Avant de traverser la frontière terrestre pour la Thaïlande nous décidons de faire une halte de 4 nuits dans le village de Hpa An.
Hpa An est un tout nouveau décor et pour continuer nos analogies cinématographiques ici on a l’impression que Steven Spielberg va surgir d’un buisson pour tourner un nouveau Jurassic Park! L’horizon est formé de montagnes invraisemblables, style gros monolithes au milieu de plaines où de jungles.
Les grottes, pour un peu de fraicheur
Au cours de ces 3 jours rien de mieux pour visiter en toute liberté que de se procurer un scooter. La liste des choses à faire est longue, notamment pour les randonnées. Malheureusement les 38°C dès 9h du matin nous limiteront aux sites les plus simples d’accès car il est impossible pour nous d’envisager une randonnée de plus de 30 minutes…
Mais pas de regrets, cette région est tout aussi réputée pour ses gigantesques caves bouddhiques (grottes), de quoi nous apporter un peu de fraîcheur ! Nous en avons visité plusieurs dont la fameuse Cave de Saddar qui est longue de plusieurs kilomètres, le petit plus de cette cave est que l’on peut sortir par une autre entrée côté lac pour terminer la boucle en bateau.
Nos grottes françaises n’ont rien à leur envier, car ici il y a très peu de cathédrales de stalactites et stalagmites. Néanmoins ces grottes n’en restent pas moins impressionnantes, ici c’est leur transformation en lieu de culte qui les rend incroyables : les murs sont sculptés, des milliers de Buddhas et autres divinités sont exposées comme si nous étions dans une galerie.
Kyaut Kalap, la pagode perchée
Pour illustrer le côté monolithe rien de tel que la pagode Kyaut Kalap qui défie la gravité du haut d’un bloc de calcaire. Kyaut Kalap est un lieu de contemplation où il fait bon se reposer, absolument magnifique. Nous avons tellement aimé que nous y sommes d’ailleurs allés 3 fois…!
Contempler et se reposer ? C’est sans compter sur notre côté star victim…complètement épuisé et exténué par la chaleur je décide de m’abriter dans le temple, je m’allonge pour faire une micro sieste (ce que tout les locaux faisaient) et là, un Birman me prend la main, me lève, me positionne avec Laura devant la balustrade, prend son enfant et … wait for it … prend un selfie !
Bouuuuuddhisme, le revers de la médaille
Il est 15h et nous décidons de nous diriger vers la cave aux chauves-souris. La route est magnifique, on arrive à l’entrée où 2 moines sont assis paisiblement et nous demandent de payer les 4$ de frais d’entrée pour la grotte. On marche, on remarque une porte cadenassée donc on continue notre chemin qui s’avère grimper énormément via des échelles et se termine sur un cul de sac : une pagode au sommet d’un pic avec une belle vue sur la rivière. Je me tourne vers Laura et lui dit “on a certainement loupé cette grotte”. On redescend, nada, rien sur la route qui pourrait être l’entrée d’une grotte. On retourne donc voir nos moines à l’entrée qui soudainement ne parlent plus anglais et on leur demande où est l’entrée. Ils se mettent à rire et nous miment que le site ouvrent à 18h quand les chauves-souris s’échappent de la cave. Ils ne pouvaient bien évidemment pas nous renseigner avant que l’on paie les droits d’entrée…
Je ne pensais pas un jour me faire arnaquer par des moines. Faisons une petite aparté, notre premier voyage en à Taïwan nous avait fait découvrir le bouddhisme qui, plus qu’une religion, s’apparente à un art de vivre. Les temples, prières, moines nous avez impressionnés. Hors depuis notre arrivée en Birmanie cette vision à beaucoup changé, ici on retrouve des personnes qui sont dès leurs plus jeunes âges “orientés” vers le bouddhisme. Toutes ces belles valeurs et l’atmosphère que nous avons rencontrées dans d’autres pays est beaucoup visible en Birmanie, il est d’ailleurs commun de rencontrer un moine qui se prend en selfie avec son smartphone, qui fume ou qui boit.
Parenthèse terminée, Hpa An était notre dernière escale avant la Thaïlande. Hpa An est vraiment une petite pépite de la Birmanie, plus authentique, plus riche de décors, nous avons vraiment aimé notre séjour et c’est un peu avec la boule au ventre que nous prenons le bus.
Le passage vers la Thailande
Le lendemain matin, nous prenons une sorte de taxi-van qui nous emmène à la frontière avec quelques locaux. Une fois au poste de frontière, c’est un peu le bordel, il y a du monde ! Mais rien de bien compliqué, on passe par un premier guichet pour le tampon de la douane birmane, puis on traverse un grand pont, le pont de l’Amitié, (la frontière est délimitée par une rivière) pour arriver au guichet Thaï.
Le plus difficile aura été de trouver où prendre le bus pour Chiang Mai, car là encore nous arrivons pendant un jour férié. A l’arrêt, nous rencontrons un groupe de 3 françaises avec qui nous discutons d’un peu de tout: voyages, films, photo.. Après une petite heure et une bonne assiette de riz, nous voici en route pour le Siam !
Enfin arrivés dans l’ancienne capitale Birmane (ou la capitale économique on dira), le panorama nous offre la vue sur la plus célèbre pagode du Myanmar, la pagode Shwedagon.
Notre unique journée à Yangon est bien tranquille : sous une chaleur écrasante, nous tentons de visiter la ville, et notamment les principaux temples dont le Bouddha couché et un Bouddha gigantesque. La plupart des gens arrivent en Birmanie par Yangon, et visitent donc ces temples en premier, qui permet d’expliquer le bouddhisme dans le pays.
Après 2 semaines de visites de temples, nous ne nous attardons pas trop, et filons à notre RDV avec l’ONG BRAC (si vous avez suivi, la même ONG qu’au Népal) pour le projet photographique du lendemain.
En fin d’après-midi, visite du sud de la ville pendant mon heure préférée de la journée! L’architecture coloniale est partout, ce qui est un peu déconcertant. Ca nous rappelle aussi un peu Taipei, c’est l’effet capitale asiatique.
Et hop, je vous emmène en balade photographique avec moi, dans les rues de Yangon!
Cette escale aura été de courte durée, un transit pour Daik-U en somme, la petite ville où est géré l’un des programmes de BRAC. (A suivre dans un futur article!)
GOLDEN ROCK, important lieu de pélerinage bouddhiste
La seconde fois où Tom m’aura haï sur ce voyage ! J’ai cramé tous mes jockers avec cette étape, et je vous explique pourquoi.
Partis de la ville de Bago, nous roulons confortablement dans un gros bus pendant 2h, qui nous arrête très gentiment à Kyaiktiyo, village des départs pour atteindre le Golden Rock. Malheureusement pour nous, nous n’avons pas encore nos billets de bus pour rejoindre Hpa-An le soir, et la station de bus se situe à 30 minutes de là où on se trouve… Après avoir fait le tour des petites baraques de bus où tout le monde veut nous vendre un taxi pour Yangon dans un anglais très approximatif, chargés de nos gros sacs, nous finissons par comprendre que le seul moyen d’avoir un billet de bus pour Hpa-An sera de l’acheter après la visite du Golden Rock, quand nous redescendrons la montagne. Thomas est persuadé qu’il n’y aura plus de billets de bus dans la journée, et que l’on va se retrouver sans moyen de locomotion. De mon côté, je lui assure que ça va aller, profitons de cette journée de visite !
Le seul moyen de se rendre au Golden Rock est une sorte de mini-truck. Il fait toujours 40 degrés, et le chauffeur nous entasse comme des poulets de batterie sur les banquettes. Après 10 minutes de route en montagne, plusieurs passagers se mettent à vomir autour de nous. Premier stop, demande de dons pour le site de pélerinage. Second stop, le chauffeur s’arrête à un petit restaurant de bord de route. Là dessus, tous les passagers, Asiatiques, en profitent pour acheter paquets de nourriture et glaces à l’eau dont le sachet sera balancé dans 2 minutes sur la route, toujours en mode collés serrés sur ces banquettes. Et puis ça dure, 5 minutes, 10 minutes, 15 minutes. Mais qu’est-ce qu’il fait le chauffeur ? Ben il prend sa pause déjeuner bien entendu ! Troisième stop, on nous arrête devant un tout nouveau téléphérique, qui va directement au Golden Rock. Personne ne descend du truck malgré les tentatives des vendeurs de tickets, car les cabines coûtent une blinde. Au final, la montée prend 1h, on est dans un sacré état à l’arrivée au sommet.
L’attente pendant le déjeuner du chauffeur..
Les derniers mètres se font à pied, on est proches du but! Mais c’est sans compter sur le mec de la sécurité, qui saute sur Thomas pour lui réclamer 10$, le tarif spécial foreigner pour accéder au site. Fatigué, transpirant, la patience menée à ses limites, Tom rebrousse chemin et part se poser dans le café (climatisé) d’un hôtel du coin. Maintenant qu’on est là, ça serait con de ne pas aller le voir, ce gros caillou doré quand même… J’abandonne Tom et son gâteau noix de coco, et je pars en visite seule.
Le site est impressionnant, le sol blanc, les mini cloches qui sonnent au vent et les pélerins dormant partout donne un aspect unique à cet endroit. Le Golden Rock est imposant, et offre une vue magnifique sur la montagne.
Les femmes n’ont pas le droit de s’approcher du rocher, alors je le regarde depuis les terrasses autour, et plus intéressant, les visiteurs, qui appliquent leur carré d’or sur le caillou, par dessus les précédentes feuilles d’or.
Vous me direz “ah ben voilà, ça valait quand même un trajet un peu pourri!”. Mais à vrai dire, quand on est pas bouddhiste, l’intérêt est moindre, et on a visité aussi d’autres lieux dégageant plus de spiritualité. Bref, si vous prévoyez de visiter la Birmanie et que vous souhaitez tout de même monter voir le rocher, au moins vous savez à quoi vous attendre !
Après la visite, je rejoins Thomas pour redescendre la montagne. Là encore le trajet est long et entassé, mais nous savons à quoi nous en tenir. Arrivés au village de Kyaikto, la crainte de Tom se révèle exacte : il n’y a plus de place dans les bus pour Hpa-An. Après 1 heure à poireauter et à tenter de trouver un autre moyen de transport, le vendeur de billets nous dit finalement que l’on peut monter dans le bus si on accepte des billets pour des mini-tabourets dans l’allée centrale, pour les 3h de trajet. Forcément, on a accepté, et 30 minutes après, nous voilà dans le bus !
Pour notre plus grand bonheur, plusieurs personnes sont descendues du bus au bout de 45 minutes, nous offrant finalement de vrais sièges pour finir notre trajet jusque Hpa-An !
Il semblerait que nous ne touchions qu’aux extrêmes avec le train. Après le tout-confort Indien, nous avons pris à nouveau le train en Birmanie, au départ de Lake Inle pour… Yangon! Ça fait une sacrée distance à traverser, 24 à 30h de trajet. Pour ceux qui connaissent la patience de Tom, je vous laisse imaginer comme il m’a haï tout le trajet ! Mais malgré tout, le voilà avec moi dans cette aventure !
A écouter en lisant le post, histoire de vous mettre dans l’ambiance 😉
Dû au Nouvel An Bouddhique, célébré sous forme de fête de l’Eau, qui purifie les âmes pour une nouvelle année, le pays entier est en vacances pour 5 jours. Beaucoup de choses étaient fermées au lac Inle, et les bus stoppés. Nous avions donc le choix entre le train ou l’avion. Ne me demandez pas pourquoi on n’a pas choisi l’avion sur ce coup là, nos arguments se valaient hier encore, mais en cours de journée, ils se sont avérés non valables…
INLE LAKE – THAZY
Nous voici donc partis à 7h ce matin pour la gare d’Inle Lake. Plus de Upper Class disponible, ça sera donc 2 sièges en Ordinary Class pour rejoindre Thazy, à 156km. 156? Me direz-vous, ça va, pas trop long. C’est bien entendu sans compter sur le fait que le train passe par la montagne et qu’il est le plus lent de la Birmanie. Comptez donc 12h.
Les 3 premières heures se sont plutôt bien passées. Il y a un coq dans notre compartiment qui chante régulièrement, ce qui rend le truc assez marrant et des gens vendent de l’ail et d’énormes choux, qui trouveront des acheteurs bien entendu. A chaque arrêt, des femmes vendent leurs snacks aux fenêtres, malheureusement beaucoup sont des produits en plastique et à peine ingérés, les emballages sont balancés par les fenêtres le plus naturellement du monde…
On se sent un peu observés par les locaux, qui doivent se demander ce qu’on fait là, et au bout d’un moment, nous aussi. En effet, tout chavire à notre arrivée en gare de Kalaw, à 11h30. Un conseil pour les lecteurs : NE PRENEZ JAMAIS DE TRAIN EN BIRMANIE PENDANT LA FÊTE DE L’EAU !! (Ou ne voyagez jamais en Birmanie en Avril fonctionne aussi). Le principe de la fête est d’arroser les gens. Se prendre un seau d’eau en pleine rue passe encore, on sèche vite avec cette chaleur. Mais imaginez que les fenêtres du train n’ont pas de vitres. Voilà. Pendant donc 9h, notre voyage s’est résumé à éviter et (le plus souvent) à prendre des seaux d’eau dans la tronche.
Il y a ceux qui montent à bord exprès pour te balancer le seau, et ceux plus gentils qui y vont juste avec la lance à incendie depuis le quai. Et puis aussi ceux dans le train, bourrés, qui vident leur bouteille d’eau sur les passagers quand on passe dans les tunnels non éclairés. Ces derniers sont ceux qui auront réussi à briser ma patience et ma joie de prendre le train ici.
Je tente de lire malgré tout, il faut s’occuper pendant 12h. La liseuse va se prendre 2 ou 3 arrosages, mais elle tient le choc ! A côté de nous, un gentil couple Birman nous propose de temps en temps de partager leurs snacks, des morceaux de pommes confites épicées, bizarre mais plutôt bon.
A 17h nous avons quitté les montagnes, et il fait lourd. Avec la vitesse, le vent chaud s’engouffre par la fenêtre, comme si on vous soufflait un sèche cheveux dessus en pleine canicule. On sue comme on a rarement sué. Les vêtements collent, on est poisseux, on adore.
Nous arrivons à Thazy avec un peu d’avance, il est 18h30. Nous avons bon espoir d’être à l’heure pour avoir des tickets pour le train Express de 19h45. Arrivés au comptoir, l’agent nous dit que ce train est complet… Nous avons maintenant plusieurs possibilités pour rejoindre Yangon : continuer avec notre 1er train qui repart à 22h, en ordinary class donc en étant sûrs de ne pas dormir, ou prendre celui de demain matin, en venant tôt pour avoir un ticket en Upper Class. Il fait toujours une chaleur écrasante malgré que le soleil soit couché, sans une once de vent. Sans grande hésitation, nous choisissons la seconde option, il y a une guesthouse à 10 minutes de la gare ! A nous la douche, un lit et de l’eau fraîche !! 10 minutes plus tard, nous arrivons littéralement trempés de sueur. La chambre est équipée d’une « clim » qu’il faut relancer toutes les 20 minutes, d’une douche d’eau chaude et d’un lit dur, et ça fera notre bonheur pour la nuit !
THAZY – YANGON
7h45 du matin. Nos nouilles du matin avalées, nous voici de nouveau à la gare pour espérer avoir des tickets. Lucky us, l’agent nous a réservé des tickets en Upper Class pour le train de 8h45, notre voyage du jour sera donc plus confortable.
A bord, on a des sièges confortables, et surtout des ventilateurs et des fenêtres vitrées pour éviter les seaux d’eau du jour !!
14h00. Rien ne marche contre la chaleur, même les ventilateurs. Tout le monde sue à grosses gouttes. Pas de seau d’eau balancé aujourd’hui, mais on traverse des villages où la musique est à fond, les gens dansent sous un gros jet d’eau! (Là je les envie !!) C’est encore la fête aujourd’hui !
Stop très rapide à Naypyitaw, juste à temps pour demander à une dame qui cuisine sur le quai une barquette de riz et des « Chili vegetables » très pimenté. C’est bon, et maintenant on a aussi chaud dedans que dehors !
Le voyage continue, c’est long. On regarde une série / on lit / quand est-ce qu’on arrive /c’est long / on discute / t’a vu, les Birmans aussi ont chaud… / je te hais avec tes idées à la con ! / au moins hier le temps passait plus vite quand on était sur le qui-vive pour éviter l’arrosage / c’est beau dehors avec la lumière de fin de journée ! / plus jamais le train / aller je fini mon livre / p***** on a pas avancé en 30 minutes ! / un nouveau film…?
22h. Nous arrivons à Yangon après avoir roulé pendant 13h, avec 2h de retard. Rincés. Cette fois l’hôtel est impeccable, on est méga contents, on est arrivés !!
Conclusion : Une fois au frais on ne se hait plus, on apprécie beaucoup plus les petits bonheurs après des moments pas très agréables, Thomas continue de dire « plus jamais le train » (j’écris ce post dans le train pour Bangkok…!), on a perdu notre patience, mais on se fait à ne pas toujours avoir le contrôle, et… on relativise carrément sur la SNCF !!!
Bon vous avez lu le titre et donc vous savez déjà que je vais parler d’Inle Lake, mais pour ceux qui ne connaissent pas laissez moi vous décrire le lieu: un lac immense entouré de montagnes où cohabitent jardins flottants, pêcheurs et villages sur pilotis.
Un décor magnifique qui nous a souvent été recommandé et où nous avons choisi de poser nos sacs à dos pour plusieurs jours. Après un trek sous un soleil de plomb on a besoin de se reposer et pour se faire rien de tel qu’un superbe ecolodge (the viewpoint) pour retrouver des points de vie de façon responsable.
L’ecolodge a part ailleurs ravivé notre volonté d’ouvrir notre propre concept d’ecolodge, et les idées ont fusé en commençant par la piscine. Il faut dire que celle de l’hôtel est originale : une sorte de ballon d’eau dans un étang!
Notre séjour n’a pas été que farniente au bord de la piscine et pas de tout repos non plus car nous sommes arrivés en plein festival de l’eau. Oui, on enchaine les festivals après Holi au Népal. Le festival de l’eau c’est quoi? 5 jours de congés pour tout le pays pour célébrer la nouvelle année Birmane. Et pendant ces 5 jours tout le monde se jette des seaux d’eau, fait la fête, chante, danse, … une bonne ambiance mais pas vraiment reposante.
On en a aussi profité pour faire nos touristes à la découverte de toutes les pépites d’Inle Lake:
1) Les marchés de jour comme de nuit, un labyrinthe de petites ruelles où l’on peut trouver tout et n’importe quoi. Petites ruelles pas seulement parce qu’elles sont étroites mais aussi parce qu’elles sont couvertes de bâches à hauteur de Birmans, donc pas de Thomas…j’ai eu l’impression d’être Casimodo faisant son marché. Les marchés sont aussi toujours une expérience culinaire grâce à la fameuse street food qu’on retrouve partout en Asie.
On retrouvera Marlene et Edouard (les français rencontrés à Kalaw) pour une soirée très sympa sur le night market où on testera plusieurs nouveautés culinaires.
2) Une excursion en bateau traditionnel pour découvrir le lac et l’artisanat local. De loin une de nos meilleures journées, mais aussi la plus chargée. Notre guide nous a fait découvrir son lac tout en évitant les attrapes-touristes en nous emmenant à de petits ateliers où nous rencontrons :
Des rouleurs de cigares, franchement n’étant pas fumeurs rien d’impressionnant, surtout après avoir visité les plantations et fabriques de cigares à Cuba.
Un atelier qui travaille la fibre de lotus, d’ailleurs j’étais surpris de voir qu’on peut faire du tissu à base de lotus. Il suffit de casser la tige et de torsader la fibre interne pour en faire du fil!
Des sculpteurs d’argent qui donnent vie à des objets fabuleux après de subtils coups de marteau.
Les femmes au long cou, un peu déconcertant car on sait qu’il s’agit d’une vieille coutume de la tribu locale mais on ne peut s’empêcher d’avoir mal pour elles. La tradition impose aux femmes de porter des colliers d’or dès l’âge de 9 ans.
Photo prise spécialement pour Linda 😉
Une petite escale dans les jardins flottants où des plants de tomates poussent sur des petits parterres flottants grâce à l’abondance d’algues/plantes flottantes de type nénuphar. On a même marché dessus et c’est comme marcher sur un flubber. (Car tout le monde a déjà marché sur un flubber, pas vrai ?)
Pour finir nous nous sommes rapprochés des fameux pêcheurs du lac. Une vraie prestation du Cirque du Soleil, ils pêchent tout en équilibre sur la pointe de leur bateau et plus impressionnant ils naviguent avec une rame tenue par leur jambe.
3) Un peu bloqués par le festival de l’eau, il nous reste un endroit que l’on souhaitait visiter: Indein.
Indein est un site recouvert de vieilles stupas mais pas dans le style de Bagan car ici on a l’impression que le concept architectural était d’avoir un maximum de petites stupas au mètre carré. Le lieu proche de la rivière vaut le détour et beaucoup de stupas ont été rénovées avec à leur pointe une sorte de petite ombrelle remplie de clochettes ce qui rend le lieu encore plus magique à chaque brise de vent.
Animal de naissance pour Laura : Un homme-oiseau !
Animal de naissance pour Thomas : un cochon d’Inde !
Nous réaliserons trop tard que la montagne environnante produit du très bon vin mais à défaut de visiter les domaines viticoles nous auront goûté le vin dans un des restaurants de la ville.
Inle Lake c’est déjà fini et demain direction Yangon avec 30h de train.
Imagine a lantern which helps children going to school, a lantern which increase the school attendance rate! Impossible? Signify thought outside the box and made it possible.
After a 2 days trip by car and train from Udaipur we are now in Uttar Pradesh region, and more precisely in a very small village named Kamela. We are going to visit a public school where Signify and Dharma Life made the impossible possible thanks to the lighting library idea.
The lighting library
One issue that several NGOs are trying to solve is the access to education for every children. Dharma Life and Signify found out that school attendance in rural areas is really low and those villages face huge electricity issues.
They teamed up with the idea to give solar lanterns to the village’s students during 1 month allowing them to bring light at home. However, the solar panel is on the roof of the school and therefore children have to come back to school to plug lanterns. This is really a smart concept to encourage parents to let their children going to school in exchange for light at home!
Shivang, our contact at Dharma Life, gave us some explanations during our journey to the village: 40 solar lamps have been provided to the school in December 2018 and one Dharma Life Entrepreneur, Antima, is physically on site to manage this project.
The lanterns, in charge powered by a solar panel on the rooftop.
Interview of the school director
Kids were not informed about our visit so when we arrived they all left their classes to welcome us, they were really happy to see us and it was a shared feelings.
The students, after class
We had a first interview with the director Antim. She is teacher for 20 years in this school and has 298 students.
The main issue she is facing is the attendance rate, today it’s 70% but during the harvesting season it drops to 30%. For most parents their children are actually workforce helping in fields whereas going to school is pointless.
“Finally a NGO coming to this village”
Antim even shared with us a video where you see teachers going to the field where parents and children are working, it turned almost to fight because parents are not willing to let their kids going to school. I can understand the complexity of their daily life and who am I to blame them, but education is the only way to give a chance to those kids, to allow them to have choice in their future. I wish I could have a magic stick to make that point obvious to everyone.
When Dharma Life came to visit Antim, she thought : “finally a NGO coming to this village”. Indeed in those last miles schools even if the government tries to support, it’s often inappropriate, they for instance received computers but don’t have electricity to power them. Therefore NGOs such as Dharma Life make the difference and come with suitable actions.
When the lighting library has been proposed to Antim she was really inspired and after 4 months she already sees the benefits: 15% more attendance, including students who never came before.
Antim is convinced the lighting library has a good leverage and she curious to see results after more additional months.
What is it to be Dharma Life Entrepreneur? Antima told us everything
Antima is the Dharma Life Entrepreneur running the lighting library. She’s from this village, has a bachelor and wants to become teacher in primary school.
Thanks to Dharma Life she really stepped out of her routine and got confidence in herself, she has led activities she never thought about before such as the lighting library or a cooking festival.
Her family knows how the village is isolated and therefore they highly support Antima for being a Dharma Life member and helping the village. It also helped her to be recognized and trusted in the village.
She was initially doubtful about the lighting library, not about the benefits because as she said “this is obvious” but more about her role and the set up. Now, everything is clear: every day she’s at school to give and register the 40 students who will have the lantern during 1 month. Then every month a new batch of students will experience the lantern.
The lighting library
Lanterns in charge in the library
The solar panel on the rooftop to charge the lanterns.
Leading the lighting library is not the only task, she’s also a sale representative and her ambition is to sell solar lanterns to get sustainable revenue. This is again about empowerment of woman to help Antima to create an impact with local economy.
As a future teacher helping children is important for her and thanks to this project she can directly act in their wellbeing. She recalls going to the neighbors looking for light in order to study for her exams and she would have loved to have such lanterns during the exams season.
Back to school !
After those interviews we couldn’t wait more to visit the classes. It has been hours in the school without any children interactions so thanks to Shivang for the translation we could visit the classes and discuss in plenary sessions with students.
It was 2 classes of roughly 40 students, they all stood up when we entered the class to say hello – it reminded my College classes when someone came to visit us except this time I was the person visiting – and then they all seated on the floor with notebooks in their hands.
They all have already received the solar lanterns for one month and they were really happy, one by one they stood up to share their experiences:
You know what we say: the truth comes from children’s mouth. All those stories made us again realised how light can change life for those children and their families.
Several children told us their parents changed their minds about school and 5 of them have even bought a lantern.
Finally we ask them who likes going to school? Guess what happened? They all raised their hands in less than a second!
The lighting libraryinaction
4pm time for the delivery of the solar lamps to the 40 children. We assisted to the distribution done by Antima. Kids well aligned waiting to be called to sign the register and to grab one lantern.
In less than 20min it was done and they all went home with the exception of couple of ones who stayed to play the national game in India : cricket!
Night tour in the village
The sunset is coming and therefore we decided to stay longer in the village to visit families who have received the lanterns.
People started to notice that foreigners are in the streets and one guy asked to Antima what we are doing. She explained the project and share the product, within a minute 10 persons were surrounding us, some of them arguing the benefits of the products, some other saying their kids had it from school, … then Shivang stepped in and helped Antima in her sales pitch, it was really a nice moment for us, we couldn’t understand a word of the discussion but the visual was self explaining. At the end the initial guy who questioned Antima convinced one of his friend to buy the lamp! Shivang told us later that we might have influenced a bit because having foreigners visiting the village means the product must be very good quality.
Around 6pm, the village was in the dark, no light at all except in 2 or 3 corners where solar street lights have been installed. So we walked in the dark looking for light points.
On our way we met a group of people who were discussing together using kerosene lamps, I can tell you that we stayed there for about 10min and I started to get nauseous with the smoke coming out of those lanterns. I remembered that kid who told us it’s “dirty”, indeed I couldn’t stay one night with such a lamp next to me and I don’t want to know the healthy impacts.
We then met 2 families where the kids were using the lamps for studying. All the kids from the house and even from the neighborhood were seated around the source of light reading out loud their books.
In some other houses we found the lamp used for cooking. Definitely light brings life in those houses and it was so fruitful to experience it with several families.
This mark really the end of the day, we still have 1h to get back to our guesthouse. This project shows again how small actions can bring hope to so many people. Here we have those children who can go to school, who can bring light at home and being encouraged by their parents, we have those families who understand how education of their children might pull up the whole family, we have those families who discover a reliable way to have light at home, we have Antima who is getting one step closer to her dream to become teacher but also empowered by the community and able to start a sustainable business.
We wish all the best to those persons and a big thank you and thumb up to Shivang with Dharma Life, they’re doing an amazing job!
Nous quittons Bagan pour la ville de Kalaw, à 3h de route en bus. La chaleur au départ est toujours très lourde, heureusement un petit vent frais agréable nous rafraichit en arrivant dans la ville de départ de notre randonnée de 3 jours !
Kalaw est une ville de style colonial, où on sent bien l’ancienne présence anglaise. Notre guide Min Min nous emmène dans une cave aménagée avec une tonne de petits Buddha’s, où les coupures d’électricité se produisent toutes les 2 minutes. Claustrophobes, s’abstenir !
MinMin nous emmène dîner, mais pas question de dîner sans avoir bu avant. Notre ami Birman boit, « only evenings ». Ça nous a un peu surpris car tous les soirs ça nous paraît déjà pas mal, mais apparemment les locaux ont tendance à boire beaucoup et tout au long de la journée. Nous nous retrouvons donc dans un bar étroit, où des hommes sont assis autour du bar. Une seule boisson : le rhum sour. D’après le patron, c’est comme un mojito, mais différent !
Ça joue de la guitare, tout le monde chante. (Les mélodies birmanes sont apparemment copiées des musiques américaines, avec de nouvelles paroles), le moment est très agréable.
Nous dînons à un petit stand de rue une bonne assiette de nouilles aux légumes, où nous faisons la rencontre de Marlène et Édouard, de la région de Nantes, et que nous reverrons plus loin en Birmanie.
Trek – de Kalaw à Uapu / 6h de marche
8h30, nous partons directement de notre guesthouse avec MinMin pour découvrir les montagnes birmanes de la région Shan. Les plantations de thé vert sont partout autour du sentier, et dans les villages, feuilles et branches de curcuma sont en cours de séchage sous un soleil de plomb.
A midi, MinMin nous sert un repas absolument délicieux, qui rentre dans le top 5 depuis notre départ ! Comme au Népal, les hommes jouent au Zeko sous l’auvent de la cabane. C’est une sorte de billard à jetons. Chaque joueur à 8 cartes, et doit tirer les jetons, qui ont le même chiffre que leurs cartes, dans les trous.
La randonnée se poursuit, tantôt sur la route, tantôt sur de petits sentiers, tantôt sur les rails. Ici pas de risque d’être percuté par un train, il est particulièrement lent, on a le temps de le voir arriver. C’est d’ailleurs la route empruntée à pied par tous les villageois.
Les enfants balancent des seaux d’eau aux voyageurs…!
Nous discutons avec MinMin, de l’informatique à l’agriculture, en passant par le bouddhisme. Le temps passe plus vite, il est 16h45 et nous voici arrivés à Uapu, notre village pour la nuit.
Nous dormons chez l’habitant, où la maîtresse de maison (dont je n’ai pas réussi à comprendre le prénom..) passe 2h à nous cuisiner quantités de nourriture délicieuse là encore. Comme dit MinMin, il faut de l’énergie pour marcher !
La « douche au seau » fait beaucoup de bien et même si le confort est très sommaire, il nous convient parfaitement !
Notre chambre
Douche au seau
La cabane au fond du jardin…!
On discute dans la cuisine tout le long, accompagné d’un apéro, et d’une magnifique lumière de fin de journée qui perce les planches de bois.
Il nous raconte sa vie, et celle de sa famille. Bien que né en Birmanie, il se dit Népalais puisque son grand père, Népalais, est resté au Myanmar après avoir combattu comme soldat de l’armée Népalaise pour la Birmanie.
Le moins qu’on puisse dire c’est qu’à à peine 36 ans, il en a vécu, de sacrées épreuves. Sans argent en poche et sans visa, il est parti chercher du travail en Malaisie, où il enchaîne les petits boulots mal payés et craint la police qui le renverra en Birmanie s’il est attrapé. Un jour il rentre avec assez d’argent, rencontre sa femme (d’origine Népalaise également) en Thaïlande, et rentre s’installer à Thazi pour être guide touristique de treks autour de Kalaw. Le tourisme lui apporte suffisamment d’argent pour faire vivre toute sa famille, il est très fier que sa mère et sa femme n’aient pas besoin de travailler, même s’il est « parfois en colère qu’elle ne comprenne pas la vie difficile des travailleurs, et gaspille parfois l’argent ».
Épuisés, nous allons nous coucher pour apprécier une bonne nuit de sommeil. Enfin… jusqu’à 21h30 où une grosse araignée tombe du toit sur le bord du lit.. en pleine lecture, j’ai pu avertir Thomas et déguerpir avant que le monstre ne nous mange, fort heureusement ! Chassée par le propriétaire des lieux, notre sauveur, nous tentons de nous endormir. Chose impossible pour moi, convaincue que la maman de la grosse araignée va finir par venir chercher sa fille … je passe donc la nuit dans un demi-sommeil, sursautant toutes les 30 minutes pour guetter autour de moi.
Demain est la plus longue journée de marche avec 7h, ça promet…
Jour 2: de Uapu à Part Tu, 7h de marche
A 4h30, les moines commencent à chanter, mettant fin à la nuit de tout le monde. Sortis du lit à 6h, tout le village est déjà attelé à la tâche, profitant de températures plus douces de l’aube.
Une nouvelle journée de marche démarre à travers les champs de terre rouge, les rizières à sec, les banians trees (l’arbre du Bouddha) sur des sentiers en plein soleil.
A midi, posés dans une cabane, nous nous accordons 1h30 de sieste régénérante !
Toujours dans la discussion avec notre guide, il nous explique qu’il n’y a pas de réseau électrique reliant les villages, contrairement aux villes. Les habitants utilisent donc des panneaux solaires donnés par les ONG, faisant écho aux projets visités en Inde et au Népal.
Après quelques raccourcis pris pour notre plus grand bonheur, nous arrivons à 17h à Part Tu.
Le village est très joli avec ses maisons de bambous, et les buffles partout.
2 jours avant, nous avions choisi pour le logement de rester au monastère. Après la nuit précédente nous n’étions plus si sûrs de ce choix, et la visite du monastère du village, en bois, avec des ouvertures partout parfaites pour les araignées, finirons de nous convaincre, sous l’œil amusé de MinMin.
C’est donc Uan qui nous accueille chez lui ce soir, dans une grande maison assez similaire à celle de la nuit précédente. Là encore nous partageons un très bon moment dans la cuisine, et dégustons un repas digne de ceux de la veille.
La fatigue l’emporte sur la phobie, à peine 22h que nous dormons tous les deux comme des bébés, oubliant les bestioles.
Jour 3 – Part Tu à Inle Lake – 4h de marche
Ouf, dernier jour de marche dans la chaleur ! Les paysages de la veille se répètent, à ceci près que nous rejoignent désormais tous les groupes de marcheurs.
Après 4h30 de marche et des litres de transpiration (glamour toujours), nous voici enfin à Indein, pont d’embarquement pour le village au nord d’Inle Lake ! Victoire !
Le déjeuner englouti, nous montons sur la pirogue pour 1 h de traversée. Le paysage est absolument magnifique, nous sommes heureux d’être enfin à l’étape tant attendue de la Birmanie ! Un petit stop auprès des pêcheurs, MinMin achète quelques poissons pour la Fête de l’eau, difficile de faire plus frais ! Inle Lake, here we are!
Par où commencer… Bagan est une ancienne cité qui a pour caractéristique d’avoir la plus forte densité de temples boudhistes au monde, dont la plupart sont du 11-12ème siècle. Tout est dans le titre il y a plus de 2800 temples sur 42 km2! Le nom ne vous parle peut-être pas et pourtant c’est LA carte postale de la Birmanie: un levé de soleil avec des montgolfières survolant de somptueux temples.
Pour moi Bagan était dans notre to-do list depuis plusieurs années, je pense quasi depuis 10 ans, je me souviens encore d’une émission TV parlant de l’ouverture de la Birmanie aux touristes avec des vues de Bagan qui m’ont tout de suite donné l’envie de visiter le pays. Contrairement à beaucoup de personnes que nous avons rencontrées, ce n’est pas Pekin Express qui nous a motivé.
Nous sommes restés 3 nuits à Bagan, ce qui nous a vraiment permis d’explorer cette cité en appréciant ses différentes facettes et le moins qu’on puisse dire c’est que ces 4 jours ont été intenses.
Que de chaleur !
La première chose est quelle chaleur!!! On savait que nous n’avions pas choisi la meilleure période pour visiter la Birmanie mais je ne pensais pas souffrir autant de la chaleur, je pense qu’Amsterdam commence à changer mon métabolisme, 40°C dans l’après midi. Petite pensée à Milena et Loïc: Cuba c’était frais à côté! Heureusement notre hôtel avait une piscine, une vraie petite oasis ce qui doit certainement le nom à l’hôtel! Pour la première fois Laura m’entendait la supplier pour aller à la piscine. Un vrai plaisir de 13 à 16h, le must c’est qu’elle était fraîche, enfin j’imagine qu’elle devait être à 30°C mais bon c’était quasi comme rentrer dans une eau de rivière avec la différence de température.
Indiana Jones à la recherche de la pagode perdue !
La première attraction de Bagan est bien évidemment de visiter les pagodes, stupas et autres temples éparpillés dans de grandes plaines arides. Tout le monde veut absolument voir ce spectacle magnifique qui est le lever et coucher de soleil sur tous ces temples.
Beaucoup de choses ont changé ces dernières années suite au tourisme qui s’intensifie, par exemple il est désormais interdit de monter sur les pagodes à la recherche du meilleur point de vue et des bûtes de terres ont fait leur apparition où des centaines de touristes se tassent pour faire LA photo. Au moins le gouvernement fait quelque chose pour préserver ce trésor déjà bien endommagé notamment par plusieurs séismes dans la région.
Étant sur Bagan pendant la saison basse nous n’avons pas vraiment été dérangés par ce tourisme de masse. D’ailleurs la plupart des restaurants étaient vides. Mais histoire de vivre l’aventure jusqu’au bout, nous avons loué un e-scooter (écologie oblige) pour se perdre dans les chemins de sable et trouver le temple où il n’y a personne avec une superbe vue et faire la visite de l’intérieur à la frontale tel Indiana Jones à la recherche d’un trésor. Je vous promets qu’on s’y croyait d’ailleurs on avez toujours la musique du film en tête. C’était vraiment super et notre petit endroit secret restera secret 🙂
Ces aventures n’étaient pas de tout repos car déjà il fallait bien évidemment se lever à 5h tous les matins pour le lever de soleil mais surtout faire un maximum de off road histoire de trouver la perle rare ce qui nous a causé enlisement dans le sable, ou encore la perte de la béquille du scooter qu’il aura fallut réparer avec l’élastique à cheveux de Laura, le tout sous un soleil de plomb où même le vent est chaud.
Balloooooon !
Quoi de mieux qu’un tour en montgolfière pour continuer l’expérience Indiana Jones et surtout bénéficier d’une vue d’ensemble sur ces magnifiques temples. Une première pour moi et je vous spoil tout de suite c’était GÉNIAL, d’ailleurs les gars vous êtes chauds pour acheter une montgolfière avec moi?
Bon l’expérience était vraiment premium: pick up à l’hôtel, petit dej aux chandelles pour le briefing avec notre pilote et l’équipage qui sera 100% français. On a d’ailleurs encore une fois rencontré des gens supers : un couple de ch’timi qui bossent à Décathlon, une fille de Bordeaux qui fait un tour d’Asie pour faire du volontariat et 3 belges en vacances en Birmanie et qu’on retrouvera le soir pour un dîner dans la ville.
Revenons à l’expérience montgolfière, comme je vous disais c’était vraiment exceptionnel. Cette sensation de s’élever et se déplacer sans bruit est troublante durant les premières minutes mais ensuite le kiff absolu! Je ne vous parle pas de la vue, les photos font le taff!
Ce déplacer au gré du vent est un challenge en soit mais notre Pilote Canadien JJ a fait le trajet le plus long mais surtout le plus intéressant car nous avons vraiment survolé le vieux Bagan alors que les autres ballons se sont retrouvés à suivre le lit de la rivière. Bon c’est un peu mon esprit compétiteur qui parle mais j’avoue que j’aurai eu les boules d’être dans une des autres montgolfières. Après un rase motte au dessus de la rivière afin d’attraper les vents pour nous ramener sur la rive, nous voici posés au sol attendant le reste de l’équipage qui nous a rejoint en bateau pour poser le ballon. L’expérience premium continue avec le champagne servi au pied du ballon – on apprend d’ailleurs que c’est une tradition depuis que les frères Montgolfière ont été sauvés d’une attaque de paysans qui n’ayant jamais vu de montgolfières pensaient se faire envahir par des esprits maléfiques. Une bouteille de champagne à la main avec le saut du roi apaisa les paysans.
A écouter pour vous mettre dans l’ambiance !
Après tant d’émotions et de retour sur la terre ferme, on continue la découverte de l’artisanat si riche des Birmans : Fabrication d’ombrelles en papier et bambou puis l’école de laque sur bambou, dont les techniques ancestrales sont vraiment impressionnantes. Les spectacles de marionnettes ont également une grande importance en Birmanie comme ailleurs en Asie, et le show plutôt marrant. Nous passons également par le musée du Tanakha, cette poudre de bois du même nom que tous les Birmans utilisent comme soin pour la peau : Et en effet, ça semble plutôt bien protéger du soleil et des moustiques.
Bagan, un autre rêve devenu réalité!
(Note de Laura : Comme vous le voyez, il a été trop difficile à Bagan de tenir mon engagement du “moins de photo c’est mieux”, la faute à tous ces jolis temples !! Mais bon, un petit écart de temps en temps, ce n’est pas bien grave..!)
Nous voici en train de traverser la campagne birmane. Il fait lourd, aussi bien dehors que dans le mini van que nous avons loué avec un couple Allemand. Nous pensions quitter Mandalay pour Bagan en bateau, mais saison sèche oblige, il n’y a plus d’eau dans le lit de la rivière Irrawaddi.
MANDALAY
Les 2 premiers jours de notre étape birmane ont été un peu mitigés : Mandalay ne nous a pas tellement convaincu avec ses visites touristiques tel que le Palais Royal, alors que l’artisanat y est bien plus intéressant: des batteurs de feuilles d’or aux sculpteurs de Jade, les locaux négocient leurs achats dans les salons de thé d’à côté ou passent commande dans les ateliers.
Il faut préciser qu’à notre arrivée nous avons été surpris par la tenue traditionnelle du pays, le longyi. C’est une sorte de longue jupe, portée par femmes et hommes, et noués au niveau du nombril. Si bien qu’on dirait un peu que tout le monde sort de la douche, serviette encore nouée autour de la taille, et qu’ils sont sortis en oubliant d’enfiler un pantalon…! 😀
Nous faisons une longue balade dans les « faubourgs » de la ville, où tout le monde nous dit bonjour et nous fait de grands sourires. Il ne doit pas y avoir grand monde qui vienne dans ce quartier qui est pourtant celui qui nous a le plus séduit !
La balade se poursuit au monastère du quartier – il y a des monastères à tous les coins de rue presque – où une famille est en pleine séance photo, habillée en tenues traditionnelles. Le père de famille m’explique qu’ils célèbrent le noviciat des enfants. Juste avant les vacances du Nouvel An, les parents peuvent décider d’envoyer leur enfant au monastère afin de devenir moine. Ainsi, la majeure partie des enfants âgés de 8 ans quittent le domicile familial pour 5 jours par semaine pour étudier les préceptes du Bouddha. Chaque personne entrant au monastère a le droit d’arrêter sa formation quand il le veut, mais nous n’arrivons pas tellement à savoir si c’est une honte pour la famille ou si c’est accepté.
En effet, être moine ou nonne pour les femmes, est très contraignant. Pas de possession matérielle, pas d’attachement. Néanmoins nous verrons un peu plus tard qu’il y a beaucoup de moines profitant de la vie au monastère sans en suivre toutes les règles, car certains fument, boivent et possèdent un smartphone. (Ils s’exposent à des sanctions importantes pouvant aller jusqu’à l’exclusion de la communauté.) Chaque matin, les moines traversent leur ville ou village avec un bol dans les mains pour les donations. Les villageois accourent pour leur donner de la nourriture ou de l’argent, qui servira pour les repas et l’entretien du monastère.
Il fait presque nuit quand on arrivons devant une magnifique stupa dorée, où les gens se retrouvent chaque jour pour prier.
Nous finissons la journée dans un très bon restaurant pour nous initier aux spécialités du pays.
LES ALENTOURS DE MANDALAY
Le lendemain, impossible pour moi de me lever à l’heure pour partir visiter les anciennes villes royales. Insolation de la veille ou indigestion ? Le mystère restera complet. A 10h je prend quand même sur moi pour accompagner Thomas dans les visites, convaincue par un taxi tout confort nécessaire pour rejoindre chaque ville éloignée de 30 min à 1heure de route. Je passe chaque minute du trajet à dormir.
La première ville, Sagaing semble très jolie mais nous la traversons juste pour aller au monastère voir les bouddhas alignés. La chaleur écrasante rend la visite difficile, mais cela reste grandiose.
Innwa, le deuxième stop, est un magnifique village rempli de stupas antiques. Un avant-goût de Bagan ! Nous y croisons là encore beaucoup de cortèges célébrant le noviciat des enfants du village.
Nous finissons le tour avec le célèbre pont U-Bein qui est sur toutes les cartes postales, qui est le pont en bois ( teck ) le plus vieux et le plus long du monde. Nous devions y arriver pour le coucher du soleil mais nous y sommes déjà à 15h donc après un coup à boire, nous reprenons la route pour l’hôtel et passer le reste de l’après-midi à se reposer.
Jour 1 : Nayapul à Ulleri – 11,87km / 3h de marche / 2h20 de pauses / dénivelé positif : 2300m, négatif: 1400m.
Nous sommes partis pour un trek de 4 jours au bord de la chaîne des Annapurnas, dans l’Himalaya. Pour les Népalais, Poon Hill (3270m d’altitude) n’est pas une montagne mais une colline. En fait, tout ce qui se trouve en dessous de 5000 m d’altitude est une colline. Donc le Mont Blanc n’est pas une montagne ici ! De quoi avoir l’impression que notre ascension va être facile….
Partis à 10h de Nayapul (1025m d’altitude), nous montons par la route avant d’emprunter un chemin composé de 5000 marches… Nous nous mettons le petit défi d’arriver à la première étape à 15h au lieu de 15h30, histoire éviter l’orage annoncé.
Des ponts suspendus, des centaines de marches et des litres d’eau plus tard ( bu et transpirés..) nous arrivons à destination à Ulleri (1950m) à …15h10 ! Pas trop mal !
La vue est complètement couverte, il fait froid et les gouttes tombent 20 min après. Je me plonge alors dans le livre de Maurice Herzog, leader de la première expédition à avoir franchi une montagne de plus 8000m d’altitude, le 3 juin 1950. Difficile d’imaginer cet exploit : pas de chemin ni de marches à travers la forêt ni dans la neige, pas de maison où dormir, mais des tentes dans les tempêtes… des hommes en milieu hostile, en pleine nature, créant un premier passage. Lire ce livre en étant au même endroit et à la même période (leur voyage commence fin mars) à quelque chose d’incroyable, comme si la scène se passait devant moi. Je n’ai qu’à lever les yeux du livre pour contempler le paysage décrit dans ces pages. Comme deux espaces-temps qui se superposeraient. Bon c’est vrai, à l’exception près que nous nous arrêtons à la partie forêt, et que nous ne franchirons pas la partie « montagne » de roche et de neige éternelle. Cette partie là, on la découvrira uniquement à travers le livre et ça sera déjà très bien !!!
Ulleri
Jour 2 : Ulleri à Ghorepani / 9km / 2h30 de marche / 2h40 de pauses / dénivelé + : 2672m et – : 1840m.
16h00. Nous voilà regroupés autour du poêle à bois. 8 personnes, 3 groupes de trek différents, arrivés dans ce grand gîte de 200 chambres dans le brouillard de Ghorepani. Nous sommes à 2860m d’altitude.
Il fait très froid, le brouillard se transforme en pluie vers midi puis en orage pour finalement déclencher une tempête de grêle comme on en a rarement vu. Les toits de tôle tremblent, le boucan est impressionnant, tout comme les tas de grêles qui s’entassent sur le sol. Les guides Népalais eux-mêmes sont impressionnés, mais personne n’est vraiment surpris, les prévisions météo n’avaient pas menti. Et nous sommes vraiment contents d’avoir pris la décision de partir plus tôt que prévu ce matin….
….
6h30, le réveil sonne. Un petit déjeuner un peu basique, les sacs rangés, et nous voici sur les escaliers d’Ulleri. Objectif du jour, grimper pendant 4h30 à 800m de dénivelé, jusque Ghorepani, là où se trouve notre gîte du soir.
La rando est plus tranquille qu’hier. Notre guide nous raconte des histoires d’anciens treks, autour du camp de base de l’Annapurna et du Dhaulagiri. Tout cela fait écho à mon livre, c’est une immersion totale dans l’expédition de Maurice Hergoz.
Les escaliers se transforment enfin en chemin de terre, la météo est agréable pour monter, c’est un moment parfait.
Sur la route, nous rencontrons celle que nous rêvons d’adopter : Mozza de son nouveau nom, une bufflonne aux oreilles poilues qui se serait vraiment bien faite à notre petit jardin. Malheureusement nous apprenons qu’à la fin de sa vie, elle finira en MoMo (le choc!).
Mais finalement son surnom lui va comme un gant, le diminutif de Mozza n’est autre que Momo …
Entre 2 lianes de la rainforest que nous traversons, des ponts et d’autres fermes. Le paysage est superbe.
2540m. Il est 10h, et nous prenons notre déjeuner de midi puisqu’ensuite il n’y aura pas d’autre village avant le gîte. Les pics des Annapurnas sont toujours cachés dans les nuages, mais pour le moment nous avons une percée du soleil.
Un Daal Bhat délicieux dans le ventre, et nous entamons les 2 dernières heures de marche. Toutes les montagnes sont recouvertes de rhododendrons aux fleurs rouges, qui auront disparues la semaine prochaine. Ce sont des arbres centenaires noueux entourés de fleurs de jasmin sauvage qui embaument le chemin. Les photos ne rendent pas grand chose car la lumière grise écrase tout, mais le spectacle vaut vraiment le coup.
La montée passe vite, il est midi quand nous passons la porte du village de Ghorepani ! (2900m). Il fait plus froid maintenant, nous voici dans le nuage. Encore quelques escaliers pour mener au gîte, que nous n’aurions pas trouvé sans notre guide. Le gîte est là. Juste à temps. 10 minutes après, la pluie commence à tomber..
Apres une bonne sieste, je retrouve donc Thomas avec les 6 autres autour du fameux poêle. Il est 16h30 quand la grêle finit par se calmer. L’électricité va et vient, les nuages bougent vite et nous guettons tous l’horizon, espérant une éclaircie pour apercevoir les montagnes que nous sommes tous venus voir. Parfois un bout de montagne enneigée se montre, sans pour autant dévoiler de sommet. La bonne nouvelle, c’est qu’après un si gros orage, il y a de grandes chances que la vue se dégage pour demain matin ! Dire que l’une des chaînes de montagnes les plus hautes du monde se cache derrière ces nuages…!! Il n’y a plus qu’a croiser les doigts pour que la météo soit clémente.
Jour 3 : Ghorepani – Poon Hill – Bhaisi Kharka: 15,5 km / 4h30 de marche / 5h de pauses / dénivelé + : 1055m et – : 1360m
Ce matin, le réveil fut difficile. Après une nuit froide et peu de sommeil, le réveil sonne à 4h30 pour monter en haut de la colline avant le lever du soleil. Équipés de nos frontales, c’est avec grand peine pour moi que nous montons les marches et 400m de dénivelé qui mènent à Poon Hill tower. Nous y arrivons à 5h30, à 3270m d’altitude tout de même, devinant déjà la silhouette des célèbres montagnes ! Le spectacle s’annonce magnifique. L’orage de la veille a laissé place à un ciel sans nuage avec beaucoup de chance !
Dès les premières lueurs du jour, les pics apparaissent de plus en plus clairement, d’abord dans une lueur bleue puis des rayons dorés illuminant quelques zones, pour finalement refléter les rayons sur la neige d’une lumière blanche vive.
Nous restons là un bon moment, admirant Dhaulagiri la plus haute (8167m!) ainsi que South Annapurna,(7220m) Tuchuke Peak, … et bien d’autres.
Face à un tel paysage, on est émerveillés. Nous voilà face à certains des plus grands sommets de notre planète. On se sent petits, et on peine à imaginer ces alpinistes de l’extrême qui tentent de grimper ces pics enneigés par de nouveaux chemins.
La redescente se fait au soleil, tout comme le début de la journée après un petit dej au gîte où nous avions laissé nos affaires. Mais bientôt, nous remontons un nouveau sommet de « colline », également à 3210m. Un autre point de vue sur les montagnes, et surtout le chemin qui continue sur la crête pendant 1 bonne heure.
Le chemin est vraiment magnifique, traversant la forêt humide, couverte de grêle et de fleurs de rhododendrons !
1000m plus bas, et après un délicieux Spring Roll pour le déjeuner, nous montons pour descendre et ainsi de suite. Le chemin est boueux et glissant, il n’en fallait pas plus à ma cheville pour se tordre dans un craquement pas très agréable. Je me relève malgré tout, nous sommes proches de Tadapani. Mais nous ne pouvons pas nous y arrêter, car notre étape est sensée être Gandruck à 2h30 de là… et un nouvel orage menace.
Nous avançons lentement et avec prudence tant que mon pied reste chaud, jusqu’au mini village de Bhaisi Kharka (2480m) à 1h30 de notre destination. C’est la bonne décision car 10 min après, le déluge de pluie et de grêle recommence. Un groupe passe par là, il se trouve que l’un d’eux, Miguel, est médecin, et m’offre très généreusement un straps pour garder ma cheville immobile, histoire d’avoir une chance de repartir demain.
L’après midi ressemble aux 2 premières, nous regardons les grêlons tomber dans la pièce à manger, là où est le poêle à bois. Ici aussi ça fonctionne à l’ancienne : on prend la douche au seau, dont l’eau est chauffée avant sur le feu, quand à la théière, elle est posée sur le poêle pour la garder au chaud. Les 2 familles qui gèrent les 2 gîtes se retrouvent aussi autour du poêle, et nous voici à écouter des discussions en Népalais. Nous ne sommes pas conviés à la discussion mais qu’importe, écouter les gens parler et rire rend le moment agréable.
En montant nous coucher, je m’aperçois que le ciel est totalement dégagé. Je n’ai jamais vu les étoiles briller autant, c’est impressionnant et magnifique. Une petite session photo et je rejoins Thomas pour nous coucher.
Jour 4 : Bhaisi Kharka – Ghandruk : 6,7km / 1h50 marche / 2h50 de pauses / 538m positif et 1250 m négatif.
La nuit fut glaciale, (environ 6 degrés dans la chambre à 19h, donc bien moins pendant la nuit…) et malgré les deux couettes, nous avons du mal à nous réchauffer. Dès que nous changeons de position, il faut à nouveau réchauffer le côté.
Départ à 7h30 pour la dernière randonnée. Nous sommes censés marcher 6h pour rejoindre Nayapul (1025m), le village de départ. Ma cheville ne s’est pas remise, et nous ne faisons que descendre des marches de roche humides. Notre rythme doit avoisiner les 2km/h…!! Nous voyons toujours un peu les pics enneigés, qui disparaissent à mesure que nous descendons dans les collines vertes.
Après 7km de marche, en nous nous arrêtons donc à Ghandruk (1920m) pour déjeuner puis prendre une jeep pour nous ramener à Nayapul. Impossible pour moi d’aller plus loin en canard boiteuse..
Le trek prend fin, cela aura été une aventure géniale dont nous nous souviendrons longtemps.
L’heure est au repos maintenant, avec une soirée à Pokhara avant un retour à Katmandu pour nous envoler vers la Birmanie, avec une chance immense, la vue sur le toit du monde !!
Nous nous sommes rendus à l’ouest du pays, dans la ville de Pokhara, à 800m en contrebas des montagnes.
La ville est le départ des treks des Annapurnas, et ce n’est donc pas très étonnant de se retrouver dans un quartier ambiance station de ski. Je me rend compte que pour chaque grande ville népalaise, un quartier est dédié aux touristes. Thamel pour Kathmandu, Lakeside pour Pokhara… à l’écart de la vie locale. Ici, vue magnifique sur le lac entouré par les montagnes, la rue est remplie d’hôtels, de restaurants, de boutiques de matériel de trek, de souvenirs. Dommage que l’ensemble ne soit pas plus harmonieux, et que la superbe vue soit pour le tourisme et non pas pour les locaux…
A notre arrivée, il pleut à torrents (littéralement), alors nous décidons de rester tranquille, avec un petit tour du lac. Avec les nuages, le paysage est encore plus joli !
Le lendemain, grande surprise, un grand ciel bleu nous attend, dévoilant enfin quelques sommets des Annapurnas ! On est comme des gamins attendant la neige à Noël, et nous partons en quête d’un point de vue pour en voir plus.
Sarengkot
Un point de vue à 1500m d’altitude au dessus de Pokhara, 3h de rando. Le bus local nous mène au vieux Pokhara (qui est en fait la vraie ville), que nous traversons pour rejoindre la montée au sommet, sous un soleil de plomb.
Après 30 minutes de marche difficile, je lève le pouce en attendant une moto. Le motard va aussi à Sarengkot. Je ne me fais pas prier, je monte derrière lui, et Thomas tentera sa chance avec le prochain scooter. Une chance qui viendra bien plus tard.. mais qu’importe, nous voici presque au sommet, et en ayant gagné 2h30 sur notre journée ! (Et dire qu’on s’est engagés pour un trek de 4 jours…)
Sur le sentier du sommet, et après “tant” d’efforts, nous nous accordons un déjeuner local, dans une mini guesthouse tenue par une famille Népalaise. La petite de 1 an fait ses premiers pas, sa grand mère tente de la faire avancer vers nous, mais c’est peine perdue. A la place elle me lance un « taataaa » auquel je répond par la positive, car oui, je suis Tata pour la 3ème fois depuis 3 semaines !!
Une assiette de riz et 20 minutes de montée plus tard, nous voici enfin face aux montagnes enneigées, simplement sublimes. Nous voyons enfin les pics dont nous avons tant rêvé depuis notre arrivée dans le pays !
La descente sur l’autre versant se fera par une cascade d’escaliers en ardoise dans la forêt, survolée par une horde de parapentes et d’aigles empruntant les mêmes courants d’air chaud.
Arrivés au bord du lac, les petits cafés nous font de l’œil, nous craquons littéralement pour un jus de fruits frais et un muffin, étalés dans des coussins face au lac, entourés d’étrangers défoncés qui fument de l’herbe. C’est le quartier des bars avec vue sur le lac, Happy Hour toute la journée, squattés par les étrangers hippies venus au Népal pour le côté “zen”.
Le soleil s’apprête à se cacher derrière la montagne, et nous assistons à la cérémonie Hindoue du feu Aarti, que nous avions manqué à notre arrivée à Varanasi. La cérémonie, au bord du lac, honore les dieux et – en Inde – le Gange. C’est une cérémonie de purification et de bénédiction baignée d’encens, qui nous replonge dans notre séjour en Inde le temps d’une heure.
Jour 3 Nous prenons un peu plus le temps de vivre ici, et je repars alors en fin de matinée au “café” de la veille pour un cours de Vinyasa Yoga, de ceux qui vous laissent des courbatures. Malin, la veille d’un départ en trek ! (Je crois que Tom a compris ma tentative d’esquive de randonnée…)
La salle de yoga
Le moment se poursuit avec un déjeuner sur place, et on se croit revenus aux Pays-Bas ! Salade verte avec houmous et tomates (ça faisait longtemps !!!) et Néerlandais autour n’y sont pas pour rien… !
Le reste de la journée sera détente et préparation des sacs (à faire le plus léger possible) pour la randonnée. Nous voici prêts à découvrir les Annapurnas de plus près !