Kampot et Phnom Penh

Quoi un article pour 2 villes ! Mais c’est qu’ils deviennent féneants ces deux là!
Ok, ok. C’est vrai que Kampot et Phnom Penh mériteraient un article spécifique mais comme notre temps dans ces 2 villes a été compté, on le retranscrit dans le blog.

Kampot, meilleur poivre du monde

Avant même d’arriver à Kampot tout le monde nous avait parlé du poivre de Kampot comme étant le meilleur du monde. D’ailleurs Jeanne et Flo nous ont même passé une commande.

Alors est-ce bien vrai?

Oui, les arômes et l’intensité du poivre de Kampot font vraiment la différence du poivre Ducros qui fait éternuer. On comprend que les plus grands restaurants se l’arrachent à prix d’or.

Pour mieux comprendre l’histoire et les caractéristiques du poivre on part visiter La plantation.
Sur le chemin, les maisons typiques cambodgiennes défilent, en bois et sur pilotis (pour éviter les insectes et animaux sauvages), toutes très jolies !

Des Franco-belges ont relancé une exploitation de poivre dans les traditions et de façon biologique. Incroyable, on peut déguster le poivre. Tout comme dans un vignoble ici notre guide nous fera goûter du poivre blanc, rouge, noir, long poivre, poivre salé, poivre pimenté. Bon il faut quand même avouer qu’après la dégustation notre bouche était un peu en feu.

Nous passons également par les champs de sel, on se croirait presque à l’île de Ré, vous ne trouvez pas ?!? (ok, les montagnes en plus..)

Le village de Kampot

Le village en bord de rivière est très agréable. On s’y baladera longuement, notamment à la tombée de la nuit pour profiter des marchés nocturnes et de ces ruelles de caractères.

On retrouve à Kampot beaucoup de maisons coloniales et on sent que la présence française y a été importante.

Le crabe de Kep

Attends Thomas, c’est pas 2 villages mais 3 que tu racontes dans ton article…
…oui je sais mais Kep a été un stop le temps de manger le fameux Crabe au poivre. Juste un stop mais qu’on ne peut passer sous silence.

Nous voici arrivés sur le marché aux crabes de Kep. Une myriade de cabanons en bordure de mer avec des étalages remplis de fruits de mer tout plus appétissants les uns que les autres.
Pas question de suivre le lonely planet et d’aller où tous les touristes se trouvent. On choisira notre table par la qualité des fruits de mer présentés.

L’endroit ne paie pas de mine et nous sommes les seuls avec une famille cambodgienne de 12 personnes.
Un crabe entier pour Laura et un Amok au crabe pour moi arrivent sur la table. Un vrai délice. Laura m’épatera par sa dextérité à décortiquer son crabe.

La famille à nos côtés quitte les lieux et le père de famille, avec qui nous avons rapidement discuté en attendant notre crabe, s’approche vers nous pour nous dire qu’il nous a invité.
Surpris et gênés on insiste pour payer notre repas. Ce sera peine perdue, l’homme nous apprend qu’il travaille pour le gouvernement cambodgien et insiste pour nous inviter en guise d’hospitalité.

La capitale du pays: Phnom Penh

La raison principale de notre passage à Phnom Penh est de rencontrer une entreprise sociale dans le cadre de notre Aasha Mission.

Nous passerons 2 jours avec les membres de ACE (un prochaine article leur sera dédié sur ce blog). Ce qui ressortira de notre passage dans la capitale est une forte présence d’expatriés travaillant ici.
Rien de négatif, on passera de très bons moments avec par exemple une session open mic (qui le veut peut chanter ou jouer en live) mais on sent que la ville tourne autour ou grâce aux expatriés.

Une visite à ne pas manquer est celle du musée du genocide. On y visite une prison secrète où les Khmers rouges ont torturé et tué des milliers de personnes.

Les témoignages et photos sont dures et émouvantes. On s’était souvent questionné avec Laura sur ce génocide au cours de nos minutes culturelles journalières – Laura lit tout les jours un passage historique afin d’enrichir notre culture et s’immerger d’avantage dans nos visites –

Mais ce musée n’amène pas de réponses car il n’y a pas de réponses face à ces atrocités. Les khmers rouges est initialement un parti populaire qui veut redonner du pouvoir aux paysans. Ce mouvement prendra de l’ampleur avec l’ambition d’éliminer dans son propre peuple tous les érudits, personnes vivant en ville ou encore hommes de foi. Il en viendra même à torturer et tuer des membres de son propre parti par crainte de trahison.

Une horreur sans nom palpable tout au long de la visite de ce musée à travers les chambres d’isolement de cette prison.

Une horreur que l’on conteste tous à la sortie du musée avec de grands messages : “plus jamais”. Et pourtant il faut croire que l’homme est aveugle car même si tout le monde est sensible à cette visite, il n’empêche pas moins qu’il y a encore de nombreux génocides sur terre et notamment chez un voisin la Birmanie…

Riverside

Pour finir cet article sur une note un peu plus légère, le Cambodge se clôture avec une balade sur la digue de la rivière. Comme à Battambang, les “riversides” sont très vivants, entre vendeurs de rue, familles venues flâner au bord de l’eau après la journée de travail, celles qui suivent un cours de fitness au son de la musique cambodgienne, …
La promenade au bord du Mékong fait partie de la vie quotidienne ici, et c’est un vrai plaisir pour nous d’observer tout ce petit monde profiter de la vue pendant le coucher du soleil !

Demain nous partons très tôt en bus. Le Cambodge c’est fini, à nous le Vietnam !

Les transports cambodgiens

Parce qu’on sait que vous aimez nos petites apartés, en voici une nouvelle:
Les transports cambodgiens.

Au Cambodge il y a eu beaucoup de transports, et malgré que ça soit le plus petit pays que l’on ai traversé, c’est le plus folklorique jusque là ! (Ok, il reste le Vietnam..)

Ici, ce sont principalement des minibus de 15 personnes qui sont proposés, de qualité variable. Côté conduite, je pense qu’ils valent les Indiens (bien qu’il y ait 3 fois moins de monde sur les routes).
Les chauffeurs roulent comme des fous, doublent tout le temps même quand ça passe vraiment limite, des routes en rénovation ou carrément délabrées, etc.

Ainsi, il nous a fallu 6h de route au lieu de 3h pour aller de Siem Reap à Battambang, 14h de route pour faire le trajet Battambang – Sihanoukville, au lieu des 10h, 3h au lieu de 2h pour aller à Kampot, et enfin la palme revient au dernier trajet, Kampot – Phnom Penh. Pas forcément du fait du temps de route doublé une fois de plus, mais plutôt pour la grosse blague qu’a été le conducteur.

En effet, nous avons trouvé un bus en dernière minute à Kampot pour la capitale, car fin des vacances nationales obligent, tous les bus étaient remplis de locaux rentrant chez eux. Nous voici finalement dans un mini bus blindé, un peu serrés, mais au moins nous avons un moyen de transport !

Au bout de 15 min, le chauffeur s’arrête et nous fait comprendre que les 4 personnes sur le bord de la route vont monter, il faut donc se serrer pour leur faire de la place. Tout le monde hallucine, on explique au chauffeur que c’est impossible. Le coffre ne ferme déjà pas à cause de nos sacs, le trajet va durer 3h cambodgiennes donc 5h, donc non, hors de question que ces personnes montent. L’experience “serrés comme des poulets birmans” nous a suffit !
Les Cambodgiens à bord ne sont pas d’accord mais personne ne bronche, ils abandonnent rapidement.

Personne ? C’était sans compter sur les Français, ces casse-couilles! Je tente d’expliquer au chauffeur qu’il est hors de question de prendre plus de gens, que son van est déjà complet, et une des passagères lui traduit car il ne parle visiblement pas anglais. Le mec s’accroupit au bord de la route, en mode boudeur, et nous dit que le bus ne repartira pas temps qu’on aura pas fait de la place pour ces 4 personnes !

Là dessus Thomas s’en mêle, et le mec change littéralement de tête. On lui demande d’appeler son boss pour trouver une solution, et on comprend à ce moment là qu’il ne sera payé que 45$ pour faire le trajet, et c’est pour cela qu’il prend des passagers en plus, dont les 7$/pers iront directement dans sa poche, et pas dans celle de son boss. Un autre passager rigole “ Yes guys, that’s Cambodia!” Ben peut être que les Cambodgiens kiffent être en mode poulets en batterie, mais très peu pour nous.

Démocratie oblige on retourne voir les passagers pour savoir s’ils sont vraiment près à avoir 4 personnes supplémentaires dans le bus, après tout on ne veut pas non plus tout perturber. On comprend qu’ils ne veulent pas mais qu’ils ne savent pas quoi faire. Du coup on retourne voir le chauffeur, on ne cède pas, et finalement, carrément énervé, il nous dit de remonter dans le bus et nous repartons. Ouf ! Sa vengeance sera de la vieille techno avec les basses à fond histoire de faire vibrer tout le bus (et ce pendant 4h).

10 minutes après, nouvel arrêt, il va aux toilettes. On repart. 10 minutes après à nouveau il s’arrête à un garage, un mec tape sur l’embrayage, apparemment il y a un problème. On repart quand même. 10 minutes après, nouvel arrêt pour réparer l’embrayage. Ca prendra 1h, nous sommes partis depuis 2h et nous n’avons pas fait un tiers de la route.

Au Cambodge, la leçon est apprise, toujours prévoir le double de temps pour tout !

Espérons que le passage de la frontière avec le Vietnam sera plus facile !

Koh Rong Samloen – farniente, cocktails et bbq

Quand on pense au Cambodge on ne pense pas forcément aux cocotiers et aux longues plages de sable blanc. Pourtant au sud du Cambodge, en bordure de la Thaïlande et du Vietnam, on trouve plusieurs îles qui peuvent faire concurrence à ses pays voisins.

Nous ferons donc nos Robinson sur l’île paradisiaque de Koh Rong Samloen.

Attention spoilers : 10000 photos de plage vont suivre…

Pour s’y rendre, rien de bien compliqué, tous les bus mènent à Sihanoukville, et ensuite des ferrys font la navette plusieurs fois par jour. Par contre important de demander à votre hôte quelle compagnie choisir car elles arrivent tous à différents endroits sur l’île et il est préférable d’arriver au plus proche de son logement car sur l’île il n’y a pas de routes et les sentiers dans la jungle peuvent être épuisants avec les sacs.

Sihanoukville, cauchemar du littoral

Mais avant de parler de ce petit paradis quelques mots sur ce désastre qui grandit sur le continent.

Sihanoukville est une horreur, désolé pour mes amis/collègues chinois mais cette ville est envahie par les investisseurs chinois afin d’y construire des casinos tous plus grands les uns que les autres.

Tout est écrit en chinois, la ville entière est en construction de jour comme de nuit – des buildings, des portions de routes boueuses. Une très forte odeur d’égout envahit ces rues et les prix sont beaucoup plus cher que nul par ailleurs au Cambodge. Bref vous l’aurez compris, un 0 pointé pour cette ville qui sera pour nous une escale de très très courte durée afin de rejoindre Koh Rong Samloen au plus vite.

Koh Rong Samloen, la plus belle plage du Cambodge

Koh Rong Samloen est une île paradisiaque comme on peut les imaginer. De toutes les petites îles qu’on ait visité , elle rentre dans le top 3 après Paxos en Grèce et Koh Lanta en Thaïlande.

Nous avons choisi de rester sur Saracen beach, la plus grande, la plus animée et je pense la plus belle de part l’immensité de sa plage de sable blanc. En plus ici il y a des marées, bon c’est pas la Bretagne où les plages du Nord mais ça recule de quasi 100m.

Pour accentuer le côté paradisiaque de nombreux hamacs et balançoires sont posés en bordure de plage, de quoi se relaxer les pieds dans l’eau.

Notre lodge (le Cita) avec ses cabanes en bambou était idéal: comfortable, sur la plage, un peu à l’écart des autres lodges et le personnel super accueillant.
Le fait d’y être en basse saison fait que la plage est quasi vide, une vingtaine de personnes. Pour ceux qui iront visiter cette île en haute saison et qui cherchent la tranquillité je pense qu’il est préférable de regarder vers Lazy Beach qui est à l’ouest de l’île mais a seulement 20 min à pied en traversant la jungle depuis Saracen beach.

Relax, take it easy

Comme vous pouvez l’imaginer notre programme sur cette île n’était pas très chargé : farniente, baignade, cocktail et bbq!
(Note de Laura : Je tiens à préciser que cette halte relève de l’exploit puisque Tom n’aime habituellement ni le sable, ni se baigner dans la mer. Les 40 degrés auront eu raison de lui, pour mon plus grand bonheur, il s’est baigné presque autant que moi !!)

Notre 2e journée sur l’île a été ponctuée de gros orages tropicaux mais quel plaisir, enfin de la fraîcheur! Pour les vieux qui nous lisent, vous connaissez la pub Tahiti douche, où on voit des personnes se savonner sous une pluie tropicale? Je sais pas vous mais j’ai toujours rêvé de faire ça. Sauf que le plus souvent, chez nous, quand il pleut il fait froid et on essaie d’esquiver.
Cette fois ci, on n’avait pas le savon mais on pouvait rester sous la pluie en maillot de bain et profiter. Une sensation de liberté vraiment agréable qu’on aimerait retrouver plus souvent. D’ailleurs on était loin d’être les seuls sur cette plage à s’amuser sous la pluie.

La lumière qui a suivi était splendide, les orages sur les îles paradisiaques font le bonheur des photographes…!

Note de Laura : Le déluge était aussi le moment pour apprendre à Thomas à jouer au Rami, le jeu des Ponchel par excellence. Mamie sera fière d’apprendre que, bien entendu, j’ai gagné 5 parties sur 6. (Thomas ne voulait plus jouer alors je l’ai laissé en gagner une..).

Snorkeling à Koh Rong Samloen

Qui dit île paradisiaque dit snorkeling et là nous avons eu deux expériences. La première en pleine nuit où on nous demande de plonger du bateau et de nager.
Vous allez me dire: Thomas c’est quoi le délire de faire du snorkeling en pleine nuit?
Et bien figurez-vous que l’eau est remplie de plancton luminescent, c’est à dire qu’il rayonne quand on remue l’eau. Et non ce n’est pas un projet Philips!

Nager en pleine nuit dans l’océan et déjà une expérience en soit. Mais voir plein de points lumineux s’activer lorsqu’on nage rend le moment féerique. Une sensation que nous avions déjà vécu au Costa Rica à bord de kayak. Les nuances de couleurs et l’intensité sont d’ailleurs beaucoup moins importantes qu’au Costa Rica, mais plonger dans l’eau et laisser des traînées lumineuses, ça fait son effet.

La deuxième session snorkeling est cette fois pour voir les poissons et les coraux. Suite à la tempête de la veille, la visibilité est assez faible et c’est seulement vers 16h qu’elle s’améliore pour nous laisser voir les coraux fleuris par milliers, de toutes les formes et couleurs ainsi qu’une multitude de poissons et quelques gros crabes timides.

Pour ma part je n’avais jamais vu autant de coraux en vies et si somptueux.
Un eco-système important à préserver, mais qui ne l’est malheureusement pas suffisamment dans cette zone.

Au bout de 3 jours, nous quittons l’île à regrets, mais également plein de motivation pour le 9ème projet social et environnemental que nous allons visiter à Phnom Penh.

Battambang

Après la folie touristique de Siem Reap, nous voici plus au sud-ouest dans un petit village appelé Battambang.

Battambang est animé par de nombreux marchés entourés de maisons coloniales. C’est une jolie ville où l’on trouve de très bonnes adresses pour se restaurer, (outre les traditionnels nights markets) le petit plus est que la plupart participent ici aussi à des actions humanitaires et proposent de délicieux menus végétariens.

A la découverte de Battambang

Le premier jour nous décidons de visiter le seul domaine viticole du pays en passant par la route aux 1000 Flamboyants.
Pas de suspens, ça ne valait pas le détour (à l’exception de la beauté de la route), un Syrah venu de France qui ne prend pas le temps de vieillir ce qui donne un beau Baron de Lestac (pour les fins connaisseurs 😉 )
Ce moment marque aussi les débuts de Laura en scooter. (La vidéo sera dévoilé à celui qui paiera le plus gros bakshish).

Néanmoins sur la route nous sommes tombés sur une maison traditionnelle datant de 1907, Khor Sang, qui a appartenu à l’ancien secrétaire du gouverneur Thaïlandais de la province. Sa petite fille de 80 ans nous fait visiter sa maison remplie d’histoire et le tout en français! Ce moment semble privilégié et nous sommes envoûtés par l’histoire de cette maison et par les quelques photos et mobiliers d’époque. La maison est entièrement fabriquée en bois (qui n’a pas bougé après plus de 100 ans) sur pilotis afin de se protéger des insectes mais aussi qui, combiné avec les hauts plafonds, favorisent les courants d’airs.

Cours de cuisine cambodgienne

Un cours de cuisine haut en saveurs avec d’autres voyageurs: une française et un couple portugais. Avant de commencer le cours de cuisine, le chef nous invite à faire le tour du marché voisin pour se procurer les ingrédients de la recette.

En cours de route il nous explique qu’au Cambodge, à l’exception des restaurants, on n’utilise pas de réfrigérateurs et de ce fait sur les marchés les bêtes sont vivantes et tuées sur place à la demande. (A l’exception des gros animaux). D’ailleurs le plus tôt on arrive le plus cher est la viande, et s’il reste de la viande en fin de matinée elle sera séchée.

Ces explications feront le bonheur de ces dames qui annoncent qu’elles sont végétariennes. Néanmoins, la visite continue et l’expérience Cambodgienne commence, car au Cambodge “on mange de tout sauf les jolies filles” ricane notre chef. Et comment dire, c’est vrai… on trouvera sur ce même marché les classiques poulets, poissons et viandes rouges mais aussi tortues, rats, cobras, grenouilles et … chiens! Heureusement qu’il y a la halle aux légumes car l’expérience devient difficile pour tout le monde.

De retour en cuisine, l’atmosphère est bon enfant et on apprend à cuisiner des rouleaux de printemps, du poisson Amok dans sa feuille de bananier (une tuerie), du poulet Lok Lak et un dessert à la banane.

L’après-midi sera dédiée là encore à la campagne environnante, et nous tombons notamment sur un monument dédié aux disparus du génocide. Une fois de plus, on prend la mesure de l’horreur vécue. Des centaines de crânes humains sont empilés dans le monument, et des gravures présentent les scènes d’atrocité qui étaient le quotidien des Cambodgiens pendant 3 ans.
Heureusement les enfants des villages, qui nous lancent des “Hello ! Hello !” à tout va avec de grands sourires, adoucissent l’atmosphère pesante.

Le cirque de Battambang

Battambang est aussi réputée pour son cirque qui forme des enfants défavorisés à cet art. Leur troupe tourne à travers le pays et lance de nombreux acrobates pour des cirques internationaux.

En gros amateurs de cirques que nous sommes, on ne pouvait manquer l’occasion d’assister à ce spectacle. Avec des billets de dernière minute on se rend au cirque avec le couple portugais du cours de cuisine.

Le cirque est à l’extérieur de la ville, un parc composé de plusieurs bâtiments où s’entraînent les apprentis acrobates et juste à côté un amphithéâtre de fortune pour la prestation temps attendue.

Ce n’est pas le Cirque du Soleil ni le cirque Eloïze (nos références en la matière) mais il faut reconnaître le potentiel de ces personnes et le projet social porté par cette organisation. La mise en scène et les acrobaties de cette petite équipe de 5 personnes nous feront passer une très bonne soirée et on recommande aux personnes passant dans le coin de s’y arrêter.

TARAurja – How technology can serve NGO’s mission

If you look around you’ll notice that we are surrounded by technologies. The last decades have been full of breakthroughs at such point that we don’t even talk about those findings anymore, there are so many innovations every day that media can’t follow and in the industry we had to create jobs with the goal to track them and identify which ones will enable the next killer features.

I used to be technology program manager so I can’t be neutral in this article since I do, myself, have a huge passion for innovation. I just completed Elon Musk’s book and I’m also convinced technologies help us to get an easier and better life.

I know a lot of people will disagree with my previous statement. Indeed, I also have to recognize that most of today’s pollution is coming from those first stages technologies. It’s a philosophical topic I’d be happy to discuss with you but let’s park it for the time being.

What we can agreed on is that by nature human is an explorer. Nowadays, people are busy trying to figure out a way to colonize March and during their race they have released a myriad of technologies.

Why not using those findings to improve quality of life to marginalized or disadvantaged people? Why not using those technologies to bring electricity to off grid areas?

Signify Foundation and TARA partnered to make this possible. Laura and I have visited two micro grid solar farms in Uttar Pradesh region and interviewed customers to understand how it works and the benefits of those solar farms to villages.

The micro grid powered by Solar Energy

Before to speak about the solar farm itself it’s important to understand how Tara Power did the site assessment.

First, it must be far from the capital, with a population of more than 1000 inhabitants, including a market in the surrounding and obviously where the electricity grid is not reliable. Those criteria are important to evaluate impacts it might provide and allow a sustainable business.

We have visited two sites : Mathura Bazzar and Shivpura.

One solar plant can produce 45KW which is good enough to supply the village. Today almost 80% of the village get electricity thanks to Tara Power. We’ll come back to it later thanks to customers interviews but key reasons are the reliability and price since before the solar energy the only way to get reliable electricity was with diesel engines and it costs 30% more.

The set up of the plant wasn’t an easy task, the solar technology was also new to the Tara’s team and they had to learn on the spot how to bring efficiency and avoid overload. They are now experts and the only limitation they’re still facing is with batteries: how to stock more and longer? A lot of companies are working on this problematic and I’m sure we’ll get breakthroughs soon.

In case of vey bad weather or maintenance of the farm they also have a diesel generator. This is only a back-up system to guarantee 100% reliability to their customers.

Setting the grid is not only about the farm, they also physically built the grid with poles and high voltage lines. The village is now covered with 2 grids one from the government and one from Tara.

Why is Tara not using the government grid? First of all because they are not allowed, then due to its quality and finally they also need to distinguish their grid with customized electricity meters for their customers.

The range of customers is quite broad, during daylight public spaces (school, hospitals,…) and commercial units are the key users. However, in the evening households become the main users.

Interviews of customers

Building the solar farms was the first step then they had to build trust with people living in those villages and make sure they provide an answer to their needs.

As usual, nothing is better than meeting customers to understand why they’ve chosen Tara and how does it change their life. So we walked in the villages looking for persons to interview.

The first person we met is Mohammed Sargid, owner of the only bakery for the 75 surrounding villages.

Mohammed is not from this village and he didn’t know anything about bakery before but he decided to believe in the business potential of this isolated village.


The least we can say is it was a wise decision. He’s now a real entrepreneur of a company which employs 12 persons. His next ambition is to open a restaurant.

The baker decided to buy electricity from TARAurja because reliability of electricity is crucial for his business as it was not possible to get it from the government grid. Before Tara he experienced a lot of power failures and had to use a diesel generator.

Another mentioned added value is the customer service, indeed he knows who to call if he has any troubles and Tara can fix it quickly which is mission impossible with government’s service.

Then we met Rajesh who manages a pump station at the exit of the village.
The location is at the edge of the grid and since the pump station needs 7.5KW they decided to build up a local solar farm dedicated to the pump station.

The funny thing is that even for the pump station using solar electricity is cheaper than diesel engines.

Later we also discussed with a cheese factory manager and a doctor.
They all mentioned they couldn’t run their business without reliable source of energy and recognized the great customer service and reactiveness of the Tara team.

This is a strength of Tara, they’ve built trust with their customers. They have people on site and therefore they can quickly react and support if needed. When you are in those isolated areas you can’t expect such services and it makes a huge difference.

Tara’s team on the field

To conclude, yes technologies can be used to enhance life in disadvantaged areas. Signify and Tara by providing solar energy to those isolated villages have changed life of thousands citizens.

I mean they have access to electricity 24/7, for a more attractive price. But to me what’s the most valuable is how reliable electricity allowed to attract local businesses and therefore developed the villages. A doctor, a bakery and so many other services are growing where few years ago people were leaving villages to cities with the hope of a better life.

I can’t close this article without a big kudos to Debasis, Vikash, Shivan and Lakhan who helped us organizing this reportage.

Stay tuned, this was our last project in India but we still have reportages in Nepal, Myanmar, Cambodia and Vietnam to come!

“C’est que le début, Angkor et encore…”

Nous voici arrivés au Cambodge, et plus particulièrement à Siem Reap (ville au bord du site archéologique d’Angkor). 

La zone touristique, remplie de bars et restaurants à l’occidentale, des stands souvenirs et de vêtements « tombés du camion » nous donne une image bien différente de ce que j’imaginais du Cambodge. Ici, très peu d’authenticité, les rues sont aménagées pour le tourisme.

Pas d’autre photo numérique de Siem Reap, prises uniquement avec l’argentique.

Le cambodge, pays des ONG

Pas hyper enchantés par cette ambiance, nous nous mettons en quête d’artisanat local et durable. Nous découvrons alors que ce sont principalement les ONG qui sont en charge de la partie sociale du pays, et non pas le gouvernement. Siem Reap, comme les autres villes que nous visiterons plus tard, regorge en fait de petits restaurants et de boutiques ayant leur propre programme de soutien aux personnes handicapées, aux personnes en situation de grande pauvreté, à la formation aux métiers de l’artisanat pour les jeunes, à l’indépendance financière pour les femmes, etc. 
Nous visitons alors « Artisans d’Angkor », une entreprise sociale qui forme les jeunes venant des milieux ruraux à l’artisanat cambodgien: sculpture sur pierre et sur bois, céramique, soierie, … 
Du fait du génocide, une grande partie de ce savoir-faire avait quasiment disparu, et l’organisme le fait réapparaître à travers ces formations professionnalisantes. Les étudiants travaillent notamment sur la rénovation des sites d’Angkor, et proposent également leurs œuvres à la vente via les boutiques de l’entreprise. Visitez leur site pour en savoir plus ici.

Choucria et Chouba,
A la découverte des Temples Khmers perdus

Beaucoup de gens nous ont conseillé de visiter le site d’Angkor sur 3 jours. Néanmoins, la chaleur (toujours écrasante), la visite précédente de Bagan, et les blogs finissent par nous convaincre de prendre un pass d’une seule journée, et un TukTuk Driver pour nous guider parmi les temples. 

Nous démarrons la visite avec un premier aperçu au coucher du soleil du plus célèbre des temples, Angkor Vat. L’ancienne cité Khmer est vraiment magnifique, c’est incroyable de voir des vestiges vieux de plus de 1000 ans, sculptés aussi magnifiquement. Nous sommes sous le charme. On se demande aussi comment une cité pareille a pu être abandonnée comme cela. 

Le soir même, un documentaire nous apprend que le site a été découvert par hasard, par un naturaliste français étudiant les insectes de la jungle cambodgienne, en 1860. 
De nombreuses restaurations ont été effectuées car le site était alors bien plus en ruines qu’à l’époque, et les recherches archéologiques ont indiqué que ce qui était une ville de la taille de l’actuelle Londres a été abandonnée en partie pour cause de guerres, mais aussi du fait de problème d’eau.

En effet, le système d’irrigation était brillant, mais la ville entière était basée sur ce système, afin d’alimenter les champs et rizières.
Plusieurs sécheresses suivis de plusieurs moissons très violentes et une déforestation accrue pour l’agriculture provoquèrent une érosion des sols trop importante, et le système s’effondra.
Une leçon que nous n’avons toujours pas apprise visiblement.

Le lendemain, nous voici repartis à 5h du matin afin d’assister au lever du soleil sur le temple. Pas de pot, c’est brumeux, la vue carte postale ne se montrera pas. Mais qu’importe, après tout c’est le bâtiment en lui même qui fait tout !

Plus tard, notre chauffeur nous amène sur d’autres sites, nous visitons d’autres temples en ruines, jusqu’au temple qui me fait rêver depuis longtemps : le Ta Prohm Temple, aussi connu sous le nom de Jungle Temple. Et pour cause, je suis sure que ça va vous parler, d’énormes arbres (Tetrameles nudiflora) poussent entre les pierres, la nature qui reprend ses droits. 

Encore un rêve qui se réalise ! Décidément, il était temps qu’on le fasse, ce long voyage !! On en aura coché des cases de notre « liste de choses à voir » ! 

Sur le site il y a du monde, c’est sûr, mais nous réussissons malgré tout à nous faufiler par quelques portes où nous sommes seuls, ce qui rend la découverte encore plus exceptionnelle. 

Le dernier des plus gros temples est Bayon, avec ses têtes géantes du Dieu-roi. On rigole bien, la chaleur nous fait « perdre la tête » mais pas grave, il y en a plein de rechange autour de nous !

Sur la route du retour, c’est le craquage. Notre tuktuk driver prend notre bouteille d’eau vide, et s’éloigne. Je cours presque après lui, mais trop tard…il la balance dans un ravin de la jungle, là où se trouvent déjà plein d’autres déchets… on ne peut pas ne pas réagir. Je tente de lui expliquer qu’il ne peut pas faire ça, qu’il pollue ses propres terres, et du coup son gagne-pain. Il réalise un peu qu’il aurait pas dû, nous fait des sourires gênés et des « ok ok ». Malheureusement on se doute qu’il faudra plus que ça pour que les Cambodgiens prennent conscience du fléau du plastique. (On en reparlera dans un futur article que je réserve pour la fin du voyage). 

Néanmoins, cette journée restera gravée dans nos mémoires, et histoire de rester dans l’ambiance, on se refait l’épisode 1 d’Indiana Jones en Inde. Fous rires garantis, je ne me rappelais pas à quel point ce film était plein de caricatures. En fait, c’est une comédie, pas du tout un film d’aventures !
Dire que ce dîner dans le crâne du singe m’a longtemps fait peur d’aller en Inde ! (L’enfance et ses traumatismes…!! ^^)

Céramique

 Voilà 2 mois que nous voyageons, et quelques unes de nos habitudes me manquent. Parmi elles, les cours de poterie, un loisir qui se transforme de plus en plus en passion. Au pays de l’artisanat, c’est l’occasion de pratiquer un peu. Je trouve un cours de céramique au Khmer Ceramics Center, pour 2h de tournage et de gravure. Parfait ! 

L’école de céramique gère elle aussi un programme pour les personnes handicapées. Cela permet à des personnes généralement exclues de la vie active et sans formation d’apprendre un métier et de devenir artisan-e. Le programme est super inspirant, là encore c’est une belle leçon d’humanité.
Ma professeure est malentendante, le cours se fait donc sans discussion, mais en montrant, en observant, et en se concentrant sur l’argile pour sentir comment la travailler. Le cours est génial, j’ai appris ici beaucoup de notions que je n’avais pas vu en 6 mois de cours à Amsterdam. 
Je choisi 2 pots à emmener sur les 5, ils seront cuits et glacés plus tard, et seront envoyés à Phnom Penh, notre dernière étape cambodgienne.

Pour l’heure, nous partons dans le minivan pour Battambang, à 3h de là.

Shanti Sahyog: every child should have a future

I’m going to share with you what was the most emotional and beautiful visit we had during our trip.

Not so far from the center of Delhi, in the Govindpuri/Kalkaji districts there are slums of thousands inhabitants living in thought and precarious conditions. Uneducated people who moved to urban areas with the hope for a better life. Unfortunately they commonly suffer from unemployment, illiteracy, drug-addiction, and low mortality rates of both adults and children.

“Poverty is the worst form of violence” Mahatma Gandhi

The mission of Shanti Sahyog is to help individuals and communities breaking the cycle of poverty that prevents them from reaching their full potential.

Their first ambition was to bring a better future to children trapped into those slums. 11 years ago they opened a school for 20 kids and today this school has grown to 100 kids.

Visit of the school – giving children a childhood

We arrived at the school around 9am and the kids were all in the playground, in lines singing. They were so cute, all between 3 and 6 years old, then they played together and we could definitely see their happiness in their eyes. They are happy to be at school, it is a good escape to their daily life in the slum.

We assisted to the different classes and we were really impressed. They already count, read, write and speak few words of English. We don’t have kids but as far as we know with our nieces and kids of friends you don’t do all those things at this young age in Europe.

The principal of the school, Neeru Mehra, used to be art teacher and after retirement she decided to join this project and provide the best education to those kids, to allow them to succeed in their exams and get access to any program they dream about.

The team of the pre-school

They also know how the support of parents is a key success factor that’s why they have monthly meeting with parents to involve them in the education and to let them know how good their kids are doing.

We walked into the slum which is front of the school and what we noticed is indeed the difficult living conditions. However, even in such situations we were warmly welcomed and we could notice a strong bound between families, they’re supportive to each other. They understand that one way to break the vicious circle they’re in is definitely by bringing education to their kids.

The slums, on the other side of the street.

This program is a success, the children have remarkable scores and join very great schools. When they are older kids come back to Shanti Sahyog to say thank you and sometimes to bring their brothers and sisters.

We could have stayed forever in the school. It was such a pleasure to witness children having fun being in the playground and interacting with teachers.

Shanti Sahyog is more than a simple school. They provide education to those kids but even more remarkable they give them a childhood and a future.

Shanti Sahyog center

Shanti Sahyog couldn’t stop there in their mission to empower underprivileged. Therefore since 2004 they tranform life through different projects : education for all ages, health care, skill development and women empowerment.

We went to visit their center and here again it was astonishing, we met incredible persons doing their best helping others. In the center the ambition is to expand the earning capability of the marginalized ones by teaching new skills : computer applications, cutting and tailoring, beauty culture program.

There is also a health center for eye, dental and any other medical checkups.

Seeing all those initiatives gave us hope, marginalized persons didn’t choose to be in the poverty loop. Therefore, we, the privileged or educated persons can help them to access a normal life.

Shanti Sahyog couldn’t work without donations and great sponsors. You can donate or even sponsor a child. The NGO will keep you inform about exams of the kid and you can get in touch if you want too. To give you an idea for 192€/year you give a future to a child but of course any donation is welcome and will help the amazing team of Shanti Sahyog.

Suman Khanna Aggarwal – founder of the NGO

Suman obtained her doctoral degree on Gandhian thought in 1978 and has also extended her understanding of Gandhi’s ideology to her work as a Peace Researcher and Activist.

To promote Gandhi’s legacy of Nonviolent Conflict Resolution and vision of a World beyond War, she has set up Shanti Sahyog Centre for Peace & Conflict Resolution – a unit of Shanti Sahyog.

Dr Aggarwal has three Post Doctoral Research Projects to her credit – undertaken in India, Sweden and Canada. She has also authored two books and published several articles in reputed journals on Gandhian principles.

We interviewed her to get her story and more explanation about the center.

The first thing we noticed is how passionate she is, she could talk for hours about the children and all the projects they’re working on. She’s really humble and give a lot of credits to the great team working at Shanti Sahyog.

She knows she’s part of the privileged persons, with her husband they have a good situation. She doesn’t hide behind and is graceful to it. As a Buddhist believing in rebirth and legacy of Gandhi she does as much as possible to help others and support non violence.

After a 2 year trip to Sweden in 1992 where she met activists she decided to create the NGO Shanti Sahyog which means “collaboration for peace”.

“I must do something with my life, for peace, for non violence”

In 2004, she personally financially sponsored the education of 25 slum’s girls.

She never thought she will one day run a NGO, do social work. Then she never thought it will last due to the complexity and all the cost behind but “the universe runs Shanti Sahyog, money comes, people join”.
Step by step she got certificates, donators from various angles (domestic and international companies, foreigners, institutions, …), materials support, help from the government to get a building for the center, …

Suman doesn’t believe in charity and therefore there is no volunteer and access to school or the center comes with a fee of 200 roupies per month (roughly 2€). The logic behind, which I myself believe in, is people doesn’t take it seriously when it’s for free. They’ll stop or think the quality is low. It’s also by dignity that they want to say that they pay for education of their children.

Anyway, those fees are minors and the NGO doesn’t make any profits they either invest in new materials, extend the program or allow more children to join it.

Now the NGO employs 35 persons including girls coming from the program itself and they have a waiting list of 600 children.

Thank you again to the whole team of Shanti Sahyog, it was really inspiring to stay with you.

Bangkok, un jour peut-être

Bangkok, une des villes les plus célèbres d’Asie, réputée pour sa démesure a toutes échelles, sera une étape avant notre passage pour le Cambodge.

Encore faut-il y arriver, car une fois de plus nous voilà embarqués dans le train, pour une douzaine d’heures. (A la fin du trajet on ne pensait qu’à manger du maquereau 😉 )
Plus confortable que son voisin Birman, c’est l’occasion de passer la journée à trier les photos et travailler, tout en admirant le paysage qui défile, jusqu’au magnifique coucher de soleil.

Ça doit être la 4e fois que l’on passe à Bangkok et c’est toujours la même chose: une escale de très courte durée…
Cette fois-ci nous sommes prêts, notre plan de visite est fait mais … le roi en aura décidé autrement … en effet notre seul jour de visite tombe pile le jour du couronnement de sa nouvelle reine. D’où le fait que les Thaï portent un t-shirt jaune, la couleur de Rama X. Du coup impossible de visiter le Palais Royal et les temples aux alentours. Par contre, à défaut de visites, nous verrons vu le roi rentrer dans son palais et une haie d’honneur de plusieurs centaines de militaires.

Heureusement tout n’est pas fermé pour cette occasion et on pourra visiter le splendide temple Wat Pho avec le plus grand Buddha allongé du pays et ses tableaux muraux gigantesques.

On en profitera aussi pour se balader dans le marché aux fleurs. D’ailleurs désolé Amsterdam mais Bangkok a mis la barre bien plus haute, ici on ne parle pas d’une rue mais d’un énorme marché couvert où tout le monde s’affaire.

Les 40°C de la ville nous étouffe un peu, alors comme à Chiang Mai, le musée national est un excellent moyen de se rafraichir ! Le thème du musée: qu’est-ce qui est Thaï, et qu’est-ce qui ne l’est pas ? Très intéressant, nous voyons que le pays tire sa culture d’un melting pot réussi.
Et en plus de ça, nous y retrouvons notre fidèle BoutChoun dit Momo pour les intimes, il se prête au jeu du selfie, décidément ce Momo n’en finira pas de nous surprendre !

Dans la soirée on profite d’un Mai Thaï cocktail au sommet d’un rooftop afin d’avoir une idée plus précise de la dimension de la ville. Ben c’est confirmé, Bangkok est immense !
C’est le moment de faire une petite photo “9 ans après “! Alors on a vieilli ou pas ?

Pour finir en beauté cette visite de la ville, on s’octroie une balade gourmande dans Chinatown pour déguster la fameuse street food de Bangkok. Rien à dire, la cuisine Thaï vaut vraiment le détour. D’ailleurs on pense faire un post illustrant nos trouvailles culinaires, vous en pensez quoi?

Voilà, la Thaïlande c’est déjà fini, on embarque à bord du Mékong Express Bus pour quelques 7h de route.
C’est parti pour découvrir la beauté cambodgienne !

Chiang Mai – une pause bien méritée

Nous voici de retour à Chiang Mai, qui sera notre point de chute pour plusieurs jours.


La fatigue se fait sentir, je ne sais pas si tout est la faute de cette chaleur accablante qui nous suit depuis maintenant 3 semaines. Je pense que nous arrivons aussi à un moment du voyage où on sent la différence entre le voyage de vacances et le voyage road trip sur plusieurs mois. La planification se fait un peu plus au dernier moment et on entre dans les nouveaux pays/villes sans même avoir potassé le Lonely Planet ou les blogs sur internet, ce qui est impensable pour nous si on part en vacances un week-end ou plusieurs semaines dans un pays.

De plus il faut avouer que nos premières semaines n’ont pas été de tout repos, entre les projets avec les ONG et le rythme de visites qu’on s’impose il est temps pour nous de faire une pause. On prendra donc le temps de se poser dans des cafés, lire nos livres, répondre aux e-mails, massages, écrire nos articles et surtout profiter de la piscine de notre magnifique guesthouse décorée façon Thaï, dont la gérante est une vraie piplette !

Pour les Amstellodamois : Voici en photo la fameuse soupe Tom Kha au lait de noix de coco que l’on vous a cuisiné avant notre départ 😉 On a pensé à vous en la dégustant !

Chiang Mai est une ville agréable, elle nous donne une impression de déjà-vu qui doit s’expliquer par la présence de 7 Eleven (l’équivalent de carrefour city) dans toutes les rues comme nous avions connu pendant notre séjour à Taïwan.
C’est aussi une grande ville très bien développée et mine de rien ça fait aussi plaisir de retrouver une ville où on peut trouver un peu tout ce qu’on veut. Dont un labo photo pour développer la première pellicule de Laura, assurant ainsi la qualité de son argentique.
(Note de Laura : J’ai peu de photos de Chiang Mai à vous montrer, car j’ai utilisé mon argentique pendant quelques jours, et la pellicule n’est toujours pas développée. Les photos arriveront donc plus tard!)

Une fois de plus, armés d’un scooter nous avons pu visiter la ville et ses alentours librement.

Nous avons vu tellement de temples en Birmanie, qu’une fois en Thaïlande nous n’en visitons pas beaucoup. Néanmoins, quelques incontournables nous ont montré que le style Thaï est l’un des plus remarquables :

Notamment le Silver Temple, entièrement fait de plaques d’argent gravées
“en renversé”. Superbe !

Nous partons aussi en virée à Doi Suthep, une montagne à côté de la ville où se trouve un grand site bouddhique. Le but était d’y monter pour le coucher du soleil mais nous avons un peu sous estimé le temps de route et sur-estimé le GPS. Nous y voilà pendant la nuit, où une atmosphère vraiment paisible règne, entre les clochettes sonnant au vent et les personnes qui méditent.

Le lendemain, nous partons à la découverte de l’artisanat local, vraiment fourni : Ombrelles en papier, soieries, céramique Céladon ( pour le plus grand bonheur de Laura), les ateliers peuvent être visités, et nous découvrons une technique qui nous impressionne.
Tout est fait à la main, toutes ces personnes ont un talent et un savoir-faire qui pourrait rivaliser haut la main avec les plus grands artistes occidentaux.
Mais aussi avec une productivité qui semble un peu excessive en regardant leurs stocks interminables !

La nature Thaïlandaise

Quasiment 9 ans plus tard nous voici de retour en Thaïlande !

Après les îles du sud nous voici décidé à découvrir le nord du pays qui est tout autant touristique mais beaucoup plus authentique, quoique Koh Lanta reste un des endroits des plus sauvages de Thaïlande que l’on ai visité.

Après une très courte durée à Chiang Mai (où nous retournerons plus tard) nous voilà dans un eco-lodge en bordure de rivière, dans la montagne de Doi Inthanon, perdus dans la jungle.

Le décor est magnifique, un pont suspendu permet de traverser la rivière et de rejoindre les bungalows en bambou le tout dans un jardin sauvage. Mais ce qui rend ce décor encore plus insolite est la présence d’éléphants en liberté sur le site!

6 éléphants et 1 éléphanteau sont présents (on apprendra plus tard qu’une nouvelle naissance est prévue dans quelques mois), les voir se balader, se baigner dans la rivière nous rend un peu gaga, comme des gosses. Ils sont si imposants, majestueux et si sereins. Un vrai plaisir que Laura ne saura quitter du regard.

Il est important de savoir qu’il n’existe plus d’éléphants sauvages en Thaïlande, ils ont tous étaient soumis par l’homme afin d’effectuer des travaux pénibles et pour satisfaire les touristes dans les cirques où plus communément des treks. Le plus souvent dans de terribles conditions et mal traités. Honteux!

Heureusement de plus en plus de sites, dont notre eco-lodge qui était précurseur dans la région, enlèvent ces éléphants des cirques ou propriétaires malveillants pour leur apporter une vie plus heureuse.

A défaut de place pour des nuits supplémentaires dans cet eco-lodge mais aussi du fait d’un confort spartiate nous nous dirigeons vers un autre eco-lodge a seulement 10min de la rivière.

Le Karen Eco-lodge est totalement différent mais tout autant intéressant. Ici, pas d’éléphants mais un site entouré de champs, un potager et d’animaux de ferme. Les gérants ont choisi de quitter Bangkok pour ouvrir cet eco-lodge il y a plus de 10ans et même si les débuts ont été difficiles, aujourd’hui c’est un pari réussi.

Les propriétaires super sympas sont amoureux de la France et parlent très bien français. On se souviendra de notre dernière soirée qui en plus d’un repas traditionnel sera suivi d’un spectacle de danse des filles du village Karen (nom des tribus locales) avoisinant. La danse est vraiment envoûtante, une délicatesse et une grasse unique.

La suite de la soirée sera arrosée, en effet le patron content d’avoir des Français passera le reste de la nuit à nous faire déguster ses différentes liqueurs, à l’exception de son trésor : une liqueur de scorpion et cobra.

Au cours de ce séjour nous avons fait plusieurs activités :

Un tour de la ferme pour apprendre le travail dans une plantation de riz, découvrir légumes thaïlandais et enfin nourrir les animaux. Ce sera d’ailleurs le début d’une histoire d’amour entre Laura et un jeune bœuf appelé Bout Choun, une romance de 3 jours pendant laquelle elle l’aura nourri, gratté, et promené en laisse!

Une randonnée dans la montagne et la forêt environnante à travers des temples perdus d’une beauté rarissime: des temples en bois où le moindre mm2 est sculpté dans un style Thaï.
Puis le clou de la randonnée, une petite cascade avec piscine naturelle où nous aurions pu rester la journée entière tellement cette fraîcheur était agréable. Un havre de paix entouré de la jungle thaïlandaise.

Une descente de la rivière en canoe bamboo, mais qu’est ce que c’est? Tout simplement 8 bambous attachés à plat qui forment un radeau de fortune sur lequel 3 personnes, dont le guide, montent pour sillonner la rivière. Un moment très calme qui permet d’apprécier le paysage et la vie en bordure de rivière.