

Le soir même, un documentaire nous apprend que le site a été découvert par hasard, par un naturaliste français étudiant les insectes de la jungle cambodgienne, en 1860. 
De nombreuses restaurations ont été effectuées car le site était alors bien plus en ruines qu’à l’époque, et les recherches archéologiques ont indiqué que ce qui était une ville de la taille de l’actuelle Londres a été abandonnée en partie pour cause de guerres, mais aussi du fait de problème d’eau.

En effet, le système d’irrigation était brillant, mais la ville entière était basée sur ce système, afin d’alimenter les champs et rizières.
Plusieurs sécheresses suivis de plusieurs moissons très violentes et une déforestation accrue pour l’agriculture provoquèrent une érosion des sols trop importante, et le système s’effondra.
Une leçon que nous n’avons toujours pas apprise visiblement.

Le lendemain, nous voici repartis à 5h du matin afin d’assister au lever du soleil sur le temple. Pas de pot, c’est brumeux, la vue carte postale ne se montrera pas. Mais qu’importe, après tout c’est le bâtiment en lui même qui fait tout !

Plus tard, notre chauffeur nous amène sur d’autres sites, nous visitons d’autres temples en ruines, jusqu’au temple qui me fait rêver depuis longtemps : le Ta Prohm Temple, aussi connu sous le nom de Jungle Temple. Et pour cause, je suis sure que ça va vous parler, d’énormes arbres (Tetrameles nudiflora) poussent entre les pierres, la nature qui reprend ses droits. 

Encore un rêve qui se réalise ! Décidément, il était temps qu’on le fasse, ce long voyage !! On en aura coché des cases de notre « liste de choses à voir » ! 

Sur le site il y a du monde, c’est sûr, mais nous réussissons malgré tout à nous faufiler par quelques portes où nous sommes seuls, ce qui rend la découverte encore plus exceptionnelle. 

Le dernier des plus gros temples est Bayon, avec ses têtes géantes du Dieu-roi. On rigole bien, la chaleur nous fait « perdre la tête » mais pas grave, il y en a plein de rechange autour de nous !

Sur la route du retour, c’est le craquage. Notre tuktuk driver prend notre bouteille d’eau vide, et s’éloigne. Je cours presque après lui, mais trop tard…il la balance dans un ravin de la jungle, là où se trouvent déjà plein d’autres déchets… on ne peut pas ne pas réagir. Je tente de lui expliquer qu’il ne peut pas faire ça, qu’il pollue ses propres terres, et du coup son gagne-pain. Il réalise un peu qu’il aurait pas dû, nous fait des sourires gênés et des « ok ok ». Malheureusement on se doute qu’il faudra plus que ça pour que les Cambodgiens prennent conscience du fléau du plastique. (On en reparlera dans un futur article que je réserve pour la fin du voyage). 

Néanmoins, cette journée restera gravée dans nos mémoires, et histoire de rester dans l’ambiance, on se refait l’épisode 1 d’Indiana Jones en Inde. Fous rires garantis, je ne me rappelais pas à quel point ce film était plein de caricatures. En fait, c’est une comédie, pas du tout un film d’aventures !
Dire que ce dîner dans le crâne du singe m’a longtemps fait peur d’aller en Inde ! (L’enfance et ses traumatismes…!! ^^)

Céramique

 Voilà 2 mois que nous voyageons, et quelques unes de nos habitudes me manquent. Parmi elles, les cours de poterie, un loisir qui se transforme de plus en plus en passion. Au pays de l’artisanat, c’est l’occasion de pratiquer un peu. Je trouve un cours de céramique au Khmer Ceramics Center, pour 2h de tournage et de gravure. Parfait ! 

L’école de céramique gère elle aussi un programme pour les personnes handicapées. Cela permet à des personnes généralement exclues de la vie active et sans formation d’apprendre un métier et de devenir artisan-e. Le programme est super inspirant, là encore c’est une belle leçon d’humanité.
Ma professeure est malentendante, le cours se fait donc sans discussion, mais en montrant, en observant, et en se concentrant sur l’argile pour sentir comment la travailler. Le cours est génial, j’ai appris ici beaucoup de notions que je n’avais pas vu en 6 mois de cours à Amsterdam. 
Je choisi 2 pots à emmener sur les 5, ils seront cuits et glacés plus tard, et seront envoyés à Phnom Penh, notre dernière étape cambodgienne.

Pour l’heure, nous partons dans le minivan pour Battambang, à 3h de là.

Yangon et Golden Rock

Enfin arrivés dans l’ancienne capitale Birmane (ou la capitale économique on dira), le panorama nous offre la vue sur la plus célèbre pagode du Myanmar, la pagode Shwedagon.

Notre unique journée à Yangon est bien tranquille : sous une chaleur écrasante, nous tentons de visiter la ville, et notamment les principaux temples dont le Bouddha couché et un Bouddha gigantesque. La plupart des gens arrivent en Birmanie par Yangon, et visitent donc ces temples en premier, qui permet d’expliquer le bouddhisme dans le pays.

Après 2 semaines de visites de temples, nous ne nous attardons pas trop, et filons à notre RDV avec l’ONG BRAC (si vous avez suivi, la même ONG qu’au Népal) pour le projet photographique du lendemain.

En fin d’après-midi, visite du sud de la ville pendant mon heure préférée de la journée!
L’architecture coloniale est partout, ce qui est un peu déconcertant.
Ca nous rappelle aussi un peu Taipei, c’est l’effet capitale asiatique.

Et hop, je vous emmène en balade photographique avec moi, dans les rues de Yangon!

Cette escale aura été de courte durée, un transit pour Daik-U en somme, la petite ville où est géré l’un des programmes de BRAC. (A suivre dans un futur article!)

GOLDEN ROCK, important lieu de pélerinage bouddhiste

La seconde fois où Tom m’aura haï sur ce voyage ! J’ai cramé tous mes jockers avec cette étape, et je vous explique pourquoi.

Partis de la ville de Bago, nous roulons confortablement dans un gros bus pendant 2h, qui nous arrête très gentiment à Kyaiktiyo, village des départs pour atteindre le Golden Rock. Malheureusement pour nous, nous n’avons pas encore nos billets de bus pour rejoindre Hpa-An le soir, et la station de bus se situe à 30 minutes de là où on se trouve…
Après avoir fait le tour des petites baraques de bus où tout le monde veut nous vendre un taxi pour Yangon dans un anglais très approximatif, chargés de nos gros sacs, nous finissons par comprendre que le seul moyen d’avoir un billet de bus pour Hpa-An sera de l’acheter après la visite du Golden Rock, quand nous redescendrons la montagne. Thomas est persuadé qu’il n’y aura plus de billets de bus dans la journée, et que l’on va se retrouver sans moyen de locomotion. De mon côté, je lui assure que ça va aller, profitons de cette journée de visite !

Le seul moyen de se rendre au Golden Rock est une sorte de mini-truck.
Il fait toujours 40 degrés, et le chauffeur nous entasse comme des poulets de batterie sur les banquettes. Après 10 minutes de route en montagne, plusieurs passagers se mettent à vomir autour de nous.
Premier stop, demande de dons pour le site de pélerinage.
Second stop, le chauffeur s’arrête à un petit restaurant de bord de route. Là dessus, tous les passagers, Asiatiques, en profitent pour acheter paquets de nourriture et glaces à l’eau dont le sachet sera balancé dans 2 minutes sur la route, toujours en mode collés serrés sur ces banquettes. Et puis ça dure, 5 minutes, 10 minutes, 15 minutes. Mais qu’est-ce qu’il fait le chauffeur ? Ben il prend sa pause déjeuner bien entendu !
Troisième stop, on nous arrête devant un tout nouveau téléphérique, qui va directement au Golden Rock. Personne ne descend du truck malgré les tentatives des vendeurs de tickets, car les cabines coûtent une blinde.
Au final, la montée prend 1h, on est dans un sacré état à l’arrivée au sommet.

L’attente pendant le déjeuner du chauffeur..

Les derniers mètres se font à pied, on est proches du but! Mais c’est sans compter sur le mec de la sécurité, qui saute sur Thomas pour lui réclamer 10$, le tarif spécial foreigner pour accéder au site. Fatigué, transpirant, la patience menée à ses limites, Tom rebrousse chemin et part se poser dans le café (climatisé) d’un hôtel du coin.
Maintenant qu’on est là, ça serait con de ne pas aller le voir, ce gros caillou doré quand même… J’abandonne Tom et son gâteau noix de coco, et je pars en visite seule.

Le site est impressionnant, le sol blanc, les mini cloches qui sonnent au vent et les pélerins dormant partout donne un aspect unique à cet endroit.
Le Golden Rock est imposant, et offre une vue magnifique sur la montagne.

Les femmes n’ont pas le droit de s’approcher du rocher, alors je le regarde depuis les terrasses autour, et plus intéressant, les visiteurs, qui appliquent leur carré d’or sur le caillou, par dessus les précédentes feuilles d’or.

Vous me direz “ah ben voilà, ça valait quand même un trajet un peu pourri!”. Mais à vrai dire, quand on est pas bouddhiste, l’intérêt est moindre, et on a visité aussi d’autres lieux dégageant plus de spiritualité. Bref, si vous prévoyez de visiter la Birmanie et que vous souhaitez tout de même monter voir le rocher, au moins vous savez à quoi vous attendre !

Après la visite, je rejoins Thomas pour redescendre la montagne. Là encore le trajet est long et entassé, mais nous savons à quoi nous en tenir.
Arrivés au village de Kyaikto, la crainte de Tom se révèle exacte : il n’y a plus de place dans les bus pour Hpa-An. Après 1 heure à poireauter et à tenter de trouver un autre moyen de transport, le vendeur de billets nous dit finalement que l’on peut monter dans le bus si on accepte des billets pour des mini-tabourets dans l’allée centrale, pour les 3h de trajet. Forcément, on a accepté, et 30 minutes après, nous voilà dans le bus !

Pour notre plus grand bonheur, plusieurs personnes sont descendues du bus au bout de 45 minutes, nous offrant finalement de vrais sièges pour finir notre trajet jusque Hpa-An !

Le train, nouvel épisode

Il semblerait que nous ne touchions qu’aux extrêmes avec le train.
Après le tout-confort Indien, nous avons pris à nouveau le train en Birmanie, au départ de Lake Inle pour… Yangon! Ça fait une sacrée distance à traverser, 24 à 30h de trajet. 
Pour ceux qui connaissent la patience de Tom, je vous laisse imaginer comme il m’a haï tout le trajet ! Mais malgré tout, le voilà avec moi dans cette aventure ! 

A écouter en lisant le post, histoire de vous mettre dans l’ambiance 😉

Dû au Nouvel An Bouddhique, célébré sous forme de fête de l’Eau, qui purifie les âmes pour une nouvelle année, le pays entier est en vacances pour 5 jours. Beaucoup de choses étaient fermées au lac Inle, et les bus stoppés. Nous avions donc le choix entre le train ou l’avion.
Ne me demandez pas pourquoi on n’a pas choisi l’avion sur ce coup là, nos arguments se valaient hier encore, mais en cours de journée, ils se sont avérés non valables…

INLE LAKE – THAZY

Nous voici donc partis à 7h ce matin pour la gare d’Inle Lake.
Plus de Upper Class disponible, ça sera donc 2 sièges en Ordinary Class pour rejoindre Thazy, à 156km. 156? Me direz-vous, ça va, pas trop long. 
C’est bien entendu sans compter sur le fait que le train passe par la montagne et qu’il est le plus lent de la Birmanie. Comptez donc 12h. 

Les 3 premières heures se sont plutôt bien passées. Il y a un coq dans notre compartiment qui chante régulièrement, ce qui rend le truc assez marrant et des gens vendent de l’ail et d’énormes choux, qui trouveront des acheteurs bien entendu. 
A chaque arrêt, des femmes vendent leurs snacks aux fenêtres, malheureusement beaucoup sont des produits en plastique et à peine ingérés, les emballages sont balancés par les fenêtres le plus naturellement du monde…

On se sent un peu observés par les locaux, qui doivent se demander ce qu’on fait là, et au bout d’un moment, nous aussi. En effet, tout chavire à notre arrivée en gare de Kalaw, à 11h30. 
Un conseil pour les lecteurs : NE PRENEZ JAMAIS DE TRAIN EN BIRMANIE PENDANT LA FÊTE DE L’EAU !! (Ou ne voyagez jamais en Birmanie en Avril fonctionne aussi). 
Le principe de la fête est d’arroser les gens. Se prendre un seau d’eau en pleine rue passe encore, on sèche vite avec cette chaleur. Mais imaginez que les fenêtres du train n’ont pas de vitres.
Voilà. Pendant donc 9h, notre voyage s’est résumé à éviter et (le plus souvent) à prendre des seaux d’eau dans la tronche.

Il y a ceux qui montent à bord exprès pour te balancer le seau, et ceux plus gentils qui y vont juste avec la lance à incendie depuis le quai. Et puis aussi ceux dans le train, bourrés, qui vident leur bouteille d’eau sur les passagers quand on passe dans les tunnels non éclairés.
Ces derniers sont ceux qui auront réussi à briser ma patience et ma joie de prendre le train ici.

Je tente de lire malgré tout, il faut s’occuper pendant 12h. La liseuse va se prendre 2 ou 3 arrosages, mais elle tient le choc ! A côté de nous, un gentil couple Birman nous propose de temps en temps de partager leurs snacks, des morceaux de pommes confites épicées, bizarre mais plutôt bon.

A 17h nous avons quitté les montagnes, et il fait lourd. Avec la vitesse, le vent chaud s’engouffre par la fenêtre, comme si on vous soufflait un sèche cheveux dessus en pleine canicule. On sue comme on a rarement sué. Les vêtements collent, on est poisseux, on adore.

Nous arrivons à Thazy avec un peu d’avance, il est 18h30. Nous avons bon espoir d’être à l’heure pour avoir des tickets pour le train Express de 19h45.
Arrivés au comptoir, l’agent nous dit que ce train est complet… Nous avons maintenant plusieurs possibilités pour rejoindre Yangon : continuer avec notre 1er train qui repart à 22h, en ordinary class donc en étant sûrs de ne pas dormir, ou prendre celui de demain matin, en venant tôt pour avoir un ticket en Upper Class. Il fait toujours une chaleur écrasante malgré que le soleil soit couché, sans une once de vent. Sans grande hésitation, nous choisissons la seconde option, il y a une guesthouse à 10 minutes de la gare ! A nous la douche, un lit et de l’eau fraîche !!
10 minutes plus tard, nous arrivons littéralement trempés de sueur.
La chambre est équipée d’une « clim » qu’il faut relancer toutes les 20 minutes, d’une douche d’eau chaude et d’un lit dur, et ça fera notre bonheur pour la nuit !

THAZY – YANGON

7h45 du matin. Nos nouilles du matin avalées, nous voici de nouveau à la gare pour espérer avoir des tickets. Lucky us, l’agent nous a réservé des tickets en Upper Class pour le train de 8h45, notre voyage du jour sera donc plus confortable.

A bord, on a des sièges confortables, et surtout des ventilateurs et des fenêtres vitrées pour éviter les seaux d’eau du jour !!

14h00. Rien ne marche contre la chaleur, même les ventilateurs. Tout le monde sue à grosses gouttes. Pas de seau d’eau balancé aujourd’hui, mais on traverse des villages où la musique est à fond, les gens dansent sous un gros jet d’eau! (Là je les envie !!) C’est encore la fête aujourd’hui !

Stop très rapide à Naypyitaw, juste à temps pour demander à une dame qui cuisine sur le quai une barquette de riz et des « Chili vegetables » très pimenté. C’est bon, et maintenant on a aussi chaud dedans que dehors !

Le voyage continue, c’est long. 
On regarde une série / on lit / quand est-ce qu’on arrive /c’est long / on discute / t’a vu, les Birmans aussi ont chaud… / je te hais avec tes idées à la con ! / au moins hier le temps passait plus vite quand on était sur le qui-vive pour éviter l’arrosage / c’est beau dehors avec la lumière de fin de journée ! / plus jamais le train / aller je fini mon livre / p***** on a pas avancé en 30 minutes ! / un nouveau film…?

22h. Nous arrivons à Yangon après avoir roulé pendant 13h, avec 2h de retard. Rincés. 
Cette fois l’hôtel est impeccable, on est méga contents, on est arrivés !! 

Conclusion :
Une fois au frais on ne se hait plus, on apprécie beaucoup plus les petits bonheurs après des moments pas très agréables, Thomas continue de dire « plus jamais le train » (j’écris ce post dans le train pour Bangkok…!), on a perdu notre patience, mais on se fait à ne pas toujours avoir le contrôle, et… on relativise carrément sur la SNCF !!!

Route vers Inle Lake

Nous quittons Bagan pour la ville de Kalaw, à 3h de route en bus.
La chaleur au départ est toujours très lourde, heureusement un petit vent frais agréable nous rafraichit en arrivant dans la ville de départ de notre randonnée de 3 jours !

Kalaw est une ville de style colonial, où on sent bien l’ancienne présence anglaise.
Notre guide Min Min nous emmène dans une cave aménagée avec une tonne de petits Buddha’s, où les coupures d’électricité se produisent toutes les 2 minutes. Claustrophobes, s’abstenir ! 

MinMin nous emmène dîner, mais pas question de dîner sans avoir bu avant. Notre ami Birman boit, « only evenings ». Ça nous a un peu surpris car tous les soirs ça nous paraît déjà pas mal, mais apparemment les locaux ont tendance à boire beaucoup et tout au long de la journée. Nous nous retrouvons donc dans un bar étroit, où des hommes sont assis autour du bar. Une seule boisson : le rhum sour. D’après le patron, c’est comme un mojito, mais différent !

Ça joue de la guitare, tout le monde chante. (Les mélodies birmanes sont apparemment copiées des musiques américaines, avec de nouvelles paroles), le moment est très agréable.

Nous dînons à un petit stand de rue une bonne assiette de nouilles aux légumes, où nous faisons la rencontre de Marlène et Édouard, de la région de Nantes, et que nous reverrons plus loin en Birmanie.

Trek – de Kalaw à Uapu / 6h de marche

8h30, nous partons directement de notre guesthouse avec MinMin pour découvrir les montagnes birmanes de la région Shan.
Les plantations de thé vert sont partout autour du sentier, et dans les villages, feuilles et branches de curcuma sont en cours de séchage sous un soleil de plomb.

A midi, MinMin nous sert un repas absolument délicieux, qui rentre dans le top 5 depuis notre départ !
Comme au Népal, les hommes jouent au Zeko sous l’auvent de la cabane. C’est une sorte de billard à jetons. Chaque joueur à 8 cartes, et doit tirer les jetons, qui ont le même chiffre que leurs cartes, dans les trous. 

La randonnée se poursuit, tantôt sur la route, tantôt sur de petits sentiers, tantôt sur les rails. Ici pas de risque d’être percuté par un train, il est particulièrement lent, on a le temps de le voir arriver. C’est d’ailleurs la route empruntée à pied par tous les villageois.

Nous discutons avec MinMin, de l’informatique à l’agriculture, en passant par le bouddhisme. Le temps passe plus vite, il est 16h45 et nous voici arrivés à Uapu, notre village pour la nuit.


Nous dormons chez l’habitant, où la maîtresse de maison (dont je n’ai pas réussi à comprendre le prénom..) passe 2h à nous cuisiner quantités de nourriture délicieuse là encore. Comme dit MinMin, il faut de l’énergie pour marcher !

La « douche au seau » fait beaucoup de bien et même si le confort est très sommaire, il nous convient parfaitement !

On discute dans la cuisine tout le long, accompagné d’un apéro, et d’une magnifique lumière de fin de journée qui perce les planches de bois.

Il nous raconte sa vie, et celle de sa famille. Bien que né en Birmanie, il se dit Népalais puisque son grand père, Népalais, est resté au Myanmar après avoir combattu comme soldat de l’armée Népalaise pour la Birmanie.

Le moins qu’on puisse dire c’est qu’à à peine 36 ans, il en a vécu, de sacrées épreuves. Sans argent en poche et sans visa, il est parti chercher du travail en Malaisie, où il enchaîne les petits boulots mal payés et craint la police qui le renverra en Birmanie s’il est attrapé. Un jour il rentre avec assez d’argent, rencontre sa femme (d’origine Népalaise également) en Thaïlande, et rentre s’installer à Thazi pour être guide touristique de treks autour de Kalaw. Le tourisme lui apporte suffisamment d’argent pour faire vivre toute sa famille, il est très fier que sa mère et sa femme n’aient pas besoin de travailler, même s’il est « parfois en colère qu’elle ne comprenne pas la vie difficile des travailleurs, et gaspille parfois l’argent ».

Épuisés, nous allons nous coucher pour apprécier une bonne nuit de sommeil. Enfin… jusqu’à 21h30 où une grosse araignée tombe du toit sur le bord du lit.. en pleine lecture, j’ai pu avertir Thomas et déguerpir avant que le monstre ne nous mange, fort heureusement ! Chassée par le propriétaire des lieux, notre sauveur, nous tentons de nous endormir. Chose impossible pour moi, convaincue que la maman de la grosse araignée va finir par venir chercher sa fille … je passe donc la nuit dans un demi-sommeil, sursautant toutes les 30 minutes pour guetter autour de moi.

Demain est la plus longue journée de marche avec 7h, ça promet…

Jour 2: de Uapu à Part Tu, 7h de marche

A 4h30, les moines commencent à chanter, mettant fin à la nuit de tout le monde. Sortis du lit à 6h, tout le village est déjà attelé à la tâche, profitant de températures plus douces de l’aube.

Une nouvelle journée de marche démarre à travers les champs de terre rouge, les rizières à sec, les banians trees (l’arbre du Bouddha) sur des sentiers en plein soleil. 

A midi, posés dans une cabane, nous nous accordons 1h30 de sieste régénérante !

Toujours dans la discussion avec notre guide, il nous explique qu’il n’y a pas de réseau électrique reliant les villages, contrairement aux villes.
Les habitants utilisent donc des panneaux solaires donnés par les ONG, faisant écho aux projets visités en Inde et au Népal.

Après quelques raccourcis pris pour notre plus grand bonheur,  nous arrivons à 17h à Part Tu.

Le village est très joli avec ses maisons de bambous, et les buffles partout.

2 jours avant, nous avions choisi pour le logement de rester au monastère. Après la nuit précédente nous n’étions plus si sûrs de ce choix, et la visite du monastère du village, en bois, avec des ouvertures partout parfaites pour les araignées, finirons de nous convaincre, sous l’œil amusé de MinMin.

C’est donc Uan qui nous accueille chez lui ce soir, dans une grande maison assez similaire à celle de la nuit précédente.
Là encore nous partageons un très bon moment dans la cuisine, et dégustons un repas digne de ceux de la veille. 

La fatigue l’emporte sur la phobie, à peine 22h que nous dormons tous les deux comme des bébés, oubliant les bestioles. 

Jour 3 – Part Tu à Inle Lake – 4h de marche

Ouf, dernier jour de marche dans la chaleur !
Les paysages de la veille se répètent, à ceci près que nous rejoignent désormais tous les groupes de marcheurs.

Après 4h30 de marche et des litres de transpiration (glamour toujours), nous voici enfin à Indein, pont d’embarquement pour le village au nord d’Inle Lake ! Victoire !

Le déjeuner englouti, nous montons sur la pirogue pour 1 h de traversée.
Le paysage est absolument magnifique, nous sommes heureux d’être enfin à l’étape tant attendue de la Birmanie ! Un petit stop auprès des pêcheurs, MinMin achète quelques poissons pour la Fête de l’eau, difficile de faire plus frais !
Inle Lake, here we are!