A VOS EPICES !

A peine arrivés à Udaipur, nous nous sommes essayés à un cours de cuisine indienne.

La première chose à savoir est la définition de masala : c’est le mot qui désigne le mélange des épices. Il est employé partout, tout le temps, que ce soit pour le thé ou les plats.

Suman (notre hôte à Delhi) nous a montré sa boite à épices. La base, que chaque Indien a chez lui : Curcuma / chili doux / chili fort / graines de cumin / coriandre poudre / ail en poudre. J’ajouterai à cela la cannelle pour le thé, la cardamome pour les plats, et du gingembre frais pour un peu tout.

Au menu, nous avons donc fait un paneer masala : Le paneer est une sorte de fromage facile à faire soi-même – Ca n’a pas particulièrement de goût en le mangeant tout seul, mais c’est excellent dans un masala pimenté.
Pour la petite anecdote, au lieu de dire “cheese” pour sourire sur les photos, les Indiens disent “Paneer”!

Un chai latte masala: De petites feuilles de thé noir (tous les thés ne fonctionnent pas) bouilli avec 4/5 épices différentes dans de l’eau. On ajoute du lait à la fin. Pour avoir 50% d’eau et 50% de lait.


L’aloogobi : Aloo = pommes de terre et Gobi = chou-fleur.
En plus d’avoir le nom le plus fun des plats indiens, l’aloogobi est DE-LI-CIEUX ! Bien entendu, là encore il y a 1000 épices à mettre dans le wok au bon moment, (l’ordre est très important) et ne pas oublier de parsemer d’un énorme bouquet de coriandre, la base en Inde !

Le naan et le chapati : Une farine blanche pour le 1er, un farine complète pour le 2eme, la pâte est un jeu d’enfant. Ne pas huiler la plaque, pour que la pâte colle (il faut d’abord l’humidifier) et que la poêle soit retournée pour que le naan soit grillé par le feu. Notre favori est le naan à l’ail.
Le cheese naan est une version pour les occidentaux, tout le monde ne connait pas en Inde.
Il est servi à tous les repas sans exception. Français ou Indien, on ne peut pas manger sans pain ! 

Le mulligatawny : Mention spéciale pour Loic et Miléna qui nous ont fait découvrir cette soupe indienne avant notre départ, et que nous avions dégustée avec des lentilles, des morceaux de légumes et des épices.

Dès notre arrivée et à chaque nouvelle ville nous avons demandé aux locaux s’ils connaissaient, mais ça ne disait rien à personne.
On commençait à se dire que le mulligatawny est le Cheese Naan de la soupe : Inventée pour les occidentaux !
Soudain, à Udaipur, le miracle se produisit, il était sur toutes les cartes. Nous savons maintenant que c’est une spécialité du sud du Rajasthan, et qu’il n’y a pas de lentilles corail mais du riz non mixé, mais que les légumes le sont pour avoir une sorte de velouté, et que c’est bel et bien très très bon ! 

On pourrait vous faire un chapitre de livre pour vous présenter tous les plats indiens que nous avons pu déguster, mais comme ça serait trop long, on vous invitera à notre retour à Amsterdam pour vous faire goûter, ça sera plus simple !

Jodhpur, la bleue

Après 2 jours dans la campagne de Tilonia, nous revoici dans le tumulte de la ville. Néanmoins, Jodhpur est plus agréable que sa voisine Jaipur. Plus petite (“seulement” 1,3 million d’habitants), elle est aussi un peu plus propre et les rues agréables.

Lors de notre séjour au Barefoot College (littéralement collège pieds-nu), j’ai eu la mauvaise idée de laisser mes tongs en cuir devant la porte de la cantine. Comme tous les autres, sauf que les miennes doivent sentir meilleur – ou pire ? – que les autres, puisqu’en sortant de mon repas, l’une d’elles a disparu. On a fini par la retrouver croquée – Merci les chiens – mais tout de même encore fonctionnelle. J’étais bien déçue, c’est que j’y tiens à ces tongs! 

A peine arrivés dans Jodhpur, nous sortons nous balader pour la dernière heure du jour. Le moment est agréable. Nous marchons sur le bord de la chaussée, quand un homme, accroupi m’interpelle. Il ne parle pas anglais mais pointe ma tong, et me fais un geste de la main pour que je m’approche. Le gars à l’oeil quand même, il a vu direct qu’il y manquait un morceau.
Il me montre son étal de réparation de tongs (il a dû faire un partenariat avec les chiens de la région). Sans hésiter je la lui tend. Ca lui prendra 5 minutes à réparer ma précieuse chaussure! Clairement, il m’a fait ma soirée.

Enfin remise de cette histoire de pied, la soirée est vraiment agréable, et on se repose pour de vrai.

Marche dans les bazars, un verre sur un rooftop, avec vue sur le fort de Mehrangarh, pour lequel la ville est connue.

Nous rencontrons à notre hôtel un Français. Le monde est petit, il est aussi surpris qu’on connaisse Yssingeaux que l’on est surpris qu’il vienne de Haute-Loire ! Il est de passage pour  10 jours de méditation dans un ashram du coin. On lui souhaite bon courage, et une belle expérience !!


LE FORT DE MEHRANGARH

Nous voici nouveau à visiter un nouveau fort-palace de Maharaja, avec également un musée recelant des objets et palanquins royaux.

J’insiste ensuite lourdement pour aller voir le “White Temple”, ou Jaswant Thada qui est en fait la tombe (ou cénotaphe) du Maharaja Jaswant Singh II.

A l’intérieur, des portraits de profil des différents Maharajas qui se sont succédés sont présentés, et franchement le dessinateur de l’époque n’était pas fin physionomiste, tous les portraits se ressemblent.

Une fois de plus, la lumière de fin de journée est magnifique, et nous profitons d’un moment de pause dans l’herbe, à admirer le monument. 

Jaipur, la Rose

Faisons un petit bond dans la semaine pour vous raconter notre séjour à Jaipur ! Les jours précédents ont été incroyables et ont défilé à toute allure, et nous ont fait rencontrer des gens géniaux et des initiatives vraiment intéressantes. Thomas vous racontera tout ça dans le post de Shanti Sahyog à Delhi et de Frontier Market à Alwar.
En attendant, voici le petit récit (qui va surtout être en photos) de notre journée dans la capitale du Rajasthan !

Notre arrivée ayant été tardive le soir, nous avons profité un peu pour nous reposer le matin, et partir à la découverte des palais, avec notre super chauffeur Surendra.

Depuis le début des visites à Delhi et Agra, on a un peu l’impression d’être dans le décor d’Aladdin parfois.
Oui je sais, ça se passe en Arabie Saoudite et pas en Inde, mais vraiment, on pense que Disney s’est un peu planté entre les pays, et on vous le prouve : La ville d’Agra abrite le Taj Mahal et Agrabah la ville du grand palais blanc de Jasmine, le tigre du Bengale (état de l’Inde) de Jasmine s’appelle Rajah: roi en Hindi. La tenue bleue de Jasmine fait penser aux saris. Le tapis volant: Jaipur est très connue pour ses tapis. Le mont Abu dans le sud du Rajasthan porte le même nom que le singe d’Ali et qui se transforme en éléphant…L’un des animaux emblématiques de l’Inde.
Oui, j’ai bien bossé la question 😉 Alors, convaincus ?
Bref vous allez me dire oui mais il y a – ou avait – tout ça aussi en Arabie et vous marquerez surement un point, mais je reste convaincue que les deux cultures – (par ailleurs assez proches puisque l’Inde du Nord est un énorme melting pot entre l’Asie et l’Orient) ont été mixées pour l’occasion.
Bref, tout cela pour dire que l’on revoit nos classiques en chantonnant les musiques du dessin animé dès qu’on visite un nouveau palais de Maharaja 😀

Ci-dessus, le palais d’Amber, qui date de 1592, était la résidence des maharajas Rajputs pendant des siècles.

L’après-midi, direction le City Palace, où vit l’actuel Maharaja, Sawai Padmanabh Singh.

Petite minute culture : Maha signifie “puissant” ou “grand” et Raja signifie le Roi.
Les privilèges ont été abolis lors de l’indépendance de l’Inde en 1947, mais tout comme dans de nombreux pays d’Europe ayant eu une monarchie, le titre reste prestigieux et la tradition est toujours très ancrée dans la vie quotidienne.

Après ces visites de la gloire royale passée, nous repartons explorer les bazars indiens. L’expression “c’est le bazar ici” prend soudain tout son sens >_<

La fabrication des tissus, la porte des Vents illuminée et une petite pause avec ma nouvelle addiction: le thé massala au lait, un délice !

La porte d’entrée de notre guest house, et Bruno, le chien de la propriétaire 😀 (qui ne savait visiblement pas que c’est un prénom humain français haha).

La journée se finit en beauté avec un feu d’artifice (tout comme les jours qui vont suivre). Nous sommes en pleine saison des mariages en Inde – Printemps et températures douces obligent – alors nous nous endormons au rythme de la musique festive indienne, des aboiements des chiens et de quelques scooters tardifs.

C’était la fin, mais avouez que la vue n’est pas mal 😉

Le lendemain, nous partons en route pour Tilonia avec, sur le chemin, une visite imprévue chez Surendra qui nous présente sa famille , un chai latte partagé et une fanfare flashy annonçant le mariage des voisins !

Vont suivre 3h de route pour arriver à Tilonia, à suivre dans le prochain post du Barefoot Collège.

Don Bosco : Skilling India

Don Bosco Technical Institute is a large campus in the south of Delhi. Its ambition is to teach youth 18-35, who are marginalized from the ‘new economy’ jobs, how to enhance their employability.

So on a sunny day at 9:30 we set out to pay a visit. Although India sometimes feels quite foreign by its traffic, getting to Don Bosco was just like I do it at home in Amsterdam: Uber. The driver was there in 5min and 20min later he dropped us in front of a big old iron portal.

VISITING DON BOSCO

The first thing I noticed after the quick security check-in was how beautiful the garden is. It’s kind of roundabout with a perfect green pitch and plenty of colorful flowers. Later on we discussed with the gardener who works here for 25years and we complimented him for the amazing garden he made.

Then I looked around and I saw an old but well maintained large building and a soccer field.

As I was distracted, Hitesh, our contact person at Don Bosco, approached, snappily dressed in a brightly colored patterned suit. Laura and I, expecting a less formal meeting, were dressed in T-shirts and jeans, and all of a sudden we felt quite underdressed! Nonetheless, he welcomes us warmly and escorted us to the door of a classroom.I immediately saw a big Philips poster and knew I was definitely in the right place! 🙂

A TEACHING MOMENT

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We were welcomed by 14 students between 20 and 36, all wearing nice blue Philips jacket.We walked to the stage to introduce ourselves and Laura explained that we wanted unposed photos, so asked them to behave naturally.

Immediately I felt everyone become nervous: “how to act natural!?!” Laura told me later that this is something she encounters a lot. I had no doubt that she’d be able to get them to relax, but also noticed that they dimmed the lights for the lesson, so they could use the beamer. That could make it tricky, I thought…!

I sat at the back of the room to listen to the course which was half English half Hindi. It reminded me my own electricity lessons. The teacher explained what electricity is,where it comes from, how it’s transported, and I’m happy to report there was a strong emphasis on green energy and safety.

After an hour we left the class to meet the Principal,He’d been leading the institute for 50 years, and his passionate eyes let us know just how strongly he felt about its purpose.

He gave us a tour and it was impressive to see the myriad programmes they propose: construction, electronics, mechanics, plumbing, power sector, printing – and more. His ambition is to train 8000 students a year and he was proud to share the new work in progress: a 7-floor building to host them all!

As we walked back through the courtyard, we saw students playing on the soccer field. They were laughing a lot, which was quite a change from the studious expressions and nerves of the morning’s lesson. We ended up quite busy posing for selfies.

The teacher explained me that they’re not used seeing foreigners, and they’ll all share the news of meeting us with their friends and family. We’re not much different, since I’m doing the exact same thing right now.

BACK TO CLASS

After lunch it was time for the experimental classroom. The funny thing is that the electricity of the room went down, so they had to fix it before the class 🙂

It was hands-on sessions where groups of students had to create serial and parallel electrical network including lamps and switches to explain the difference between those two options.

The atmosphere was really more relaxed than in the morning, we could ask questions right and left and we had again some selfies.

I used that opportunity to interview individually 3 students to get a better understanding of their stories. I felt again the stress in their voices but I quickly understood the challenge for them was actually to speak English. Luckily Hitesh was here to translate and then they relaxed and spoke freely.

Scroll down to find those portraits. To me it was a very great moment, it helped me understanding how tough culturally, socially and economically it can be to come from rural villages or disadvantaged families. Coming from Europe you easily forget how easy it is to access education — something that we take for granted others work very hard for.

The day is now over, it was a long day and we have our minds full of experiences but even so Indian’s hospitality reached us back : they invited us to have some snacks and lassi in the city before to say goodbye.

Portraits:

Shehnaz is a young woman of 21 years old and she’s in a family of 5 sisters and 2 brothers from a village near to Delhi.

She’s a strong person, she lost her father in 2011 and her mother completely disapproved the idea to have her daughter becoming electrician.

It’s important to understand that from certain regions and especially from rural villages girls should do the housework and the entire community is against the concept to have woman doing anything else including electrician.

So even if her mother and the community was against, thanks to her brothers she managed to join Don Bosco Tech. Since that time she got the buying from her mother because she’s the only person at home able to fix electrical issues.

Shehnaz is brave, she knows only 1% of electrician are woman, she wants to prove she can do it even better than men but she knows, to get a job, she will have to convince the interviewer who might not be ready yet for hiring a woman. Her answer:”I can’t handle the community but I can fix their electricity”

Vikalp is a man of 36 years old leaving in Delhi. He has a commuting time of more than 1h to reach the institute and he does it every day. Like others he’s in this program for 2 months and has done half already.

Vikalp has always been interested in electricity since his father has an electrician shop. Unfortunately he didn’t succeed his scholarship with public schools due to some personal obligations and joining Don Bosco is a second chance.

One of his key learning is there are units and tools to measure electricity. He now wants to know everything about electricity but what he likes the most is electrical wirings.

Obviously he wants to become electrician and he’s convinced to find a job in less than 6months preferably in Delhi.

San Dhwa Shukla is a woman of 34 years old and has 2 children: 7 and 11 years old. She has a master in political science but she stopped everything after her marriage to take care of the children and house.

Now that children are older she’d like to get a job but it’s too difficult to find in her branch especially farter such a break. Since she has always been an handy person, always fixing products when she heard about Don Bosco from a friend she decided to join with the ambition to later have her own shop.

Right now it’s difficult to deal with both lives but her husband is really supportive since he also don’t want her to do nothing. As she says “you can’t get anything by easy hands” and it’s only for a short period.

L’une des 7 Merveilles du Monde

Alors il est important de préciser dès le début de ce post que cela faisait bien longtemps que je rêvais de visiter le Taj Mahal. Joyau architectural de l’Inde, l’une des 7 Merveilles du Monde, la visite était dans la top list.

Il y a 3 ans, Thomas est venu à Delhi en déplacement professionnel et a eu l’occasion de visiter les alentours avec son collègue et ami Shovan.
Je n’avais qu’une seule demande : “Tu n’as pas intérêt à visiter le Taj sans moi !”. La 1ère fois il a tenu promesse. Lors de la 2eme visite en Inde, ça a été plus compliqué de dire non à Shovan qui tenait vraiment à lui faire visiter. (Impossible de venir en Inde du Nord sans visiter le Taj, qu’il lui a dit). Soit.
A son retour, il m’a dit, alors que je lui posais mille questions pour savoir comment c’était en vrai : “Bah en fait le Taj Mahal c’est pas si exceptionnel, ne sois pas déçue. On a visité le tombeau d’Humayun qui est une version plus petite du Taj et en rouge, mais finalement qui est même plus beau”.
(Le menteur…!! Vous vous en doutez, il voulait juste que je ne sois pas trop déçue qu’il y soit allé sans moi.)
Voilà ce que j’avais retenu, et je m’étais donc dit bon on va le visiter mais il faut que je m’attende à ce que ça ne soit pas si exceptionnel.

Il est 6h du matin quand nous quittons Delhi pour Agra, l’ancienne capitale moghole, avec Shovan, que j’ai enfin pu rencontrer !
La route est longue, mais nous arrivons milieu de matinée au mausolée, prêts à voir la Merveille.
La première porte annonce déjà la mesure de l’édifice, elle-même grandiose et je frissonne à l’idée de la franchir.

On franchit la porte et là… Là l’émotion m’envahit complètement.
C’est juste exceptionnel de se retrouver là, face à ce monument qu’on connait tous grâce aux photos.
On se croit dans un rêve mais c’est bien réel.
L’émotion et le bonheur d’être là ne me quitte pas de toute la visite, et on s’amuse avec Thomas et Shovan à faire des photos sympas.

Difficile de quitter le Taj Mahal, mais au bout de 3h de visite, on se dit que ça serait bien d’aller voir les autres lieux emblématiques.

Visite du fort d’Agra, splendeur de la dynastie Moghole en grès rouge.
L’histoire la plus connue est un poil triste, puisque le roi Shah Jahan, qui a fait construire le Taj Mahal en hommage à sa femme bien aimée, s’y fait emprisonner par son fils suite à un coup d’état, ne pouvant voir la fin de la construction que depuis sa cellule dans la forteresse.

(Plus de photos : cliquez pour les agrandir)

La journée bien remplie d’architecture somptueuse se termine au Fatehpur Sikri, une autre cité moghole datant du 16e siècle.
Nous nous y baladons en profitant de la belle lumière de fin de journée et du calme de l’endroit. Le moment est tout simplement parfait.

19h, il est l’heure de repartir pour Delhi, car 3h de route nous attendent et en Inde on ne sait jamais combien de temps va vraiment prendre le trajet ! (Il nous aura en effet fallu quasiment 5h pour le retour!)

Mais qu’importe, on se souviendra toute notre vie de cette journée unique !

New Delhi, la découverte de la vie indienne.

New Delhi.

Capitale de l’Inde, c’est l’une des villes les plus polluées au monde, une agglomération d’environ 16,5 millions d’habitants, composée d’une multitude de cultures différentes.

Tous ceux qui sont allés en Inde te conseillent de bien te préparer, car Delhi, c’est un choc. 

Tout juste sortis de l’aéroport, je dis à Tom : “tiens, on dirait qu’ils viennent de lancer des feux d’artifice, ça sent les pétards…” il me regarde avec un sourire en coin et me lance un “Welcome to Delhi !” Ah ok. En fait c’est toujours comme ça. Bon, et bien c’est parti alors !

La 1ere nuit fut bien courte, puisque nous avons rejoins l’hôtel à 4h du matin, suivi d’une jolie insomnie dû à l’excitation du voyage et au décalage horaire. 

Le lendemain est notre seul jour de vraie visite de la ville, alors nous filons à la Tombe de Humayun. En taxi.
Le taxi – ou plutôt la circulation indienne – est une expérience en soi. Pas de ceinture de sécurité, des klaxons en continu, des gens qui roulent absolument n’importe comment. Tu crains pour ta vie toutes les secondes en somme. Et pourtant ça passe. Tu ne sais pas comment ils font, c’est juste incroyable. L’effet est aussi amplifié par la conduite à gauche, donc non seulement tu as tout le temps l’impression qu’ils prennent la route en sens inverse, mais en plus les voies sont faites pour… ben pour rien en fait puisqu’ils ne les respectent pas.

Subjuguée par ce cirque de la route, je suis prise d’un fou rire, parce que vraiment, c’est fou. Thomas est habitué, il est amusé de me faire découvrir ça, et je suis contente de vivre cette expérience ensemble. 

Après ce trajet, nous arrivons donc sur le site. Un mausolée de style Moghole datant de 1571 abritant la tombe de l’Empereur ainsi que les autres membres de la famille royale.

En passant la grande porte après les jardins, le “WOW” te prend de plein fouet, c’est sublime. Un petit Taj Mahal rouge. (C’est celui-ci qui a d’ailleurs inspiré le Taj d’Agra).

L’endroit est magnifique, sculpté, les fenêtres sont ornées de rosaces en pierre, et tout autour, les jardins donnent une atmosphère paisible qui coupent le brouhaha de la ville. 

Puis la visite se poursuit au Fort Rouge (de son vrai nom Palais de Shahjahanabad mais je suis sûre que vous n’avez pas lu ce nom en entier, n’est-ce pas!). Forteresse Moghole construite en 1648, c’est aussi le symbole de l’Indépendance de l’Inde car le 1er Ministre y a fait la premiere déclaration en 1947.

Le site est en rénovation, et c’est assez comique de regarder les ouvriers travailler au milieu de la foule de touristes. 

Le soleil est dans sa “Golden Hour”, la lumière est sublime et se mélange avec les saris de toutes les couleurs. 

On reviendra là-dessus plus tard mais je suis tombée amoureuse des saris, tous plus beaux les uns que les autres.
Je pense sérieusement à développer une série photo sur ce sujet !!! (Ca sera haut en couleurs ! 😉 )

A côté du Fort, il y a le Vieux Delhi. Alors là, on peut dire que c’est une vraie expérience. La foule se mêle aux petits taxis et scooters sans trop de problème, ça sent les épices – mais pas que (je vous laisse imaginer) – de façon très forte et les trottoirs sont remplis de produits et de déchets. Nous nous engouffrons dans une ruelle, le quartier de l’électronique. Des rubans LED pendent partout, ampoules et autres suspensions luminaires sont des démonstrations de lumière. Les singes traînent sur un nombre incalculable de câbles électriques, des hommes transportent leurs colis sur la tête, d’autres en charrette, d’autres sont juste assis là à regarder la scène.  Et tout ce petit monde fourmille de façon très naturelle. 

La nuit tombe, nous nous rendons chez Suman qui nous héberge avec une très grande bonté chez elle, dans le quartier de Kalkaji. Elle nous fait visiter sa maison, les portraits de Gandhi et des statuettes de Bouddha partagent la pièce avec des masques vénitiens, des sculptures africaines, des petites maisonnettes d’Amsterdam où vit sa fille Prajna (qui gère la fondation Signify). Tout a une histoire ici, et rien n’est laissé au hasard car son mari Rajiv est architecte. 

On discute, on dîne un festin de roi, et après un thé partagé, nous partons nous coucher. 

Cette première journée a été bien riche en émotions, et celle de demain s’annonce tout aussi chargée ! 

A 100 days trip to Asia

Laura and I are not married yet but the preparation of this trip could be assimilated to the preparation of our wedding!

I mean this is an important project for us and it took us almost 1 year to get it done to look at where to go? how to go? and what to do?

Of course it wasn’t a full year dedicated to planification, first of all I needed to confirm my sabbatical with my company before to project myself into the trip, then I think, only during our holidays to Costa Rica in February 2018, we both agreed to go to Asia because we already have some experiences with Asia thanks to previous trips and because we love the culture, the people and the food (ok, you don’t plan such a trip only based on food but you know food is an important factor for French 🙂 ).

It’s during last weeks before the D-day that everything get accelerated, when we finally made our visas, vaccinations, bookings and final calls with NGOs.

It’s also during the last week that we realized…we realized we were about to leave for 3months, the fact everything was more concrete allowed us to project ourselves into the trip but, to me, the crucial point was all the farewell parties we had with friends and family, then I understood Aasha wasn’t in my mind anymore but really concrete.

Let’s come back to the purpose of this post, 100 days trip to Asia! wow it sounds a lot but I can tell you that with the planning we have it’ll fly really fast.

100 days trip to Asia

We had several plans, initially we were a bit too optimistic. We took a map and Laura draw the perfect itinerary (you know the one without any constraints) and it ended up with a journey starting from Russia and ending in Indonesia, all by trains!!! I told you the optimistic plan 🙂

Finally after putting things in perspective we decided to visit 6 countries in the most sustainable way as possible and to support NGO projects will find on our route. We’ll come back to the projects in a different post but they are all really awesome!

As you understood we start with India, then Nepal, Myanmar, Thailand, Cambodia and Vietnam.

Follow the blog and stay tuned because we’ll share a lot during the remaining 99 days 🙂